Saisons des fruits et légumes : un aide-mémoire
Un peu plus d'un an que je me suis mise à publier chaque mois la liste des fruits et légumes cultivés dans ma région, la Touraine, dans le Centre de la France. Depuis, cette idée idée fait des petits sur d'autres de blogs de cuisine et je lui souhaite longue vie.
Pour ma part, ça y est : depuis mars, j'ai terminé mon année, et plutôt que de recommencer, je vous propose un petit aide-mémoire, avec une liste pour chaque mois. Prédire, au mois près, quels seront les légumes disponibles est bien sûr trop schématique. Ce tableau est donc à nuancer selon le climat, la météo et le plan de culture votre maraîcher. Et à compléter de tous les légumes ou variétés que je ne connais pas encore.
Contrairement à mes a priori, nous avons déjà, en cette mi-mai pluvieuse, des courgettes dans notre panier par exemple !
Avec tous ses défauts, voici quand même un tableau qui pourra vous servir de base et vous donner des idées pour varier le quotidien. Je précise que j'ai volontairement mis de côté les fruits exotiques ne poussant pas en France. Après les légumes, les fruits, la troisième ligne de chaque tableau vous propose quelques plantes à cueillir dans la nature.
Sur une idée que m'a suggérée Nolwenn, la Belle au blé dormant, vous pouvez l'imprimer et la glisser dans votre panier de courses. Bon marché !
Pour télécharger le calendrier, cliquez sur : calendrier_saison_2.
Linguine à la chapelure et au chou-fleur
Lire le blog de Savoirs et saveurs ce matin a ravivé ma nostalgie des spaghetti à la chapelure de notre copain Luigi... Et puis, j'avais une revanche à prendre sur les pâtes au chou-fleur, parce que j'ai bêtement fait brûlé ma dernière tentative, inspirée pourtant d'une très appétissante recette de Veggie bulle.
Alors, aujourd'hui : linguine à la chapelure et au chou-fleur. Finalement, c'est super facile. Il faut dire que j'ai sauvagement simplifiée les recettes des excellents cuisiniers qui m'inspirent... Et Albin a décrété que tant pis s'il n'y avait pas de tofu pané, il aime bien la chapelure comme ça aussi... C'est bon à savoir.
Pour 4 personnes
un petit chou-fleur
250 g de pâtes (ici des linguine semi-complètes)
de l'huile d'olive
3 gousses d'ail
1/2 cuiller à café de piment fort en poudre
1 verre de chapelure semi-complète
- Détacher les bouquets de chou-fleur et les faire cuire à la vapeur.
- Faire cuire les pâtes dans un grand volume d'eau bouillante salée.
- Pendant ce temps, faire revenir l'ail haché dans trois cuillerées d'huile d'olive. Ajouter le piment fort puis la chapelure. Lorsque la chapelure est dorée, réserver.
- Quand les pâtes sont cuites, les égoutter et les mélanger dans la casserole avec le chou-fleur et la chapelure.
Lire au jardin... des livres de cuisine au Château de Valmer
Si vous avez vu, le mois dernier, l'émission Des racines et des ailes consacrée aux trésors du Val de Loire, alors vous connaissez le Château de Valmer.
Si comme moi, vous n'avez pas la télé mais habitez la région, alors vous avez probablement déjà entendu parler de ce site de la vallée de la Brenne : La propriétaire, Alix de Saint-Venant, y cultive sa passion de la botanique, et plus de 3000 variétés anciennes de légumes, plantes et fleurs.
C'est ici que la librairie Lire au jardin s'installe pour une journée, le dimanche 1er juin 2008, avec des auteurs et leurs livres, consacrés à la nature et au jardin. J'y participerai, invitée pour mon premier livre de cuisine.
Cette journée se niche cette année au cœur des journées nationales « Rendez-vous au jardin », dont le thème est le voyage des plantes.
Ce sera ma première "manifestation" aux côtés de mon livre. Venez m'aider à surmonter mon trac !
Programme du samedi 31 mai
11h00 : visite des jardins par les propriétaires
16h00 : conférence « La migration des plantes » par Alix de Saint Venant
18h00 : vernissage de l’exposition Michel Audiard
Programme du dimanche 1er juin
10h00 : ouverture de la manifestation « Lire au Jardin »
11h00 : visite des jardins par les propriétaires
16h00 : conférence « La migration des plantes » par Alix de Saint Venant
Horaires 2008
Du 1er mai au 30 juin : samedis, dimanches et jours fériés, 10h–12h30 et 14h-19h
Tarifs du château
Normal : 8 €
Réduit : 7€ (étudiants,
chômeurs, familles nombreuses)
Gratuit pour les enfants accompagnés de moins de 16 ans.
Petites crêpes à la farine de seigle
Aujourd'hui, crêpes à la farine de seigle, à ajouter à ma collection, où elles vont rejoindre parmi mes préférées les galettes de sarrasin, les crêpes à la farine de quinoa, ou à la farine de pois chiches...
Pour la couleur, j'ai un peu triché, en ajoutant un soupçon de curcuma.
Comme d'habitude, notre repas de crêpes était servi en kit. A chacun de les accompagner comme il les aime.
Le prix de la meilleure crêpe a été décerné à la crêpe aux côtes de blettes et à la sauce tomate. Malheureusement pas évident à photographier ! A cause de ce satané rouge de la sauce tomate, qui fait tourner court toutes mes tentatives esthétiques. Si quelqu'un sait à des conseils à partager...
Avec quand même une Mention spéciale pour la crêpe à la confiture de framboises !
Pour 4 personnes, et un repas 100% crêpes
150 g de farine de froment bise
150 g de farine de seigle
un pincée de sel
3 oeufs
une cuillerée à soupe d'huile d'olive
de l'eau
Mélanger les ingrédients secs. Creuser un puits. Y casser les oeufs. Ajouter l'huile et un peu d'eau, pour commencer à mélanger. Verser ensuite de l'eau progressivement, jusqu'à obtenir la consistance d'une pâte à crêpe.
A cuire sur une crêpière légèrement huilée et déjà chaude.
Comment obtenir des pousses de cresson ?
Les graines de cresson ont une particularité : elles sont "mucilagineuses". Comme les graines de moutarde, de cressonnette, de roquette, de basilic, ces graines s'entourent d'un mucilage, une sorte de gélatine, lorsqu'elles sont humidifiées. Et si vous tentez de les faire germer dans un bocal classique, vous risquez d'obtenir du mucilage moisi plutôt que des petites pousses aromatiques. Bof...
Autre particularité de ces graines potagères : si on poursuit le processus de germination jusqu'à l'apparition des premières feuilles, on obtient de délicieuses petites pousses piquantes et parfumées. Cela vaut donc la peine de prévoir quelques jours supplémentaires, et de mettre les pousses en bonnes conditions pour qu'elles verdissent et se développent.
Voici quelques façons de faire, très simples, avec ou sans matériel spécialisé. Je les ai testées systématiquement, à la demande de Thierry Blancheton, qui avait lu le dossier cuisine d'Alliance Végétarienne n°91 consacré aux graines germées.
A vous de choisir la méthode qui vous convient le mieux. Bon jardinage !
Sur du coton (ou du terreau)
Il vous faudra seulement une assiette et du coton ! Je choisis du coton bio, vendu au rayon produits de toilette de mon magasin bio.
Le premier jour, on fait tremper une ou deux cuillerées de graines à germer mucilagineuses dans un verre d'eau.
Le lendemain, dédoubler le coton pour obtenir un fin tapis. Il faut ensuite l'humidifier, l'essorer et le poser dans l'assiette.
Egoutter les graines dans une passoire fine et les déposer sur le coton.
On dirait des yeux au milieu d'une petite sphère de gélatine. Moyennement appétissant, mais patience...
Il faut plusieurs jours pour que les graines germent et que les pousses grandissent. Après quelques jours, arroser délicatement le coton, qui doit rester à peine humide. Lorsque les pousses apparaissent, il faut placer le coton en pleine lumière (mais pas au soleil direct), pour qu'elles fassent le plein de chlorophylle.
Après une petite semaine, il n'y a plus qu'à récolter. Avec une paire de ciseaux, c'est un jeu d'enfant :
Rincer abondamment les pousses dans une passoire fine avant de les déguster.
Avec un germoir à plateau
Je vous déconseille le bocal. Mais le germoir à plateau peut fonctionner à une condition : Il faut mélanger les graines mucilagineuses à des graines d'alfafa (luzerne), qui absorbent le mucilage.
Faire tremper une journée une cuillerée à soupe de graines d'alfafa, et une cuillerée à soupe de graines de cresson.
Les rincer soigneusement, et les disposer sur le plateau. Recouvrir d'eau. Quand l'eau s'est écoulée dans le plateau inférieur, le vider. Renouveller ces rinçages trois fois par jour.
Lorsque les pousses apparaissent, placer le germoir en pleine lumière, jusqu'à ce qu'apparaissent les petites feuilles.
La récolte au ciseau permet de ne récupérer que les pousses, et de laisser les racines et la pellicule des graines, qui sont moins jolies.
Cette méthode est irréprochable du point de vue de l'hygiène.
Le goût de l'alfafa étant assez neutre, vous obtiendrez un mélange de pousse qui garde celui, bien franc, du cresson.
Avec un germoir à cresson
On trouve des germoirs spécialisés pour le cresson : Les coupelles à cresson sont constituées d'un ramequin et d'une grille très fine métallique. Je ne les ai jamais essayé. Peut-être les connaissez-vous et pouvez-vous en parler dans les commentaires ?
Quant à moi, j'ai un gadget très mignon et pas du tout indispensable : un "arbre à cresson". C'est un tronc en terre creux. Il faut enrouler le coton humide autour, puis le remplir d'eau, ce qui assure une humidité constante au coton. Les pousses se dressent tout autour comme le feuillage de l'arbre.
Que faire avec les pousses de cresson ?
Elles ont tellement bon goût que vous vous laisserez facilement inspirer.
Voici quelques pistes :
- comme aromate sur une salade verte ;
- en salade de jeunes pousses, délicieuse avec des graines (tournesol, amandes...) et une vinaigrette au miel ;
- sur une tartine de houmous, de "beurre" de tournesol ou de fromage blanc au radis noir, ou dans un sandwich ;
- pour apporter une petite note poivrée dans une salade de fruits... Essayez, avant de froncer le nez !
Beignets de fanes de carottes, à la farine de pois chiches
C'est une idée de ma copine Emmanuelle qui m'a tout de suite plu : des beignets de fanes de carottes. Ça tombait très bien : je suis toujours un peu embarrassée avec mes fanes de carottes : un petit peu dans la soupe, encore un peu dans une sauce verte... Et le reste ?
Alors, au diable la diététique, et vive les beignets ! Comme ce sont des beignets de radine, je les ai préparé dans un centimètre d'huile d'olive bien chaude.
La vérité, c'est que j'ai la phobie des friteuses (ma Maman sait pourquoi). Et puis, je n'oublie pas que cette précieuse huile d'olive a nécessité des centaines d'olives (probablement des milliers), beaucoup d'eau -aucun engrais chimique-, de la terre et du travail, en Espagne ou en Tunisie. Idem pour l'huile d'arachide ou l'huile de palme (avec le problème des chimpanzés en plus). Alors, j'y tiens !
Revenons, à nos fanes... Pour appâter mes enfants, j'ai choisi d'ajouter quelques rondelles de carottes. Et pour me faire plaisir, un oignon frais avec sa queue de printemps. Et j'ai choisi la recette de beignet la plus simple qui soit : de la farine de pois chiches et de l'eau ! Je crois que je vais me spécialiser dans les "recettes-à-deux-ingrédients"...
Pour 4 personnes
300 ml de farine de pois chiches
une cuillerée à café de colombo (ou de curry)
une pincée de sel
de l'eau
une botte de carottes nouvelles, dont j'ai utilisé les fanes et quelques carottes
un oignon nouveau
de l'huile d'olive
La pâte :
Dans un grand bol, mélanger la farine de pois chiches avec les épices et le sel. Ajouter de l'eau progressivement. Bien mélanger, jusqu'à obtenir une pâte un peu plus épaisse que la pâte à crêpe. Elle doit enrober les légumes.
Les légumes :
Les laver, les sécher. Trancher les carottes et l'oignon. Couper les tiges des fanes, pour garder le feuillage découpé.
Mélanger les légumes dans la pâte.
La cuisson :
Faire chauffer dans une casserole un centimètre d'huile d'olive. Quand elle est bien chaude, y plonger les légumes enrobés de pâte. Les retourner à mis cuisson. Les retirer de la friture et les laisser égoutter, avant de les servir encore bien chauds.
La petite sauce tahina allait très bien avec. Et la salade verte s'imposait après un tel festin !
Yaourts et lait végétaux faits maison
Ca y est : Yaourts et laits végétaux fait maison vient de paraître !
Je l'ai reçu il y a quelques jours. Et il commence à arriver dans les librairies, les magasins bio et sur Internet. Pour moi qui ai été libraire et suis passionnée de livres de cuisine, c'est une grande fierté que de le tenir enfin dans les mains. Eh oui : "c'est moi qui l'ai fait". Et en plus, il est beau... Bon, d'accord. Myriam Gauthier-Moreau et le maquettiste y sont pour beaucoup !
Dans ce livre, je vous propose d'apprendre, pas-par-pas, à fabriquer chez vous et avec les moyens du bord, du lait de riz, de soja, d'amande etc. Mais aussi des yaourts végétaux, de la crème épaisse ou liquide, des beurres végétaux, du fromage blanc ou du tofu. Et pour les becs sucrés, il y a : entremets, smoothies et glaces. Toutes ces recettes sont sans lait de vache.
Si vous voulez en savoir plus, vous trouverez le sommaire et des photos sur le site des Editions La Plage.


















