08 septembre 2008

Manger local : où en est mon frigo ?

Grâce à un commentaire laissé sur mon blog par Nolwenn, j'ai emprunté à la bibliothèque le dernier livre de Barbara Kingsolver : Un jardin dans les Appalaches, éditions Rivages (2008).

jardinSurprise ! Il ne s'agit pas d'un roman, mais du récit d'une année sabbatique prise par sa famille. Avec son mari et ses filles, elle décide de quitter le désert de l'Arizona pour s'installer dans leur ferme de Virginie. Là où l'eau est disponible, pour boire, mais aussi cultiver un jardin et élever des animaux. Leur intention est de devenir <<locavores>> et de raconter au monde leur expérience : ils refusent désormais de s'alimenter de produits qui ont traversé à grand renfort de pétrole le pays ou la planète, pour privilégier tous les aliments disponibles dans leur entourage, auprès des petits producteurs locaux.

Ce livre résonne avec mon expérience personnelle et toutes ses contradictions, et ravive encore si c'est possible, mon désir de trouver un jardin à cultiver pas trop loin du centre ville où nous avons décidé de vivre. Pas question de devenir fermiers, pour nous !

bon_propre_et_justeAvec son humour et sa poésie, ce livre est sans doute plus accessible que l'essai, très intéressant au demeurant, de Carlo Petrini, le fondateur de Slow Food : Bon, propre et juste, éthique de la gastronomie et souveraineté alimentaire, éditions Yves Michel (2006).

Après ces considérations théoriques et littéraires, il est temps de faire le point sur nos habitudes familiales. Depuis que je vous ai ouvert mon frigo, en décembre dernier, qu'avons-nous fait ?

D'abord, beaucoup discuté, dans l'intention velléitaire de formuler une résolution. Nous allions manger <<local>>, mais qu'entendions-nous par là ?

  • Des aliments issus du département, bien sûr. Mais est-ce qu'on ne pourrait pas faire quelques exceptions sur la région (pour varier un peu les fromages et trouver du beurre bio fermier, par exemple) ? Ou même étendre à la France, pour accéder aux agrumes, à l'huile d'olive, aux amandes, aux poivrons rouges, qui nous semblent indispensables à notre santé mentale !
  • Et pour le thé, le café, le chocolat, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on continue à acheter des produits bio du commerce équitable, comme d'habitude, considérant que nous nous achetons ainsi la bonne conscience suffisante ?

En listant tous les produits qui viennent d'ailleurs, je vous liste ceux sur lesquels nous buttons à chaque fois :

  • Le riz et  blé dur, nos deux céréales préférées, qui sont cultivées dans le sud de la France, mais surtout en Italie. Le blé dur sert à la fabrication des pâtes, du boulgour et de la semoule, aliments de base de notre petite famille végétarienne, autant appréciés par les enfants que par les adultes.
  • La sauce tomate, qui les accompagne souvent, et qui vient du même pays de cocagne ! En été, pas de problème, nous préparons la sauce tomate nous même et elle est incomparablement délicieuse. Mais à partir de novembre, un flacon de sauce tomate de temps en temps... Je n'ai pas encore trouvé le courage de me lancer dans la production industrielle de conserves maison. Donc, j'en achète de novembre à juillet (les tomates ne sont pas particulièrement précoces en Touraine).
  • Des produits qui viennent de Turquie et dont nous raffolons : lentilles corail, raisins secs, figues séchées. Notre consommation a plutôt augmenté que baissé cette année pour ces produits : nos enfants grandissent et se servent directement dans le frigo.
  • Et surtout, le sucre ! Je croyais acheter peu de sucre. Il me sert pour faire des gâteaux de temps en temps. Je choisis du sucre de canne complet, bio et équitable, qui vient de l'autre bout du monde. Mais j'ai réalisé que nous consommions des kilos de sucre malgré l'absence de confiserie ou biscuits du commerce à la maison : les confitures ! Elles contiennent du sucre à 50%, et même si on les choisit bio, impossible de choisir la qualité du sucre ou sa provenance. L'étiquette n'y suffit pas. Ma production personnelle de confiture se limite pour l'instant à 3-4 pots par an, alors que les hommes de cette maison en dévorent au moins deux pots par semaine...

    Vive le miel !

Et maintenant, le point en images et en toute honnêteté. La situation n'a pas beaucoup évolué. Mais au moins, nous connaissons les pistes d'amélioration.

frigo

Dans le frigo
, ça va à peu près pour les produits frais :

  • Les légumes et les produits laitiers viennent des fermes bio du département, et c'est à peu près tout ce qu'on trouve dans notre frigo en général.
  • Quant aux condiments : vinaigre de cidre et vinaigre de vin : Touraine, OK. Moutarde fabriquée à 80 km d'ici, hors département, mais je ne sais pas d'où viennent les ingrédients. Les condiments japonais viennent de Danival, c'est toujours mieux que le Japon. Idem pour les câpres, mais des olives noires de je ne sais où.
  • On retrouve aussi les inévitables noisettes (Espagne, c'est mieux que la Californie l'année dernière) et les raisins secs (Turquie). Je liquide le stock, puis mes enfants devront se contenter quelques mois des noisettes glanées autour de chez nous et qu'il faut écaler nous-mêmes et du raisin frais. Ça devrait fonctionner au moins jusqu'en novembre. Quand c'est délicieux, la privation n'est pas trop cruelle... Il y a aussi -oups- une bouteille de sauce tomate entamée ! On est pourtant en pleine saison des tomates ou je rêve ?

Alors, y a-t-il du progrès ? Il n'y a plus de lait végétal importé d'Italie ou des Pays-Bas, puisque dorénavant, je le fabrique moi-même en un coup de cuiller à pot. Plus de tofu non plus, je le prépare quand j'en ai besoin. Ca fait toujours quelques trajets en moins, même si les graines de soja sont importées. Connaissez-vous des producteurs français de soja bio qui vendent aux particuliers ?

Il n'y a plus non plus de noix de cajou, c'est toujours ça. On ne les trouve pas en Turquie, mais en Inde, dans le meilleur des cas. Mais j'ai bien peur qu'elles aient été remplacées par des arachides grillées qui viennent d'Egypte. Mon honnêteté m'oblige à vous le dire, même si elles ne sont pas stockées dans le frigo...

Tous les produits compromettants sont en effet à l'abri des regards, dans le placard... Pourtant plutôt vide après deux mois de vacances ou presque.
placard

Et oui, côté épicerie, c'est là que ça se corse.

J'ai fermement décidé de faire un effort sur les céréales cette année.

Je vais donc quitter mes fournisseurs habituels (Celnat, Markal qui importent presque systématiquement leur matière première), décrocher mon téléphone et acheter aux agriculteurs bio d'ici. Pour les grains entiers, je sais déjà où trouver blé, épeautre, petit-épeautre, seigle, millet. Un choix assez large, avec de nouvelles idées de recettes en perspective.

Je ne sais pas encore comment trouver du sarrasin ou des graines de tournesol décortiqués. Pour les farines, pas de problème, le choix est encore plus grand, et on les trouve même au marché : pas besoin de prendre la voiture !

Ce qui va me manquer, si je m'y tiens : les flocons, que j'utilise beaucoup pour faire les galettes. Et aussi, les semoules et grains concassés. On pourrait dire qu'il suffit de s'acheter une floconneuse et un moulin (ben tiens ! Ces appareils viennent d'Allemagne ou de Corée...). Mais flocons et boulgour sont aussi précuits à l'usine, et c'est ce qui rend leur usage si rapide et facile.

Je n'ai pas tranché pour les produits forcément importés : les purées d'amandes et de noisettes, le tahine, voire le beurre de cacahuètes, qui ont toujours une place privilégiée dans ma cuisine, mais sont loin d'être indispensables, je le concède. En attendant, je me console en me disant que l'usine Jean Hervé n'est pas très loin...

Et l'autre problème épineux : les boissons chaudes.

Pourtant, nous avons de la chance. Il y a (au moins) deux producteurs d'herbes aromatiques dans notre région : Cailleau à Angers et Phytobrenne dans l'Indre. Pour les tisanes pas de problème donc.

Il reste évidemment le thé, le café et les succédanés, dont nous sommes amateurs. Nous en buvons beaucoup moins, mais je ne me suis pas fait encore de religion sur ces questions. Trop difficile pour l'instant. Ça représente de toute façon des volumes à transporter moins important que les céréales, dans notre alimentation.

Quant aux légumineuses, qui sont stockées dans un autre placard, elles viennent presque toutes d'Indre-et-Loire ou de Charente désormais. On trouve par ici haricots secs blancs, rouges, noirs, lentilles brunes ou rouges, flageolets, pois cassés... La production locale de pois chiches a été très faible en 2007. J'espère que la saison 2008 aura été meilleure. J'ai dû me rabattre sur des pois chiches turcs, comme pour les lentilles corail. Mais au moins, mes haricots ne viennent plus de Chine ou du Canada.

Allez, je vous souhaite un bon décryptage d'étiquettes. Et surtout, gardez votre sang-froid : quand on commence à y regarder de près, c'est encore pire que ce qu'on croyait !




Posté par blogbio à 09:35 - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,


Commentaires sur Manger local : où en est mon frigo ?

..............

Du coup j'ouvre aussi mon frigo et mon placard...et j'en reste sans voix.......effectivement, c'est bien pire que ce que je pensais ! GLOUPSSSSSSS

Posté par Laureen, 08 septembre 2008 à 11:33

Je suis d'accord avec toi, c'est parfois un vrai casse-tête..........

Mais bon puisque rien n'est parfait, tachons juste de faire au mieux.
Et les mieux des uns additionnés aux mieux des autres donneront un jour une vraie consommation responsable, bio et éthique.

Il n'y a qu'à voir la progression du bio dans la consommation depuis quelques années.
Faut garder espoir!

Posté par marion, 08 septembre 2008 à 12:30

Contente que tu aies apprécié ma suggestion de lecture !
A la maison, on est encore bien loin sur le chemin de la consommation locale... Bravo à vous !

Posté par belleble, 08 septembre 2008 à 14:49

C'est vrai que c'est une véritable casse-tête ! Il y a des habitudes difficiles à changer et même si je trouve pas mal de producteurs locaux, il faut bien reconnaître que nous utilisons encore trop de produits importés. Et puis je me rends bien compte que mes "bas instincts consommateurs" resurgissent parfois à la biocoop : "Oh, c'est nouveau çà, on essaie ?".

Posté par Mamzelle Gwen, 08 septembre 2008 à 15:05

C'est une expérience passionnante. Merci de nous tenir ainsi au courant !

Posté par Clea, 08 septembre 2008 à 15:06

je suis vraiment déçue de ne plus habiter à Tours, car je ferais mes achats comme vous (ou toi, je ne sais pas tutoyer facilement).
Je m'essaie aux laits végétaux et autres grâce à votre livre. Je vais aussi me lancer dans les graines germées.
Mais j'ai un gros problème : l'homme qui partage le frigo et les placards !!
Il est réticent à tout ce que je lui propose. Comment je fais alors ??
Je fais en douce des desserts au lait de riz, à l'eau (les crèmes chocolat du livre) mais il accroche moyennement.
Sinon, j'ai commencé à changer mes produits de base (riz, farine, pâtes etc) par du bio...il faut que je vois pour le local !!
Plus facile ici en Alsace, je pense que quand on était à Paris, l'année dernière.

Bref, bravo pour cet état de frigo et placards.
Bon courage pour la suite
Aline et ses koalas

Posté par Maman-Koala, 08 septembre 2008 à 16:22

je suis de tout coeur avec toi, je t'admire, le parcours des rayonnages des magasins bio ne doit pas être de tout repos...
juste un commentaire pour la floconneuse :
il y a - je l'espère, j'ai un doute tout à coup !!!- une marque de floconneuse 100% française, c'est Samap. leur site n'est pas très bien fait j'en conviens, mais il semblerait qu'ils proposent toujours une floconneuse, elle est sur l'image mais pas en lien
...le mieux serait de les contacter. elle n'est pas très esthétique mais elle tient bien la route
- http://bio.ouvaton.org/dotclear/index.php?post/2006/09/28/ma-floconneuse - http://www.samap.fr/ où je n'ai plus vu que l'image et un titre alléchant.

Posté par cerise, 08 septembre 2008 à 22:22
Bio, local, équitable: pas facile!

Nous essayons nous aussi de privilégier le local mais c'est vrai que c'est trés difficile. Depuis plusieurs mois, tous nos fruits et légumes sont locaux et achetés directement sur le marché. Nous n'achetons plus de fruits "exotiques" comme kiwi, mangues, pamplemousse, ananas et que trés rarement avocats, oranges (espagnoles en hiver).
Pour le soja, la marque Soy utilise un soja cultivé en grande partie dans le sud-ouest de la France (tous les détails sur http://www.soy.tm.fr). Malheureusement dans notre région, les céréales et les légumineuses ne sont pas cultivés localement
Mais je vais regarder d'encore plus prés les étiquettes et décrypter tout ça.
En tous cas, merci pour ce petit état des lieux trés utile qui remet les pendules un peu à l'heure

Posté par Carinne, 09 septembre 2008 à 09:10
travail de longue haleine

c'est un travail de saint-bernard de savoir bien manger et local... lors de mes dernières courses par ex: j'ai prvilégié les aubergines provençales, les poivrons français aux hollandais, le riz de camargue (pas plus cher que le riz thaÎ)
Je remarque qu'il n'ya pratiquement rien d'Italie (ils doivent tout garder pour eux?) alors que l'Espagne nous envoie des wagons de légumes élevés sous serre (je l'ai vu d'avion en revenant d'Espagne à Pâques dernier)
Tout cela demande beaucoup de rigueur et de travail (recherche, comparaison, vérification, lecrtures des étiquettes ,ouh là là!) mais il n'y a que comme ça qu'on peut changer son comportement alimentaire, et augmenter ses compétences bio!

Posté par ervalena, 09 septembre 2008 à 11:33
Passionnant

Ce billet est passionnant, merci beaucoup. J'ai lu plusieurs critiques de ces 2 livres, mais pas les livres eux-mêmes. Il faudrait vraiment mais ils ne sont pas dans ma bibli locale, alors, déjà, si je les commande par Internet, je ne suis pas très locale...
C'est un vrai casse-tête de consommer local, et je pense que je n'y arrive lamentablement pas, ne serait-ce avec les quantités de farine et céréales que j'utilise pour pain et galettes... Mais ce billet donne un coup de fouet à mon envie de continuer à faire des efforts pour. Merci!

Posté par Flo Makanai, 10 septembre 2008 à 08:03
Livres, farine et soja

Merci pour ces messages.

Flo,
tu dois pouvoir demander à ta bibliothèque d'acquérir au moins Un jardin dans les Appalaches : Il est encore très récent et il me semble que les bibliothécaires aiment bien Barbara Kingsolver (du moins pour ses romans) ! Moi aussi, d'ailleurs.

C'est drôle parce que cet auteur semble, elle aussi avoir négligé la question des céréales, bien qu'ils fassent leur pain eux-mêmes. Ça m'a paru bizarre, parce qu'ici, en Touraine, rien n'est plus simple que d'acheter de la farine bio locale, dans tous les conditionnements possibles. On en trouve au choix dans les magasins bio, sur les marchés, en direct à la ferme...

Quelques fois, il suffit de chercher pour trouver ! Bonne recherche dans ta région en tout cas.

Carinne,
ce que j'aimerais trouver, ce sont des fèves de soja jaune, pour fabriquer mon lait de soja à la maison. Sinon, j'achète effectivement du lait de soja et du tofu bio industriels qui viennent du Sud-ouest de la France.

Posté par Anne de Blogbio, 10 septembre 2008 à 20:10
bravo

trés bonne la recette

Posté par kamel, 16 septembre 2008 à 04:26

ah oui, je vois que tu n'es pas encore sortie de l'auberge, même que tu as fait des enormes efforts deja et que tu pourras m'apprendre encore plein de trucs. Perso, c'est 95%bio, je travaille sur les emballages en ce moemnt, amis il y a tellement de bloccages encore à lever, p.e. pourquoi on ne peut plus acheter du lait en bouteille de verre? Ou, carrément la faire remplir à nouveau? Et si oui, où???

C'est dur à tout changer, et j'y vais petit à petit (aussi car le mari ne comprend pas forcement ces défis que je me (nous) lance)

en tous cas, bravo à toi!!!!


(ah, et rien à voir, mais grace à ton article sur les mites alimentaires, mon Dieu, je n'en ai pas eu cette été, j'ai du acheter un tit frigo pour tout ce que est farine, cereales, noix etc, que, maintenant qu'il ne fait plus chaud, j'ai débranché...c'est gé-n-i-al!!)

Posté par esther, 20 septembre 2008 à 19:25

C'est toujours intéressant de voir les réflexions d'autres personnes, on glane de bonnes idées, on voit qu'on n'est pas les seuls à se poser des questions et que d'autres ne sont pas parfaits pour autant. Ton billet me donne envie de faire de même sur mon blog où j'ai aussi commencé à réfléchir à la question.

Posté par Céline, 24 septembre 2008 à 11:34

Trè intéressante cette démarche vers la suppréssion de tout ce qui est lointain. A mon sens et quand je pense à mon arrière grand-mère que j'ai eu la joie de connaitre et qui m'a enseigné une bonne part de mes conduites domestiques, elle consommait café et chocolat mais la différence avec aujourd'hui c'est qu'autrefois on avait plus de modération dans ses consommations. Alors pourquoi renoncer à tout, on peut limiter les produits importés sans détruire la planète. Il faut aussi encourager le commerce équitable car cela a des répercussions sur le mode de vie des producteurs qui ne sont pas contraints de quitter leurs terre pour d'improbables eldorados...
En famille nous débattons de tous ces choix car par nos professions nous sommes impliqués dans les choix environnementaux(domaine de la santé et législation en environnement)et lorsque nous sommes passés en tout bio progressivement en 2 ans à la suite de tribulations de santé personnelle, mon mari s'est pris au jeu et ce fut une ressource majeure car l'implication est plus forte à 2. Nous faisons même "tache d'huile autour de nous des amis se regardent consommer!!!
La lecture des étiquettes ne doit pas être relachée. Coté produits nous avons un marché de proximité avec les paysans en agriculture bio, ensuite j'ai de la chance de trouver les légumes et fruits sec d'Italie pays proche qui distribue mon magasin de quartier de même pour kiwis et avocats mais c'est vrai que le gingembre devient un produit exceptionnel sur notre table = apprendre à choisir....

Posté par marie-christine, 26 septembre 2008 à 12:46
appel à témoins

Bonjour,
,
Dans le cadre d'un reportage sur les locavores pour l'émission 100% Mag sur M6, nous recherchons un témoin, un vrai adepte du manger local. Si vous êtes intéressé, contactez-moi directement: alexandra_holzhammer@hotmail.com
Un grand merci

Posté par M6, 26 septembre 2008 à 17:32
pas facile en Angleterre

Je lis souvent les articles de ce blog que je trouve tres interessant et inspirant. C'est la premiere fois que je fais un commentaire qui est juste un petit temoignage. Nous habitons en Angleterre depuis quelques annees et ici, je vois assez mal comment on pourrait consommer que local. Je n'ai jamais essaye mais je regarde de plus en plus les etiquettes et j'essaie de limiter les produits importes mais si vraiment on ne consommait que local, ce serait vraiment tres limite. On achete nos fruits et legumes avec des paniers bio, mais meme eux importent une partie des produits proposes, surtout au debut du printemps, sans cela, il n'y aurait rien a proposer. C'est evidemment bien pire avec les fruits. Ils proposent aussi des paniers de viande ( on n'est pas vegetariens mais on limite notre consommation de viande) qui est bien sur locale. On peut enfin trouver des cereales genre flocons d'avoine, qui viennent en general d'Ecosse, ce qui n'est pas tout a fait local mais presque. A cote de cela, on ne pourrait consommer aucun legumes secs, pates, riz, aucun fruit sec, huile, j'en passe... Bref, il n'est pas toujours facile de consommer local, et en France on a de la chance d'avoir un climat propice a beaucoup de culture...
Et puis, c'est vrai que ma famille n'est pas prete a ne manger que des pommes de terre, du choux et des flocons d'avoine ! Mais on a quand meme fait de grands progres, et je cuisine au maximum au pays des repas tout faits !
Bonne continuation et merci pour ces articles

Posté par Sabine, 29 septembre 2008 à 23:31

Je suis encore tres loin sur le chemin de la bio attitude. Et je ne suis pas vegetarienne. Mais je suis tres vigilante sur la provenance des aliments. Mais si je n'achete pas de pommes d'amerique du sud, je trouve normal que mon café provienne de la-bas, que mon the vienne d'inde etc...Nous sommes certes à une époque où les echanges commerciaux se sont exacerbés et on arrive à des aberrations, mais les echanges c'est aussi la vie. Comme dans l'industrie je vise le 20/80. 80% de nourriture locale, 20 % exotique (en privilegiant l'exotique européen a sud africain !!!)

Posté par Myriam, 09 octobre 2008 à 15:16
Passionnant !

Je trouve ton article vraiment intéressant, et il me donne très envie de profiter de mon W.E. pour ouvrir mon frigo et mes placards et regarder d'où viennent vraiment tous les produits qu'ils contiennent !

Je suis sensibilisée à la provenance des produits, mais essentiellement les frais.

Depuis février dernier, je reçois un panier de fruits et légumes bio chaque semaine, de producteurs locaux. Et c'est dingue comme je remarque désormais un peu partout les haricots verts qui viennent du Kenya, les pommes d'Amérique du Sud, les kiwis d'Australie, etc.

De la même manière je fais attention à la provenance des poissons, vivant en bord de mer. Je me suis rendue compte de choses incroyables sur ne serait ce que mon petit supermarché ! Maintenant je n'achète plus qu'au petit pêcheur de ma ville, qui vend chaque jour sa pêche du matin (le poisson encore vivant, ça garanti au moins la fraicheur et le "local")

Bref, ton article me pousse à m'interroger désormais sur... tout le reste !!!

Bises
Olala

Posté par Olala, 11 octobre 2008 à 00:31

Merci de m'avoir fait découvrir ce livre de Barbara Kingsolver. Je me suis régalée en le lisant, ta démarche locavore commence à devenir la mienne même si c'est loin d'être facile et je viens de me replonger dans le 1er bouquin de Kingsolver que j'avais toujours gardé dans ma bibiliothèque depuis 1995 malgré mes nombreux désencombrements de bibliothèque.

Posté par Bouton d'Or, 28 octobre 2008 à 11:12
ça me rappelle quelqu'un...

OOuah! en lisant ce billet à l'instant (oui, j'ADORE ton blog, et je m'y ballade très souvent mais toujours de manière très désordonnée... à mon image!)je me dis que ma môman aurait pu l'écrire!
pour ma part, j'en suis très très loin, et même si j'aimerais réellement arriver à ce stade, j'ai plusieurs problème :
- les fournisseurs de légumes bio en aveyron, je connais, pour le pain, le fromage exclusivement chèvre et brebis et les infus aussi, mais pour tout le reste que je prends en bio, c'est à la biocoop ou au supermarché du coin suivant budget,
-ce qui est d'ailleurs le second problème : le budget! Donc, souvent je vais au moins dégueu et meilleur prix.

mais déjà, j'ai décidé de faire un maximum de choses maison... après on verra!

Posté par emma, 30 mars 2009 à 23:16
Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=55179&pid=10501906

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :