25 septembre 2008

Roquette et poivrons marinés

La seule fois de ma vie où j'ai pu cultiver un (tout petit) jardin, c'est de la roquette que nous avions semée ! J'en ai gardé une nostalgie pour cette salade, qui s'ajoute encore à son irrésistible goût d'Italie...

l_gumes

Et ce dimanche, après avoir passé une journée juste en face du stand de Xavier Matthias, le maraîcher des Champs de Pagaille à Chédigny et admiré ses légumes magnifiques et bizarres, je n'ai pu résister au plaisir de rapporter un panier de petites choses rares et délicieuses : des carottes orange, rouges et blanches, un petit concombre blanc à la peau toute fine, des mini-poivrons jaune pâle, un bouquet de mystérieuse salsola, deux jolies Jack be little, de petits navets jaunes d'une variété que je ne connaissais pas (ce ne sont pas des boules d'or), un petit cadeau de radis roses foncés à l'intérieur et très doux... et donc de la roquette toute fraîche et bien poivrée !

roquette

Une petite recette de salade qui vous en inspirera peut-être d'autres. Un air de la Méditerranée même si tous les ingrédients sont de Touraine (à part l'huile d'olive) !


Pour 4 personnes
8 petit poivrons verts
1 gousse d'ail
de l'huile d'olive

2 belles tranches de pain au levain semi-complet
100 g de roquette
1 bûche de chèvre bien sec, type Ste Maure


La veille : les poivrons marinés
Faire griller les poivrons au four. Lorsque la peau est boursouflée, les sortir du four et les éplucher.
Les détailler en lanières fines. Couper l'ail en petites lamelles. Les mélanger et les placer dans un petit bocal. Couvrir d'huile d'olive. Fermer le bocal et le conserver au frais.

Le jour J

Faire griller le pain et couper les tranches en petits croûtons. Mélanger la salade, le pain et le Ste Maure coupé en petits morceaux. Ajouter les poivrons et l'ail marinés et verser leur huile sur la salade.

Posté par blogbio à 15:27 - - Commentaires [17] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,


22 septembre 2008

Semaine Slow Food en Touraine

Pour poursuivre en beauté et saveurs les rencontres du Marché Convergences bio, Slow Food Tours-Val de Loire propose tout un programme de découvertes cette semaine, à Tours et en Indre-et-Loire :

SemaineSlowFoodenTouraine_1

Posté par blogbio à 11:06 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
15 septembre 2008

2eme édition de Convergences bio, à Tours

Vous souvenez-vous du marché Convergences bio, tenu un beau dimanche de septembre sous le Pont Wilson il y a un an ?

Bonne nouvelle. L'initiative de Bernard Charret des Chandelles Gourmandes et d'une équipe de producteurs et d'associations est reconduite cette année, le dimanche 21 septembre 2008.

convergences_bio

De nombreux stands sont déjà annoncés, avec un Marché des Campagnes Tourangelles, une Cuisinerie du Marché, la présence de Vanessa, qui proposera des ateliers autour du goût et les stands de plusieurs associations.

Restaurant :

      Bernard CHARRET Les Chandelles Gourmandes, à Larçay (37)

Producteurs :

      Stéphane ORTEGA Miel « Sauvage » Hydromel, à St Aubin de Médoc (33)
Françoise LAVAUX Bio Eden, à Souvigné (37)
Thierry DESPLAT L’œuf Bio de Touraine, à Manthelan (37)
Temanuata GIRARD La Grange d’Ave, à Luynes (37)
Xavier MATHIAS Les Champs de Pagaille, à Chédigny (37)
Patrick COUTE Les Vergers de la Bretêche, à St Paterne Racan (37)
Emmanuel LEROUX La Ferme des 3 Buissons, à Lunay (37)
Jean Luc DESPLAT Belètre, à Dolus-le-Sec (37)
Maurice DELALANDE La Cave des Roches, à Bourré (37)
Pierre AGEN La Ferme de la Henrière, à Neuvy-le-Roi (37)
Michel GALOPIN La Revellerie, à Charentilly (37)
Stéphanie HUE Les Saveurs du Grand Moulin, à St Genouph (37)
Bruno FRETTE Les Mimosas, à Chigné (41)
Jean François VELIER Le Moulin du Puits, à Loché-sur-Indrois (37)
Claude DEMAY La Ferme d’Antan, à St Branchs (37)
Dominique CORNUET La Brosse, à Perrusson (37)

Viticulteurs regroupés et Caviste bio :

      François BLANCHARD (Lémeré)
Fabien BOISARD, Michel Thibault, Bertrand Galbrun (Bourgueil)
Etienne de BONNAVENTURE (Chinon)
Michel AUGE (Pouillé)
Vincent CAREME (Vouvray)
Laurent CHATENAY (Montlouis-sur-Loire)
Jean-Pierre ROBINOT, C.CHAUSSARD et N.GAUBICHET, Renaud GUETTIER (Coteaux du Loir)
Laurent CERQUEUX « Le Feu à la Cave » (Montbazon)

Associations :

      Les Pêcheurs Professionnels Qualité Loire (Varrades, 44)
Comptoir Slowfood de la Gloriette (Tours)
Groupement des Agriculteurs Bio et Biodynamistes de Touraine (Chambray-lès-Tours)
Sepant (Tours)
WWF
UNESCO
ADDEAR 37
Chemin Faisant
Peuples Solidaires
Frères des Hommes

Commerce bio :

      Pauline SOUPLET, « Biolinet » (Montlouis-sur-Loire)

 

Sans oublier Alain, le libraire spécialisé "Lire au jardin", qui proposera ses ouvrages sur les thèmes des jardins, du paysage et de la cuisine.

Je l'accompagnerai pour présenter mes livres et j'espère que vous viendrez nombreux à notre rencontre.

Posté par blogbio à 16:25 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
13 septembre 2008

Que faire avec des aubergines ?

J'ai réalisé il y a peu que certains de mes proches "n'aiment pas les aubergines". Sans doute parce qu'ils craignent leur amertume. C'est ce qui m'a donné l'idée de cet article in extrémis dans ma série "C'est de saison".

Si vous décidez de donner une nouvelle chance à mon légume préféré, dépêchez-vous, avant que l'automne n'arrive !

aubergines

Amères, les aubergines ?

Je reconnais qu'il m'arrive à moi aussi, de temps en temps, de tomber sur une aubergine amère. Et je suis toujours très déçue. Mais quand même, c'est l'exception qui confirme la règle.

En choisissant de petites aubergines, récoltées assez tôt, à la peau bien lisse et brillante, il y a peu de chance de se tromper. Quand vous la coupez, sa chair est pâle et les graines quasiment invisibles.

Si j'étais une bonne cuisinière, je ferais dégorger les aubergines avec du sel avant de les utiliser. Mais depuis mes premiers souvenirs de sauces de pâtes en étudiante colocataire à Milan, il y a 15 quelques années, toutes mes tentatives d'aubergines dégorgées se sont soldées par des moussakas et autres petits plats immangeablement trop salés !

Conclusion personnelle à laquelle je suis arrivée : mieux vaut bien choisir ses aubergines (ou son maraîcher) et laisser tomber ces histoires de gros sel. Mais si vous avez des astuces, je suis prête à réessayer !

Que faire avec des aubergines ?

Le plus simple et comme souvent le meilleur d'après moi, ce sont les aubergines grillées. Il suffit de les couper en deux, de fendre leur chair en jolis croisillons au couteau pointu. Ensuite, il faut huiler légèrement un grand plat. J'utilise le côté chair des aubergines pour étaler l'huile d'olive dans le plat, ça évite de les arroser encore : elles sont gourmandes et boivent très vite l'huile, ce qui n'est pas toujours recherché.

Puis, hop, au four ! Une demi-heure suffit largement pour de petites aubergines. Leur peau grille légèrement et la chair devient très onctueuse.

Servies avec deux ou trois bonnes petites choses, ça donne une chouette petite assiette végétarienne sympa, équilibrée et très facile à préparer :

aubergine_assiette

Ici, il y a un petit coulis de poivron vert et du khitcheri, un riz basmati aux épices douces et aux lentilles corail. C'est l'occasion tant attendue de vous parler d'un livre exceptionnel, qui m'accompagne depuis un mois.

pomanaIl s'agit de Les plaisirs gourmands - cuisine ayurvédique de Florence Pomana, éditions Minerva, 2008.

Je l'ai lu avec un plaisir intense et beaucoup d'admiration. Un texte sensible, spirituel et généreux. J'ai commencé par les recettes que je "connaissais" déjà (des recettes à l'aubergine justement ou ce khitcheri) pour le plaisir de lire son texte très soigneusement et de m'attacher à chaque détail. Mon objectif en achetant ce livre était d'apprendre à faire des galettes de façon plus "automatique", mais je me suis laissée aller à quelques digressions en passant...

J'ai même cru reconnaître une allusion à ma copine Camille. Camille, tu me diras si c'est bien toi, si c'est bien elle...

Voici d'autres idées pour cuisiner les aubergines à ma façon :

aub_caviarLe caviar d'aubergines, un grand classique de la cuisine libanaise et de la cuisine végétarienne.

J'ai pris l'habitude maintenant de le préparer en mixant directement la chair et la peau. C'est la version flemmarde, qui donne un caviar au goût fumé délicieux.

A servir en entrée, en sandwich ou à l'apéro. Ou en croustillant de feuille de brik.

 

aub_chaussonLes chaussons d'aubergine au tofu et aux olives.

C'est une délicieuse recette empruntée à Valérie Cupillard.

 

 

aub_courgetteClafoutis aux aubergines, courgettes et aux herbes de là-bas, un tendre souvenir d'adieu aux Calanques de Marseille. C'est la minute nostalgie...

Dans les Calanques, nous pique-niquions aussi souvent d'une délicieuse tarte aux aubergines et aux pignons, une recette des Tartes de Sophie de Sophie Dudemaine, recopiée vite fait à la bibliothèque et égarée depuis. Si quelqu'un veut bien me l'envoyer, je lui en serais très reconnaissante.

aub_gratinAvec les mêmes ingrédients à peu près, mais en plus fromager, un gratin au mascarpone et au chèvre.

 

 

 

aub_imamUne recette traditionnelle turque, l'imam bayildi. L'imam s'évanouit, tellement c'est bon. Cette fois, on ne rationne pas l'huile d'olive, ni les tomates bien mûres, les raisins secs et les pignons de pin grillés.

En plus, c'est beau !

C'est drôle, je retrouve sur cette "vieille" recette de mon blog une petite photo avec les deux aubergines de notre panier bio de l'époque, marseillais. C'est quasiment la même photo que celle que j'ai faite ce matin avec les aubergines que j'ai reçues hier des Paniers de contrat, à Tours. Ici aussi, nous connaissons les aubergines provençales (les petites aubergines blanches et mauves). Et moi, je ne progresse pas beaucoup dans mes photos de légumes...

aub_ratatouilleEt pour finir, l'incontournable ratatouille au four.

Celle qui se fait le dos tourné : c'est la minuterie qui travaille...


Et vous, que faites-vous avec des aubergines ?

Posté par blogbio à 15:17 - - Commentaires [32] - Rétroliens [0]
Tags : ,
09 septembre 2008

L'atelier bio

Je crois que je n'aurai plus besoin de nouveau livre de cuisine avant longtemps...

Ça y est, L'atelier bio est arrivé. Avec 500 recettes que j'ai toutes envie d'essayer, je ne risque pas de tomber en panne d'idées pour les menus des mois à venir. Voici le livre que je suis sûre d'utiliser longtemps, les prochaines années.

Comme je n'ai participé que modestement à cette bible, en rédigeant le chapitre sur les ingrédients, je peux m'enthousiasmer sans fausse modestie sur le reste du livre !

atlier_bio

Car ces recettes me conviennent à merveille : organisées par saison, elles mettent en scène les légumes du moment et les ingrédients typiquement bio, dans des recettes végétariennes, créatives et irrésistiblement appétissantes lorsqu'elles sont photographiées par Myriam Gauthier-Moreau.

J'ai déjà largement testé et adopté les recettes de Nolwenn, qui s'est chargée des desserts : j'avais reçu son manuscrit en avant-première, dès le printemps dernier. Depuis, je me prends pour une bonne pâtissière !

Tarte à la rhubarbe à la purée de noisette, gaufres croustillantes à la farine de sarrasin, gâteau au yaourt de brebis et à la farine de petit épeautre font maintenant partie de mon "répertoire", ces recettes que j'ai tellement faites ces derniers mois que je les connais par coeur et improviser des variations personnelles. Il me tarde d'essayer les desserts à la figue et aux pommes...

La grande découverte pour moi, ce sont les recettes salées. Chaque saison a été abordée par un auteur différent. Vous les connaissez peut-être.

ab2

L'atelier bio du printemps est de Fannie Denault, l'auteur québécoise de Mitaine écarlate.

Dès les premiers jours du printemps, j'aimerais goûter à

- la salade de pissenlits et de polenta à la tomme de brebis,
- aux croquants épicés aux carottes et aux noix,
- aux samoussas de graines germées sauce miel et citron,
- à la tarte salée à la rhubarbe et au gingembre...

L'atelier bio de l'été est de l'équipe de l'association What's for dinner : Amandine Geers et Olivier Degorce. Entre autres activités, ils organisent des ateliers de cuisine en Poitou-Charente et à Paris.

Vite, vite, il faut que je profite des légumes de notre panier encore estival pour essayer :
- la soupe désaltérante au fenouil cru,
- la salade de concombre au wakamé,
- les rouleaux d'été vapeur,
- le smoothie pomme concombre menthe,
- et, mmmh, tous les pickles, je veux tous les tester !

ab3
L'atelier bio de l'automne
est de Clea. Allez vous émerveiller sur son blog Clea cuisine, si vous ne le connaissez pas encore.

C'est pour très bientôt, donc, la saison :
- du velouté de courge au lait de coco,
- de la tartine à la chantilly de chèvre, aux figues et au miel (ça m'intrigue carrément),
- du cappuccino de poireaux,
- de la cocotte de légumes racines au seitan,
- du pâté végétal aux champignons (justement je suis en train de tester des recettes sur ce thème)...

L'atelier bio de l'hiver a été écrit à quatre mains, par Nathalie Nagy-Kochmann, que je lisais jusqu'à présent du côté de chez Willow et Nolwenn Bernard, qui est également l'auteur de l'atelier bio des desserts.
J'ai déjà repéré :
- la soupe de brocoli au kasha,
- la salade de topinambours aux figues et aux amandes,
- les verrines d'oignons et de fenouil confits,
- les raviolis à la ricotta et aux châtaignes...

Un petit mot pour finir sur mon chapitre : je présente les ingrédients (céréales, légumineuses, fruits, algues, graines germées, etc.) en expliquant en quoi ces aliments bio diffèrent de leurs homologues non bio.

Sont-ils meilleurs au goût, meilleurs pour la santé ? Comment sont-ils cultivés et transformés ? Et que faut-il savoir pour les utiliser en cuisine (les temps de cuisson, les petites astuces qui changent tout, les recettes de base).

J'espère que ce livre vous plaira autant qu'à moi et je lui souhaite longue vie.


L'atelier bio, ingrédients, recettes et savoir-faire, éditions La Plage, septembre 2008
est diffusé dans les librairies et dans les magasins bio.

Son prix : 32 €

C'est un beau livre de 324 pages - Format 19x26 cm - Reliure souple

Vous pourrez en savoir plus et commander le livre (sans frais de port) sur le site de l'éditeur.

 

Posté par blogbio à 10:55 - - Commentaires [15] - Rétroliens [0]
Tags :


Cours de cuisine et dîner végétarien à Tours à Table

L'Association végétarienne de France investit la belle cuisine de Tours à Table.

Samedi 13 septembre prochain, je vous proposerai un menu à préparer ensemble à partir de 17h30. Vous pouvez aussi nous rejoindre et simplement vous mettre les pieds sous la table à partir de 19h30.

alliance_v_g_tariennetours___table

Un menu de saison et bio :

  • Du grignotage avec des petites tartines de tapenade maison
  • Une soupe de courge aux épices
  • Une assiette composée avec des galettes de flocons de riz et de pois chiches, des aubergines au four et un coulis de poivrons rouges
  • Une soupe de figues à la purée d'amande

Le tout sera accompagné de jus de pommes et suivi d'un thé ou d'un café.

Nous vous demanderons 14 € de participation aux frais de location de la salle et d'achat des ingrédients.

tn_lieuLe lieu : Tours à table
8, rue Georges Sand
37000 Tours



Il reste quelques places, que vous pouvez réserver auprès de l'organisatrice de cette soirée :
Françoise Degenne
contact(arobase)degenne.fr
Tel 02 47 56 79 47

A samedi !



Posté par blogbio à 09:09 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
Tags :
08 septembre 2008

Dimanche 14 septembre à Tours et autour...

Le dimanche 14 septembre va être bien chargé. Il va falloir choisir entre...

fete_de_la_courgeC'est la Fête de la courge à la Ferme du Roucheux, à Montreuil en Touraine. Organisée par les Jardins de contrat, c'est l'occasion de visiter la ferme et de découvrir cette association d'insertion sociale par le maraichage biologique.

Les précédentes éditions étaient très sympas et intéressantes. Cette année à nouveau, ils nous promettent un repas à base de courges, des stands variés d'acteurs de l'économie solidaire, un marché bio, des infos sur l'éco-construction, des conférences, des spectacles et de la musique.

Demandez le programme !
10h00 Ouverture du site au public
11h00 Documentaire Paul dans sa vie suivi d'une table ronde
12h00 Repas de courges biologiques (env. 10 €)
12h15 G. Viel et D. Monforte Duo guitare contrebasse (pure swing)
13h45 "Corazon" Rencontre d'un percussionniste et d'un guitariste
14h30 Terre et humanisme présenté par Cyril Dion
14h45 LX présente Patchwork. Slam, anecdotes, chant et musiques
15h15 Conférence Economies d'énergie avec P. Gachet
15h30 Cie Théâtre de Manse "Confessions potagères"
16h00 Conférence "L'éco-conception" C. Lejarre & F. Dandault
16h15 Théâtre à suivre "la légende de Santa Claus"
16h30 Les Margouilles Déginglette stylee formation
17h30 Barons du bayou (Fanfare Big band)

glorietteEgalement le 14, au parc de la Gloriette, à Tours, ce sera la journée Potager en fête organisée par la Ville de Tours et les associations habituelles :

- à partir de 10h autour du potager : le potager en fête.
Rendez-vous avec les producteurs, conférences, ateliers de cuisine avec tours à Table et de dégustation avec
l’Institut de dégustation, balade littéraire dans le potager, vide jardin et visite sensorielle
du potager animée par trois comédiennes d’Abeille Compagnie. Vente et restauration sur
place. Co-organisé avec XavierMathias et la Société d'horticulture de Touraine ;

- à partir de 11h dans le potager : atelier proposé par les jardiniers de la Gloriette autour
de la réalisation d'unmandala pour tout public (atelier payant et sur réservation) ;

- de 12h à 18h : pique-nique/goûter proposé par le convivium SlowFood Tours-Val de Loire.

peuples_solidairesEnfin, vous pouvez donner un coup de main au Champ de la solidarité. L'association Peuples solidaires cultive un champ de pommes de terre bio à Chambray. Elle compte sur nous pour aider à la récolte et/ou pour acheter les pommes de terre.

RV entre 10h et 18h, face au stade de l'hippodrome.

Posté par blogbio à 18:59 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Manger local : où en est mon frigo ?

Grâce à un commentaire laissé sur mon blog par Nolwenn, j'ai emprunté à la bibliothèque le dernier livre de Barbara Kingsolver : Un jardin dans les Appalaches, éditions Rivages (2008).

jardinSurprise ! Il ne s'agit pas d'un roman, mais du récit d'une année sabbatique prise par sa famille. Avec son mari et ses filles, elle décide de quitter le désert de l'Arizona pour s'installer dans leur ferme de Virginie. Là où l'eau est disponible, pour boire, mais aussi cultiver un jardin et élever des animaux. Leur intention est de devenir <<locavores>> et de raconter au monde leur expérience : ils refusent désormais de s'alimenter de produits qui ont traversé à grand renfort de pétrole le pays ou la planète, pour privilégier tous les aliments disponibles dans leur entourage, auprès des petits producteurs locaux.

Ce livre résonne avec mon expérience personnelle et toutes ses contradictions, et ravive encore si c'est possible, mon désir de trouver un jardin à cultiver pas trop loin du centre ville où nous avons décidé de vivre. Pas question de devenir fermiers, pour nous !

bon_propre_et_justeAvec son humour et sa poésie, ce livre est sans doute plus accessible que l'essai, très intéressant au demeurant, de Carlo Petrini, le fondateur de Slow Food : Bon, propre et juste, éthique de la gastronomie et souveraineté alimentaire, éditions Yves Michel (2006).

Après ces considérations théoriques et littéraires, il est temps de faire le point sur nos habitudes familiales. Depuis que je vous ai ouvert mon frigo, en décembre dernier, qu'avons-nous fait ?

D'abord, beaucoup discuté, dans l'intention velléitaire de formuler une résolution. Nous allions manger <<local>>, mais qu'entendions-nous par là ?

  • Des aliments issus du département, bien sûr. Mais est-ce qu'on ne pourrait pas faire quelques exceptions sur la région (pour varier un peu les fromages et trouver du beurre bio fermier, par exemple) ? Ou même étendre à la France, pour accéder aux agrumes, à l'huile d'olive, aux amandes, aux poivrons rouges, qui nous semblent indispensables à notre santé mentale !
  • Et pour le thé, le café, le chocolat, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on continue à acheter des produits bio du commerce équitable, comme d'habitude, considérant que nous nous achetons ainsi la bonne conscience suffisante ?

En listant tous les produits qui viennent d'ailleurs, je vous liste ceux sur lesquels nous buttons à chaque fois :

  • Le riz et  blé dur, nos deux céréales préférées, qui sont cultivées dans le sud de la France, mais surtout en Italie. Le blé dur sert à la fabrication des pâtes, du boulgour et de la semoule, aliments de base de notre petite famille végétarienne, autant appréciés par les enfants que par les adultes.
  • La sauce tomate, qui les accompagne souvent, et qui vient du même pays de cocagne ! En été, pas de problème, nous préparons la sauce tomate nous même et elle est incomparablement délicieuse. Mais à partir de novembre, un flacon de sauce tomate de temps en temps... Je n'ai pas encore trouvé le courage de me lancer dans la production industrielle de conserves maison. Donc, j'en achète de novembre à juillet (les tomates ne sont pas particulièrement précoces en Touraine).
  • Des produits qui viennent de Turquie et dont nous raffolons : lentilles corail, raisins secs, figues séchées. Notre consommation a plutôt augmenté que baissé cette année pour ces produits : nos enfants grandissent et se servent directement dans le frigo.
  • Et surtout, le sucre ! Je croyais acheter peu de sucre. Il me sert pour faire des gâteaux de temps en temps. Je choisis du sucre de canne complet, bio et équitable, qui vient de l'autre bout du monde. Mais j'ai réalisé que nous consommions des kilos de sucre malgré l'absence de confiserie ou biscuits du commerce à la maison : les confitures ! Elles contiennent du sucre à 50%, et même si on les choisit bio, impossible de choisir la qualité du sucre ou sa provenance. L'étiquette n'y suffit pas. Ma production personnelle de confiture se limite pour l'instant à 3-4 pots par an, alors que les hommes de cette maison en dévorent au moins deux pots par semaine...

    Vive le miel !

Et maintenant, le point en images et en toute honnêteté. La situation n'a pas beaucoup évolué. Mais au moins, nous connaissons les pistes d'amélioration.

frigo

Dans le frigo
, ça va à peu près pour les produits frais :

  • Les légumes et les produits laitiers viennent des fermes bio du département, et c'est à peu près tout ce qu'on trouve dans notre frigo en général.
  • Quant aux condiments : vinaigre de cidre et vinaigre de vin : Touraine, OK. Moutarde fabriquée à 80 km d'ici, hors département, mais je ne sais pas d'où viennent les ingrédients. Les condiments japonais viennent de Danival, c'est toujours mieux que le Japon. Idem pour les câpres, mais des olives noires de je ne sais où.
  • On retrouve aussi les inévitables noisettes (Espagne, c'est mieux que la Californie l'année dernière) et les raisins secs (Turquie). Je liquide le stock, puis mes enfants devront se contenter quelques mois des noisettes glanées autour de chez nous et qu'il faut écaler nous-mêmes et du raisin frais. Ça devrait fonctionner au moins jusqu'en novembre. Quand c'est délicieux, la privation n'est pas trop cruelle... Il y a aussi -oups- une bouteille de sauce tomate entamée ! On est pourtant en pleine saison des tomates ou je rêve ?

Alors, y a-t-il du progrès ? Il n'y a plus de lait végétal importé d'Italie ou des Pays-Bas, puisque dorénavant, je le fabrique moi-même en un coup de cuiller à pot. Plus de tofu non plus, je le prépare quand j'en ai besoin. Ca fait toujours quelques trajets en moins, même si les graines de soja sont importées. Connaissez-vous des producteurs français de soja bio qui vendent aux particuliers ?

Il n'y a plus non plus de noix de cajou, c'est toujours ça. On ne les trouve pas en Turquie, mais en Inde, dans le meilleur des cas. Mais j'ai bien peur qu'elles aient été remplacées par des arachides grillées qui viennent d'Egypte. Mon honnêteté m'oblige à vous le dire, même si elles ne sont pas stockées dans le frigo...

Tous les produits compromettants sont en effet à l'abri des regards, dans le placard... Pourtant plutôt vide après deux mois de vacances ou presque.
placard

Et oui, côté épicerie, c'est là que ça se corse.

J'ai fermement décidé de faire un effort sur les céréales cette année.

Je vais donc quitter mes fournisseurs habituels (Celnat, Markal qui importent presque systématiquement leur matière première), décrocher mon téléphone et acheter aux agriculteurs bio d'ici. Pour les grains entiers, je sais déjà où trouver blé, épeautre, petit-épeautre, seigle, millet. Un choix assez large, avec de nouvelles idées de recettes en perspective.

Je ne sais pas encore comment trouver du sarrasin ou des graines de tournesol décortiqués. Pour les farines, pas de problème, le choix est encore plus grand, et on les trouve même au marché : pas besoin de prendre la voiture !

Ce qui va me manquer, si je m'y tiens : les flocons, que j'utilise beaucoup pour faire les galettes. Et aussi, les semoules et grains concassés. On pourrait dire qu'il suffit de s'acheter une floconneuse et un moulin (ben tiens ! Ces appareils viennent d'Allemagne ou de Corée...). Mais flocons et boulgour sont aussi précuits à l'usine, et c'est ce qui rend leur usage si rapide et facile.

Je n'ai pas tranché pour les produits forcément importés : les purées d'amandes et de noisettes, le tahine, voire le beurre de cacahuètes, qui ont toujours une place privilégiée dans ma cuisine, mais sont loin d'être indispensables, je le concède. En attendant, je me console en me disant que l'usine Jean Hervé n'est pas très loin...

Et l'autre problème épineux : les boissons chaudes.

Pourtant, nous avons de la chance. Il y a (au moins) deux producteurs d'herbes aromatiques dans notre région : Cailleau à Angers et Phytobrenne dans l'Indre. Pour les tisanes pas de problème donc.

Il reste évidemment le thé, le café et les succédanés, dont nous sommes amateurs. Nous en buvons beaucoup moins, mais je ne me suis pas fait encore de religion sur ces questions. Trop difficile pour l'instant. Ça représente de toute façon des volumes à transporter moins important que les céréales, dans notre alimentation.

Quant aux légumineuses, qui sont stockées dans un autre placard, elles viennent presque toutes d'Indre-et-Loire ou de Charente désormais. On trouve par ici haricots secs blancs, rouges, noirs, lentilles brunes ou rouges, flageolets, pois cassés... La production locale de pois chiches a été très faible en 2007. J'espère que la saison 2008 aura été meilleure. J'ai dû me rabattre sur des pois chiches turcs, comme pour les lentilles corail. Mais au moins, mes haricots ne viennent plus de Chine ou du Canada.

Allez, je vous souhaite un bon décryptage d'étiquettes. Et surtout, gardez votre sang-froid : quand on commence à y regarder de près, c'est encore pire que ce qu'on croyait !




Posté par blogbio à 09:35 - Commentaires [21] - Rétroliens [0]
Tags : ,
04 septembre 2008

Gomasio à la nori grillée

Cet été, j'ai vu de mes yeux vu, une nuée d'enfants de 1 à 7 ans se ruer sur le gomasio, pour en saupoudrer tout ce qui atterrissait dans leurs assiettes. Ils savent ce qui est bon !

Le gomasio, c'est un condiment que l'on peut ajouter à à peu près tout, un peu comme le sel (en moins salé) ou comme le ketchup (en plus macrobio). Il est composé de sésame broyé et grillé et d'une petite part de sel. J'en prépare souvent à la maison, parce qu'il est aussi simple de le faire soi-même que de tendre le bras au magasin bio pour en acheter. C'est économique et puis, les graines de sésame fraîchement grillé, mmmh...

Au magasin bio, justement, mon regard s'est posé sur un pot de gomasio aux algues. Un petit coup d'œil indiscret sur la liste des ingrédients, et hop, c'est noté !

Résultat ? Le goût de la nori reste discret. Mais c'est un condiment redoutable, qui sait parfaitement relever vos petits plats. Essayez, mais ne le dites pas à vos enfants ;-)

gomasio


Pour un pot à confiture environ
100 g de graines de sésame complet blond
1 cuiller à café de sel de Guérande
3 cuillers à soupe de nori séchée en paillettes


Broyer les graines de sésame et le sel.
Mélanger avec la nori séchée et passer le tout quelques minutes à la poêle, jusqu'à ce que se dégage une bonne odeur de sésame. Interrompre immédiatement la cuisson en versant le gomasio dans un bocal.

Il peut se conserver dans un bocal hermétique quelques semaines.

Posté par blogbio à 16:15 - - Commentaires [20] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,
02 septembre 2008

Tarte aux mûres et aux noisettes

Un deuxième souvenir de vacances, cette fois-ci normand : avec plein de mûres juteuses et sucrées et, pour une fois, une cuillerée de l'irrésistible crème fraîche fermière du Cotentin ! Une tarte à déguster sous un beau ciel argenté, dans un jardin au coeur du bocage... ou bien partout où l'on trouve des mûres et des noisettes.

tarte_aux_mures


Pour 6 à 8 personnes
200 g de farine bise
un verre de noisettes décortiquées
1 cuillerée à soupe de sucre de canne Rapadura
1 pincée de bicarbonate de soude (ou un demi-sachet de poudre à lever)
de l'huile d'olive et de l'eau

deux œufs
une cuillerée de crème fraîche fermière
une cuillerée à soupe de Rapadura
un demi-verre de lait cru (ou de lait entier)

un grand bol de mûres



La pâte à tarte

Avec un robot ménager, broyer les noisettes en poudre. Attention d'utiliser un appareil puissant et solide. J'ai déjà cassé un petit mixer à ce genre d'expérience ! La poudre obtenue doit être très fine.

Ajouter la farine, le sucre et le bicarbonate. Mélanger. Former un puits pour casser l'œuf. Puis ajouter très progressivement de l'huile d'olive et de l'eau en proportions égales, jusqu'à former une belle boule homogène.

Cette pâte s'étale au doigt dans un moule à tarte fariné.

La garniture
Battre ensemble les œufs, le sucre puis la crème et le lait. La verser sur le fond de tarte.

Garnir des mûres et passer au four chaud 20 à 30 minutes.

 

Allez, au revoir la Normandie...

normandie


Posté par blogbio à 15:38 - - Commentaires [16] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,


  1  2