28 février 2008
C'est de saison : FEVRIER
Il était temps que je m'occupe de Février. Heureusement que cette année est bissextile ! Février et Mars sont les deux mois difficiles du point de vue des légumes de saison... C'est peut-être pour ça que j'ai tardé. La liste des fruits et légumes de saison n'apporte pas de nouveauté par rapport à janvier. Elle a même tendance à s'appauvrir un petit peu.
Deux parades pour varier les menus : les légumineuses pour se réchauffer (lentilles, haricots secs, pois chiches, pois cassés, soja, etc.), et les graines germées pour du vert qui croque !
Les fruits
Il est plus difficile de trouver des poires, et à la maison, nous avons fini notre stock de noix et de noisettes glanées à la fin de l'été !
Pomme
Kiwi
Mandarine, clémentine, orange, citron, qui viennent d'Italie, de Corse ou d'ailleurs
Pruneaux et autres fruits séchés : Je viens de découvrir les prunes mi-cuites, et nous nous régalons !
Les légumes
Quant aux légumes, il me semble qu'on trouve déjà moins de choux et de légumes d'hiver (salsifis, topinambour, etc.). Alors réjouissons-nous du retour des choux de Bruxelles ! Et c'est fini ou presque pour la mâche et les endives, relayées heureusement par d'autres salades, qui apportent leur verdure en attendant le printemps.
betterave
brocolis
carotte
céleri-rave
chou cabus vert
chou-rave
choux de Bruxelles
navet
panais
persil tubéreux
poireau
pomme de terre
rutabaga
scarole, batavia...
Où trouver des légumes secs bio cultivés en Indre-et-Loire ou dans la région ?
Allez, je m'autorise une petite parenthèse locale, spécialement destinés aux habitants de ma région.
Vous connaissez les lentilles vertes ou roses du Berry, pas très éloigné ?
On peut aussi acheter des lentilles vertes de la Ferme des 3 buissons, présente sur le marché Velpeau à Tours.
Les Jardins de contrat dotent en ce moment nos paniers de haricots rouges et de lentilles rouges, après les cocos distribués cet automne.
Sur le marché Beaujardin, sur le stand de Françoise Laveau (poulets bio), on trouve les pois chiches de Dominique Liné. On les trouve aussi en principe chez Coop Nature.
Un GIE bio, la Ferme de Chassagne, commercialise des légumes secs de toutes sortes, cultivés en Charente : haricots blancs, flageolets, lentilles, pois cassés, pois chiches, haricots noirs, Borlotti... On les trouve très facilement dans les magasins bio de Tours.
C'est plus local que les pois cassés du Canada, les pois chiches de Turquie et les azukis japonais, délicieux au demeurant ! Et puis, Villefagnan... ça me ramène à des souvenirs de vacances émus ;-)
23 février 2008
D'où vient... notre pain ?
C'était les vacances de février à Tours, et notre boulanger préféré nous a invités, mes enfants et moi, à venir "faire le pain"... et à lui poser toutes nos questions bêtes. Etes-vous prêts pour la visite ?
Ce que je connaissais jusqu'à présent de la Ferme des 3 buissons, c'était le stand du marché Velpeau à Tours : il me fournit un pain délicieux qui se conserve toute la semaine, et contribue beaucoup à ce que nous puissions nous alimenter avec des produits bio, locaux et sans nous ruiner : du pain semi-complet à moins de 4€ le kg, des farines variées (T80, seigle, sarrasin, petit-épeautre), une huile de colza pour laquelle je me damnerais et deux fois moins chère qu'une huile d'olive, des lentilles vertes pour lesquelles j'ai aussi une faiblesse particulière, et qui nous apportent des protéines végétales bien plus économiques que la viande.
Allez, en route pour la ferme, à Lunay. Ce n'est déjà plus vraiment la Touraine, mais plutôt la vallée du Loir, dans le Loir-et-Cher, entre Montoire et Vendôme. Dans le brouillard du matin, la route était longue et belle.
Les derniers virages au milieu des bois nous ont menés dans la cour de la ferme. Les poules se sont cachées, les enfants de la maison étaient encore bien au chaud. Emmanuel Leroux est tout de suite sorti du fournil pour nous accueillir.
Ensuite, avec une disponibilité et une générosité rares, il nous a guidés à travers nos activités de la journée :
Nous avons "fait le pain". Les enfants d'Emmanuel ont l'habitude de voir des groupes d'enfants participer à ces animations, et ils connaissent bien les réponses aux questions de leur père. Mais ils nous ont gentiment laissé observer et réfléchir : de quelle la couleur est la farine ? Et son goût ? Comment est fait ce grain de blé ? Et si tu croques, qu'est-ce tu vois à l'intérieur ? Et le pétrin : peux-tu faire son mouvement avec les bras ?
Albin était enthousiaste, et depuis, il a passé le reste de ses vacances à malaxer de la pâte à modeler en reproduisant scrupuleusement les gestes que nous avons appris. Félix, lui, gardait ses distances. Il a quand même accepté de marquer le F de "son" pain avec des grains de blé pour qu'il reste visible après la cuisson. Inutile de dire comme il était fier de le goûter le soir à la maison. Je n'avais jamais mangé de meilleur pain non plus !
La fabrication du pain
Nous avons suivi Emmanuel au fournil, au fil des rendez-vous de la journée : deuxième pousse, préparation du four à bois, enfournement, défournement, préparation des commandes...
La fabrication de la pâte à pain et le pétrissage, nous ne les avons pas vus, et pour cause : ils avaient commencé à 5 heures du matin !
Pour partager le souvenir de la chaleur du four et des odeurs
de pain mis à lever ou à cuire, quelques photos du fournil...
Voici les pétrins et le parisien, ce grand meuble qui permet de mettre les pâtons à l'abri pour les laisser reposer LONG-TEMPS... Le pain au levain gonfle tout doucement, par fermentation naturelle. C'est un processus beaucoup plus lent que la fabrication de pain à la levure de boulangerie, tel qu'il est fabriqué dans les boulangeries conventionnelles. Il faudra pratiquement toute une journée avant que le pain, pétri au petit matin, sorte du four en fin d'après-midi, pour être vendu le lendemain au marché.
En plus, ce matin-là, il faisait un petit trop frais au fournil, et il a fallu accorder encore quelques heures au pain, en activant le poêle à bois...
Ensuite, il faut préparer le four. C'est le four de la ferme familiale depuis des générations : Un four traditionnel à bois, dans lequel Emmanuel fait brûler du chêne non traité, qui vient d'une scierie voisine spécialisée dans le bois pour la fabrication de tonneaux.
Le feu est allumé directement sur la sole, pour le faire chauffer avant la cuisson.
Ca y est : les pâtons sont bien gonflés : ils dépassent des corbeilles et des moules !
C'est le moment de les enfourner.
Emmanuel finit de préparer son four : il retire toutes les braises et les cendres, et passe un coup de toile mouillée à l'intérieur du four, pour donner un "coup de buée".
Quand il est éclairé, le four est maintenant blanc et propre.
Et c'est parti : les pains sont sortis du parisien et placés au fond du four, les uns après les autres, dans leur moule.
Les pains non moulés sont cuits à même la sole, légèrement saupoudrés de son de blé, pour ne pas attacher.
Avant même la cuisson, les grignes laissent voir une mie bien aérée. Pas de doute : cette fournée sera parfaitement réussie. Ca valait la peine d'attendre.
Une heure plus tard, les pains seront défournés et enveloppés d'un linge le temps de refroidir.
Et la farine, d'où vient-elle ?
Direction les hangars, qui cachent ici un matériel impressionnant, mystérieux et potentiellement bruyant ! Nous avons compris comment le grain est déchargé dans une fosse après la moisson, puis aspiré vers le silo. Si je ne me trompe pas, c'est de là qu'il peut repartir vers une machine qui nettoie le grain en triant le gros grain (celui qui donnera de la farine) du petit grain (qui est donné aux poules).
Pour éviter les invasions de charançons, le silo est vidé en hiver, pour faire baisser la température du grain, avant d'être à nouveau rempli.
Un peu plus loin, le grain est transformé en farine sur une meule de pierre : le grain entier est écrasé, ce qui donne une farine intégrale, qui est ensuite tamisée pour être transformée en farine semi-complète. Le tamis laisse passer la farine, et retient deux moutures de son : du petit son, qui peut être réintégré dans la farine pour la rendre "complète", et du plus gros qui est utilisé comme nourriture pour les animaux.
Cette farine semi-complète sur meule de pierre a une meilleure valeur nutritionnelle que la farine blanche. La farine semi-complète contient en effet une partie de l'enveloppe du grain (protéines, fibres, minéraux) et son germe (lipides). En revanche, elle ne peut se conserver longtemps ; elle risquerait de rancir. Ici, la farine est moulue chaque semaine en vue de la préparation du pain.
La mouture sur cylindres de l'industrie meunière, fait passer les grains entre plusieurs cylindres cannelés, de plus en plus resserrés, ce qui abrase totalement l'enveloppe du grain et sépare le germe. Cette technique est plus rapide, adaptée aux grandes quantités, et donne une farine blanche, qui se conserve longtemps. En revanche, cette farine blanche ne contient que de l'amidon, et est pauvre en goût et en nutriments.
Emmanuel souligne la différence entre ce procédé de fabrication, typique de l'agriculture biologique, et celui habituellement utilisé par les boulangers conventionnels. Pour obtenir une farine semi-complète ou complète, ces derniers utilisent en général de la farine blanche obtenue sur cylindres, à laquelle on rajoute du son de blé conventionnel. Or, c'est justement le son qui contient les résidus de pesticides éventuels. Dans ces conditiosn, pas sûr que le pain complet soit meilleur pour la santé.
Voici, pour finir cette visite, un petit compte-rendu de ce que j'ai retenu des réponses d'Emmanuel à mes questions désordonnées...
Derrière le boulanger, se cache un agriculteur en polyculture
Paysan-boulanger, c'est ainsi qu'on désigne souvent ces agriculteurs qui cultivent eux-mêmes les céréales, les stockent et les transforment en farine, avant de fabriquer leur pain et de le vendre.
Mais les cultures pratiquées sur la ferme sont loin de se limiter au blé. Les 3 personnes qui travaillent à la ferme sont à la fois occupées à la fabrication et à la vente du pain, mais aussi à la culture de légumineuses (lentilles), de crucifères (moutarde, colza), de tournesol, et de prairies, qui fournissent du foin à un petit troupeau de vaches allaitantes (et aux élevages voisins). Viennent parfois s'y ajouter quelques porcs.
Quant aux poules qui courent si vite, elles viennent d'un élevage bio voisin prendre une retraite paisible ici...
Finalement, les céréales, principale culture visible pour le consommateur, n'occupent, en rotation, qu'une part minoritaire des terres de la ferme.
L'agriculture bio, ce n'est pas qu'une question d'engrais et de pesticides...
Habituée à voir l'agriculture biologique définie comme une agriculture "sans engrais ni pesticides de synthèse", j'avais prévu d'orienter mes questions sur les moyens biologiques de fertilisation et de lutte contre les nuisibles.
En fait, cela ne correspond pas à la définition qu'Emmanuel en donne.
Son objectif est de maintenir l'équilibre entre le sol, les animaux, les hommes, les éléments (eau, soleil, vent) présents sur la ferme, considérée comme un "organisme agricole". Son travail consiste donc à élever des plantes en veillant à ce qu'elles trouvent les conditions optimales pour pousser naturellement.
Et ça change tout ! L'agriculture biologique n'est plus une question de lutte contre des nuisibles, mais devient une "approche agronomique" globale, dans laquelle certaines techniques culturales prennent tout leur sens :
- La rotation sur 5 ans des cultures : les cultures ne sont pas envisagées seulement pour leur récolte et leur utilisation marchande (du tournesol et du colza pour l'huile, des céréales pour le pain, etc.) mais pour leur rôle dans la bonne santé des sols.
Ainsi, les prairies (présentes sur chaque parcelle pendant 2 ans et demi sur les 5 que dure la rotation) développent un "racinaire" qui structure le sol et favorise la présence de vers de terre. Les légumineuses apportent de l'azote au sol. Les crucifères nourrissent le sol en azote et en carbone. D'ailleurs, la moutarde n'est pas récoltée mais simplement restituée au sol (par fauchage ou sous l'effet du gel). J'ai un peu eu l'impression que cette délicieuse huile de colza (pour laquelle je me damnerais ; goûtez-là si vous habitez Tours !) n'était qu'un sous-produit de la culture du colza, principalement destinée à entretenir le sol.
- Les engrais verts ou "dérobés" : Vous l'avez compris, le fumier issu de l'élevage de la ferme et les préparations biodynamiques à base de compost ne représentent qu'une partie des mesures de fertilisation. Les cultures de crucifères en hiver mettent le sol en condition pour des semis de printemps (tournesol, lentilles, sarrasin). De même, le blé peut-être semé en même temps qu'une autre plante, qui sert d'engrais vert : celle-ci pousse "à couvert" du blé, puis offre une prairie aux vaches après la moisson.
- Les nuisibles ? Les attaques d'insectes ne semblent pas vraiment préoccuper Emmanuel. Son père déjà, qui avait pris la décision de reconvertir la ferme en agriculture biologique, a planté des haies tout autour des champs, pour attirer une faune sauvage diversifiée. Emmanuel, lui, surveille par exemple la présence des faucons crécelles. Ils signalent que la population de chauve-souris et de petits animaux de toutes sortes est suffisante pour réguler la présence des insectes.
Au contraire de la culture intensive, qui vise des rendements presque deux fois supérieurs aux siens et où chaque aléa est préjudiciable, ici, les plantes semblent moins fragiles à la sécheresse par exemple, et moins attractives pour le puceron du blé, qui préfère les champs riches en engrais...
- Et les mauvaises herbes ? Emmanuel m'a expliqué la technique du "faux semis" : Avant les cultures de printemps (par exemple le sarrasin que l'on peut semer en mai seulement), le sol est mis en condition pour faire germer trois fois les adventices, qui sont ensuite fauchées. Ce procédé affaiblit suffisamment les mauvaises herbes, pour en protéger la culture qui prend place ensuite.
Mais certains aléas climatiques (en particulier l'humidité, comme celle exceptionnelle de l'été dernier) représentent un risque pour une partie des cultures : l'année dernière, la vesce a envahi les champs de blé, rendant la moisson difficile. Et les lentilles n'ont pas pu être récoltées du tout.
Une histoire de l'azote
L'approche biodynamique de l'azote : nourrir le sol pour
rendre disponibles pour les plantes les éléments qui y sont présents.
En comparaison, l'apport d'engrais azoté de synthèse, sous forme solide ou
liquide, directement au pied de la plante, s'apparente à un apport "en
intraveineuse".
Emmanuel m'offre une petite histoire de l'azote, soulignant les liens entre l'histoire de l'agriculture, celle de l'industrie chimique, et celle des explosifs. Voilà qui rejoint justement pour partie ma lecture du moment : Pesticides, révélations un scandale français, de Veillerette et Nicolino.
L'apport d'azote minéral comme engrais a été découvert par des ingénieurs agronomes anglais dès le XVIIIe siècle. Depuis, l'industrialisation de la production d'engrais est largement liée à celle de la chimie militaro-industrielle : C'est la même synthèse chimique d'ammoniac qui permet la fabrication de nitrates pour l'agriculture et pour les explosifs. Ces deux productions sont donc intimement liées sur le plan industriel. Ainsi, ce sont des engrais chimiques que fabricait l'usine AZF qui a explosé à Toulouse, sur le site de l'ancienne Poudrerie Nationale.
Aujourd'hui, avec la fin de l'ère du pétrole et l'explosion du prix de l'azote, Emmanuel prédit la fin de la période historique de l'azote chimique en agriculture, au profit d'une agriculture plus durable.
Semences et variétés : une histoire de famille, d'autonomie, de recherches et... d'aléas climatiques
On trouve ici plusieurs céréales : blé tendre, épeautre, seigle, petit-épeautre, ainsi que du sarrasin. En ce qui concerne le blé, il est cultivé en 7 variétés : des variétés présentes sur la ferme depuis plusieurs générations, des variétés modernes qui appartiennent aux plus courantes en France, et enfin des variétés récentes développées en Allemagne spécialement pour l'agriculture biologique.
Les variétés anciennes de céréales (blé, mais aussi seigle, épeautre, petit-épeautre) apportent saveurs et intérêt nutritionnel au pain. D'un point de vue cultural, ces plantes développent un racinaire plus développé, ce qui les rend plus "dynamiques". Mais leurs grains doivent être décortiqués avant d'être moulus, contrairement au blé tendre qui est "nu".
Je signale, en comparaison, que 3 à 4 variétés de blé couvrent 60 % de l'assolement en blé en France.
Les semences sont entièrement issues de la récolte de l'année précédente, ce qui demande un travail de tri et de stockage pointilleux et permet une plus grande autonomie de la ferme.
Au fil des années, Emmanuel a exploré plusieurs voies, pour trouver un compromis entre diversité cultivée, résistance des variétés, et facilité du tri des semences : séparer strictement les variétés, ou mélanger celles qui parviennent en même temps à matûrité. Les aléas climatiques l'ont conduit cette année vers les solutions les plus pragmatiques.
Une expérience et un patrimoine
Pour conclure, j'aimerais dire comme j'ai été impressionnée de trouver tout ce patrimoine à la fois d'expérience professionnelle et d'équipement, réuni sans doute au fil des années par Emmanuel Leroux, et avant lui, par son père et ses grands-parents. Il n'y a pas que des tracteurs, mais tout un équipement qui assure l'autonomie de la ferme : le silo et les machines d'entrainement et de tri du grain, la meule et le blutoir, la machine qui trie les lentilles, le dynamiseur de préparations biodynamiques, les pétrins, etc. Et il n'y a pas que le savoir-faire traditionnel de la fabrication du pain, mais aussi une recherche permanente sur les techniques de culture, la place de l'élevage, le tout visant une agriculture biologique "productiviste" qui ne déséquilibre pas les équilibres naturels.
Un grand merci à Emmanuel, à Rozenn et à leurs enfants pour leur accueil.
Pour retrouver La ferme des trois Buissons sur les marchés de la région :
Le vendredi à Vendôme
Le samedi à Montoire
Le dimanche à Tours, place Velpeau (en face du Café du marché)
Pour acheter à la ferme :
Tel : 02 54 72 02 17
Le vendredi de 15h à 18h (sur commande)
Le samedi de 15h à 18 h
Pour séjourner au gîte ou organiser une animation avec un groupe d'enfants : voir Bienvenue à la ferme
22 février 2008
Où trouver du bio en Touraine ?
Bio-Centre (association représentant les acteurs de la filière bio dans la Région Centre) et le GABBTO (le Groupement des Agriculteurs biologiques et biodynamiques en Touraine) mettent des cartes à disposition sur leurs sites. Vous pourrez y trouver les adresses des producteurs et distributeurs de la filière bio dans la région Centre ou plus particulièrement en Touraine :
La carte de la région Centre, avec la liste par département des agriculteurs qui vendent à la ferme, des marchés, magasins, paniers, etc. 
La carte des AMAP dans la région Centre, remise à jour, avec un carnet d'adresses et toutes les coordonnées
La carte des points de vente de produits biologiques en Indre et Loire (jolie mais moins pratique, parce qu'on n'y retrouve pas les adresses) :
05 février 2008
Tarte aux pommes avec la peau !
Cette tarte aux pommes avec la peau restera pour toujours celle de mes 18 ans ! Pour cet anniversaire-là, ma soeur m'avait préparé cette tarte, avec une pâte à pizza et des pommes vertes et rouges alternées.
Je m'en souviens bien, parce que c'était très joli et bon. Et surtout parce que nous avions fini bien arrosées, la tarte et moi : mes cheveux se sont consumés un instant au dessus des bougies, et très vite, j'ai reçu deux carafes d'eau dans la figure pour éteindre l'incendie !
La recette d'origine, celle avec la pâte levée et les pommes bicolores, c'est celle de Patrice Dard, qui n'a pas écrit que les Nouvelles aventures de San Antonio mais aussi Cuisine pour tous les jours, Ed. Brimar (qui n'est probablement plus disponible, parce que cette histoire de mes 18 ans, ben, elle date un peu).
Et pour aujourd'hui, je me lance dans la photo de nuit à éclairage électrique : je me l'étais interdit depuis les débuts de mon blog parce que c'est trop moche ! Mais Stephanie et Mav vont peut-être me faire changer d'avis, avec leur nouvelle année de photos, désormais consacrée aux soirs à 3191 miles de distance. J'ai de la nostalgie pour la lumière de leurs photos du matin, mais de l'admiration pour leurs photos "électriques".
Très clairement une piste d'amélioration pour mon blog pour 2008 ;-)
Il faut :
Une pâte feuilletée
quelques pommes dont vous aimez le goût de la peau
deux cuillerées de sucre brun de canne
La recette n'est pas plus compliquée que la liste des ingrédients : Le principe est donc de couper les pommes entières en très fines lamelles en conservant la peau, mais pas les pépins !
Et de saupoudrer le tout d'un peu de sucre avant d'enfourner.
04 février 2008
Mes basiques : pouding au pain
Il est rare qu'il y ait du pain rassis chez nous. J'achète un très gros pain une fois par semaine : le pain au levain se conserve sans problème pendant 7 jours. Et quand il est fini, c'est que le jour du marché est revenu.
Mais c'est jours-ci, je refais des essais de levain... avec plus de succès que l'année dernière, grâce aux conseils d'Anna +.
Et donc, je suis revenue à ma recette de Pouding au pain, à peine modifiée de celle d'un petit livre que vous reconnaitrez certainement sur la photo car il se trouve dans bien des cuisines : La Pâtisserie pour tous, de Ginette Mathiot.
Je me souviens de mes cours sur les "livres pratiques" pendant ma formation de libraire : si ma mémoire est bonne, Ginette Mathiot avait signé avec son éditeur un contrat au forfait : c'était dans les années trente, elle était jeune et inconnue et avait accepté de céder les droits de Je sais cuisiner contre une somme modeste. Mais plusieurs dizaines d'années plus tard, elle était devenue un véritable phénomène de librairie : son livre a été réédité des dizaines de fois et a connu un tirage record pour un livre de cuisine (réédité sous le titre La cuisine pour tous, il aurait atteint les 5 millions d'exemplaires). Pendant ce temps, Ginette Mathiot était enseignante puis inspectrice en arts ménagers... L'éditeur a finalement eu l'élégance de lui restituer des droits d'auteur pour arrondir sa petite retraite. Et elle a reçu la légion d'honneur !
Son livre reste une référence, et aussi un moyen de voir à quel point sur certains sujets, nos façons de cuisiner ont déjà changé !
La recette du "pouding" au pain, elle, est indémodable (sauf peut-être l'orthographe !). Si vous cliquez sur la photo, vous pourrez lire sa recette sur la page de gauche. Voici ma façon de la raconter :
une cuillerée d'huile d'olive
une cuillerée à soupe de sucre complet de canne
500 g de pain sec
une poignée de raisins secs
quelques abricots secs
quelques figues séchées
1/2 litre de lait cru (ou du lait de soja)
80 g de sucre de canne
3 oeufs
- Huiler un plat à four, et répartir un peu de sucre en poudre au fond.
- Couper le pain en petits morceaux. Les disposer dans le plat, et ajouter les raisins secs. Détailler les abricots et les figues séchées en petits morceaux.
- Porter le lait à ébullition.
- Dans un grand bol, battre les oeufs et le sucre. Ajouter le lait un peu refroidi. Verser le mélange sur le pain. Attendre quelques minutes plus mélanger pour que tout le pain s'imbibe avant d'enfourner.
- Faire cuire au four 20 minutes environ à 180°.
Pour le goûter ou le petit déjeuner !
03 février 2008
Que faire avec des navets ?
Pour Edith et pour Fée Coquelicot, quelques idées avec des navets, mais je ne vous promets pas que les enfants vont aimer...
Les navets font partie des crucifères, avec les choux, le radis,le colza, le cresson... D'ailleurs, sa fleur ressemble un peu à celle du colza, pour moi qui ne suis pas grande botaniste ! Quant au rutabaga, il résulte de l'hybridation du navet et du chou. C'est pour cela qu'il ressemble tellement au navet !
On en trouve à peu presque toute l'année, des roses ou violets et des jaunes, appelés boules d'or. Au printemps, on trouve les petits navets nouveaux, dont on peut tout manger : la racine avec sa peau (qu'il suffit de laver ou brosser) et les fanes. D'ailleurs, un maraîcher d'origine portugaise m'a raconté qu'au Portugal, on mange les feuilles du navet, et non les racines !

C'est à peu près tout pour ma science. Et maintenant, voici la façon dont je le préfère : en Petits navets glacés au miel !
Pour 4 personnes
400 g de petites navets
1 cuillerée à soupe d'huile d'olive
sel, poivre
une cuillerée à soupe de miel de châtaigner
- Peler les navets.
- Dans une cocotte à fond épais, les faire revenir dans un petit peu d'huile. Puis ajouter un demi-vert d'eau et couvrir. Laisser cuire à petit feu pendant 10 minutes environ, selon la taille des navets.
- En fin de cuisson, saler, poivrer délicatement, et ajouter une cuillérée à soupe de miel. Laisser dorer quelques instants, en surveillant pour que le caramel n'attache pas.
A servir en légume. Sur la photo, au centre d'une "assiette végétarienne" de tous les jours : polenta, lentilles, sauce tomate et frisée.
D'autres idées avec des navets ?
Bien sûr, si vous n'avez qu'un ou deux navets, glissez-les dans une cocotte de légumes racines braisés, façon gremolata.
Mais si vous êtes régulièrement gâtés par votre jardin ou votre panier, alors pensez à :
Rutabagas sautés
(où l'on peut remplacer les rutabagas par des navets)
Avec des petits navets bien frais, idéalement au printemps :
une salade croquante de betterave et navet crus.
Et avec les fanes de navets : les cuisiner comme des épinards, ou les mélanger à d'autres feuilles pour préparer une sauce verte. Mmm... Mais là aussi, il faudra attendre encore quelques mois. A partir d'avril, peut-être ?
Et vous, comment les faites-vous manger à vos petits becs sucrés ?











