08 décembre 2007
Manger local : et mon frigo ?
La semaine dernière, j'ai assisté au Forum "Le bon produit existe-t-il ?" de l'IEHCA à Tours. En clôture de ce forum, nous avons vu We feed the World, le film documentaire d'Erwin Wagenhofer, qui met très crûment en évidence les aberrations de l'industristrialisation et de la mondialisation de l'agriculture.
Ce film m'a durablement choquée, alors même que je me considèrais comme bien informée et avertie sur les enjeux sociaux et environnementaux de notre alimentation.
Je vous le recommande. Sa vision dispense de bien des discours sur la nécessité de manger bio et local, et de réduire sa consommation de produits animaux.
Du coup, je regarde mon frigo d'un nouvel oeil critique...
C'est tout bio, d'accord. Mais local ? Il faudrait faire subir une révolution à notre alimentation familiale pour ne manger que des produits de la région, ou au moins produits en France,... ou en Europe,... ou de ce côté de la mer...
Etagère du haut ?
<<Californie, c'est fini...>> ! Je cherche désormais une source provençale et bio pour mes amandes. Les noix de cajou crues font partie, avec le thé, le café, le chocolat et les bananes des aliments exotiques que l'on trouve (encore ?) dans ma cuisine. Nous avons fortement réduit leur consommation ces derniers temps. Point d'interrogation.
Etagère du milieu...
Du côté des produits laitiers ? Que ce soit au lait de vache ou au lait de soja, je fais presque tout moi-même désormais, à partir de lait bio d'ici ou de soja du Sud-Ouest. Mais pas le comté adoré de mes enfants !
Il reste le beurre, que nous utilisons des tartines du petit déjeuner. Je n'ai pas trouvé de beurre bio en Touraine. La production de beurre est hautement concentrée par quelques grosses entreprises. Et à moins d'habiter en Normandie ou peut-être en Bretagne, le beurre que nous achetons a dû parcourir une bonne part des neuf mille kilomètres du fameux pot de yaourt aux fraises.
C'est ma dernière barquette de tofu soyeux allemand ! Tant pis si le mien n'a pas tout à fait la même allure...
Etagère du bas ?
Le riz, ma céréale préférée ! Lui non plus, ne sera jamais tourangeau... La Coop de Tours s'est mise au riz de Camargue : je vais en profiter. Pour remplacer le lait de riz Lima, produit en Belgique à partir de riz italien ? Quant aux galettes de riz Bioryza, comme souvent pour les produits travaillés, l'origine du riz n'est pas précisée... Je sais faire le lait de riz, mais pas les galettes.
Finalement, il n'y a que le bac à légumes qui soit <<vraiment local>>.
Les petites douceurs luxueuses de la portière...
Alors là, ça part dans tous les sens, du chutney maison aux petits pots japonais bizarroïdes, genre miso et purée d'umeboshi.
Là non plus, l'étiquetage ne suffit pas : d'où viennent l'huile, la moutarde, etc. de la <<moutarde de Dijon>> de Vigean, notre excellent fournisseur régional d'huiles ? Pas d'autre moyen que de lui poser la question.
Les olives viennent du Maroc en passant par le sud de la France pour faire plus chic ; le pot de câpres au vinaigre est allemand (mais les câpres, ça m'étonnerait !) ; le sirop de safran vient du Quercy en passant par Paris, le vinaigre balsamique de Modène en Italie ; la confiture de poires est de la région nantaise (mais pas le sucre à l'intérieur...).
Toutes ces régions dans ma porte de frigo, c'est à la fois magnifique et effrayant.
J'ai commencé à envoyer des mails à toutes mes marques préférées pour connaître l'origine des ingrédients, mais je vais devenir folle si je commence à me demander par quel circuit les produits sont arrivés à Tours, et d'où viennent les emballages, etc. Ca me ramène à mes lointaines études, et aux premières et très imparfaites tentatives d'éco-bilan (au début des années 90).
Bref, pour me sauver de la folie qui guette, il n'y a pas d'alternative : Me pencher encore et toujours sur les merveilles de ma nouvelle région ! A suivre...
Merci de m'avoir lu dans mes délires exhibitionnistes du jour. Si le déballage de frigo vous plait, allez voir la belle série de Vertsoleil et "Dans mon frigo, il y a..." pour un tour de France indiscret.
Tout à fait passionnant et riche d'enseignements pour mon propos du jour, allez voir aussi les photos du livre "Hungry planet", chroniqué par Le bout du monde.
J'attends vos commentaires avec intérêt pour alimenter cette réflexion qui ne fait que commencer.
Commentaires
penser global consommer local
Salut Anne,
Tu m'épates avec l'analyse de ton frigo...Je ne vais pas aussi loin que toi, mais depuis 4 ans, avec un groupe d'amis, nous avons créé une asso (La Mouansoise de Commerce Equitable) dont le but est de réfléchir sur notre consommation et le moyen de proposer des produits différents: pour les produits du sud, c'est le commerce équitable...même si l'on est bien conscient que le café fait beaucoup trop de km...On a du mal à s'en passer...idem pour le chocolat d'ailleurs...Pour le local, on a pris contact avec des producteurs locaux, et on se fournit auprès d'eux. On a une boutique tenue pour l'instant par des bénévoles...Mais le jeu, l'enjeu, c'est de parler aux gens qui viennent nous voir, d'échanger, de faire passer des idées... Peu de gens en sont aussi loin que toi, peu de gens on vu "We feed the world" mais il faut encourager le plus de monde possible a transformer ses habitudes...Notre association a pas mal de succès et j'espère que tu iras jeter un coup d'oeil sur son site! mouansoise.dynip.com/
j'ai lu cet été le compte-rendu d'une expérience menée par une famille américaine pendant un an : ne rien manger qui ait poussé/ait été transformé à plus de (je ne sais plus la distance, c'était en miles, ça devait faire dans les 500 km) de rayon autour de chez eux...
c'était passionnant, dommage que leur bouquin ne soit pas traduit...
ici, pour les fruits et légumes, on se sert à la ferme (4 km), au marché sur les étals des maraîchers et producteurs de fruits locaux (100 km au max). Mais j'avoue qu'on prend des bananes à chaque passage au supermarché, et des oranges et clémentines d'Espagne (mais on vit à Toulouse, l'Espagne c'est donc plus local que la Corse !).
et si le riz est toujours bio et camarguais, nous mangeons beaucoup de Quinoa...
Pas de fromage pour nous (allergie au lait), mais si je le voulais je pourrais trouver toute sorte de fromage dans ma région : Roquefort, tome de vache et de brebis, fromages de chèvre...
Le vin abonde aussi, et j'achète de la viande (poulets, canards) chez une éleveuse "nature et progrès" du coin. Il y a aussi des colis d'agneau bio une fois par mois à la ferme.
Nous ne consommons du poisson et des fruits de mer que lors des vacances en Loire atlantique et Pyrénées orientales (et on en fait une bonne cure en général).
nous consommons très peu de produits transformés (allergies obligent), donc on peut facilement savoir d'où vient ce qu'on mange).
restent les fruits secs (dattes, amandes, noisettes, raisins secs...) dont il faudrait que je cherche une source locale; ainsi que le maïs (mon fils sans gluten en mange beaucoup), la farine de riz (je ne vais pas m'acheter un moulin !). pour les autres farines (chataigne, sarrasin) on trouve des produits français.
et tout ça m'amène aussi à regarder d'où viennent les objets que j'achète : jouets, vêtements, high-tech, décoration...
dur dur, la prise de conscience !
et si plus personne n'achète nos bananes antillaises(France de trop loin )ni de cacao d'Afrique ,ni de riz violet ( et équitable) de Thaïlande....C'est tout un pan fragile de l'économie mondiale qui s'effondre. Par contre cesser d'acheter des yaourths faits de lait hollandais, fermenté en Grèce et conditionné dans des pots espagnols me semble très urgent
Eh oui, dur dur l'examen de frigo
Pour moi aussi, c'est l'examen permanent; je me suis rendue compte que j'élimine des tas de produits de mon alimentation de ce fait;(je mange peu d'aubergines, de poivrons,en dehors de mes paniers bio locaux, et je n'en reçois pas beaucoup...)Je me renseigne pour savoir si certains aliments ne viennent pas par bateau (le riz,les bananes, ou certains ananas) ce qui est quand même moins dommageable pour l'effet de serre...Je pense qu'il faut aussi essayer de transformer le max de produits soi-même... sans oublier que le commerce lointain a toujours existé, depuis l'aube des marchands, qui ramenaient des épices de contrées lointaines. Ce qui est important, aussi, c'est de considérer l'ensemble de la chaîne, de condamner le suremballage, la production industrielle de produits de "confort"- genre les poches de riz en sauce mico-ondables!-
Une conscience quotidienne, un rapport citoyen à son alimentation, une attitude de "co-producteur" vis-à-vis de ceux qui nous procurent nos aliments, voilà aussi le crédo de "SlowFood", ce à quoi ton attitude, Anne, correspond parfaitement!
bonsoir
je suis en admiration devant une telle recherche mais comme Mamapasta je me pose des questions sur l'équilibre économique dans le monde. Il y a quelques années on nous suppliait d'acheter franço-français pour relancer l'économie de notre pays, est-ce que ça amélioré cette dernière ? Par contre je suis totalement pour le commerce équitable.
Je partage tes préoccupations complètement... mais je trouve la pratique difficile. Habitant à Paris, déjà... le moindre produit vient forcément d'assez loin. Pour les fruits et légumes, j'essaie de me limiter à la France, à la Belgique (plus proche de Paris que la Provence), l'Espagne, l'Italie, en attendant que se monte l'AMAP de mon quartier - mais nous n'arrivons pas à trouver un maraîcher ! Et ça me désole de voir que dans les supérettes près de chez moi, les kiwis viennent de Nouvelle-Zélande alors que les arbres croulaient près d'Agen cet été...
Pour le reste... A moins de faire une croix sur tous les produits manufacturés, le fromage, la viande, le poisson (et encore nous n'en sommes qu'à l'alimentaire : que dire de l'électro-ménager ? De nos vêtements ?), difficile de ne plus consommer que local. Ce serait un changement de mode de vie très radical. Pour l'instant, je procède donc par petites touches, en regardant bien les étiquettes. Je suis sensible aussi à la question des emballages, et je privilégie côté cosmétiques les produits qui sont dépourvus de cartons superflus, et avec les quantités les plus grandes (gel douche Florame en bidons d'un litre par exemple).
Merci de ton billet !
Local
J'ai moi aussi eu un choc en allant voir "We feed the world" il y a quelques mois. Et je reconnais que depuis plusieurs mois ou années maintenant, je fais attention à la provenance des produits que je consomme. En alimentaire, c'est souvent plus facile que dans d'autres produits : difficile aujourd'hui de savoir ou sont fabriqués nos vêtements ou nos chaussures, l'électro-ménager .... Mais ce film pose aussi le problème de la façon de fabriquer, quand tu vois l'élevage du poulet de batterie, il y a peu chez arthus-bertrand, l'élevage du porc, pour les non-végératiens comme moi, l'achat chez certains fournisseurs et non pas en grande surface me paraît une nécessité absolue et qu'on me dise pas qu'il faut bien manger comme dans certains blogs, ça maintenant je ne peux plus le concevoir, vaut mieux manger des légumes ou légumineuses plutôt que de participer à ces élevages intensifs qui polluent en achetant ces produits en grande surface.
Je suis complètement d'accord avec ta démarche : regarder d'où vient ce qu'on consomme et j'essaie depuis déjà 6 mois de consommer au maximum local déjà pour l'alimentation..., tout comme Céline Marie, je le fais au fur et à mesure... je supprime certaines choses de mes habitudes alimentaires... (comme le jus d'orange du matin...!)
je reprend les propos de bouton d'or concernant le documentaire de Artus Bertrand... (que j'ai raté...!) c'est super un reportage comme cela à grande heure d'écoute ...
j'ai deux collègues qui ont été choqué de voir ce reportage.. sur les poulets notamment...! et qui m'ont dit que je faisais bien dêtre végétarienne...! ;-) (bon un peu hors sujet..!) ;-)
que faire ? supprimer le thé ? Même équitable ? Et si on se dit que de toute façon il y aura toujours des avions pour voler, autant que les soutes nous rapportent de quoi faire gagner leur vie à des paysans lointains...... Dur dur de tout acheter local, sans même vouloir parler du prix ! déjà acheter français quand le produit est cultivé chez nous, local quand c'est possible et aller faire ses courses le plus possible à pied ou à vélo, c'est pas mal. En allant au bout de choses, il faudrait aussi débrancher son frigo, l'hiver en tout cas !
Comment s'y prendre?
Bonjour,
tout d'abord félicitation à Anne pour ce blog et pour sa capacité de proposer des thèmes toujours intéressants, comme ce dernier.
Je vis à Paris et je me trouve dans les mêmes conditions (avec la même démarche) de Celine-Marine et en attendant la constitution d'une AMAP proche de chez moi, j'expérimente le Campanier. Pour rejoindre l'observation de Mamapasta, je veux vous citer ce qu'ils ont écrit dans le dernier édito: « on nous reproche souvent de faire venir certains produits de loin mais en travaillant avec les producteurs des pays du sud (Brésil, Argentine, République Dominicaine), le campanier vise deux objectifs principaux: créer et favoriser les conditions permettant aux agriculteurs des pays pauvres de développer eux-mêmes une activité économique rentable et pérenne en leur donnant un accès juste, direct et sans circuits intermédiaires spéculatifs aux marchés consommateurs des pays riches. Le commerce équitable se veux être un levier de développement économique et une alternative aux actions d'aide et de charité humanitaires pour les personnes défavorisées mais capables de travailler. A titre d'exemple, Organicos qui cultive les bananes de la semaine dernière, reverse une part de ses bénéfices courants à la communauté et particulièrement à l'éducation des enfants dans les zones où la compagnie est active ».
Et alors, pour ne consommer que du « local » il faudrait laisser tomber tous les acteurs du commerce équitable en générale (en outre du campanier) car il est basé sur l'importation des produits des pays étrangers défavorisés.
Serait-il correct? Franchement j'en suis pas sure.... je suis d'accord avec une consommation le plus possible locale mais je suis aussi d'accord que c'est à nous - personnes vivants dans des pays riches - d'aider les pays pauvres, par exemple en achetant leur produits à travers le commerce équitable.
Donc... comment s'y prendre?
Bannir les produits industriels, on est tous d'accord, mais ne serait-il un bon équilibre d'acheter le plus possibles de produits locaux et que des produits étrangers issues du commerce équitable? ..Je me questionne..
The Future of food
Dans la même lignée que "We feed the world", j'avais vu le film "Future of food" qui j'imagine est aussi percutant (je n'ai pas encore vu le premier).
Manger local...et manger sain. Si dans certaines régions de France c'est assez facile, dans un endroit comme l'île de La Réunion, contrairement à ca que l'on pourrait croire !!!! Ca l'est beaucoup moins :(
Eh oui tout ces beaux marchés pleins de couleurs, cachent derrière leurs alléchants étals des fruits et légumes dopés aux engrais et aux pesticides. Quelques années auparavant une tentative "Réunion île bio" a avorté. Pauvres de nous. Mon grand souhait est de trouver un terrain afin d'avoir une ferme bio pour ma petite famille et pour sensibiliser la population réunionnaise sur (entre autres sujets) l'importance de manger local et SAIN (et de produire local et sain). A noter la belle initiative d'amis québécois http://mangerlocal.info/pages/
bises à tous de la réunion :p
toutes ses remarques sont vraiment tres interessantes; personnellement, je n'ai pas cette conscience ( pas encore) de la provenance ; j'achete tous mes cereales et legumineux en bio ( mais en sachet ) mais je ne sais meme pas d'ou ils viennent; je pourrais aller dans une cooperative un peu plus loin , en velo aller prendre deja des cereales au kg ; Les legumes chez moi sont à moitié bio ( magasin ) selon qu'ils ont l'air frais ou pas et sinon, au marche non bio mais primeur ; ils proviennent pour la plupart de picardie, et de provence; s'il ya avait sur le marché un producteur bio , un vrai qui ne refile pas des produits pas frais, j'irais sans hesitation. Actuellement, je prefere mmon bon primeur a un mauvais bio!
sinon, peut etre que si j'arrivais deja a convaincre mon entourage de l'utilité et l'urgence pour eux et pour nous d'arreter d'acheter n'importe quoi , ca serait deja un grand pas ?
lOrsque l'on me demande pourquoi je suis vegetarienne, et que dans mes raisons qui devraient les convaincre de la necessité de tendre vers cette alimentation, je place le probleme de la pollution et /ou de l'elevage intensif , je me retrouve confrontée à un mur de mauvaise foi; certains me disent oui , c 'est vrai mais ce q'uil faut c'est consommer moins; le soir, la meme personne est au restau avce moi et commandera un pavé de boeuf en plat et un oeuf mayo en entrée ?
Autre chose: la cantine parisienne est sacrement aberrante; alors qu'ils ont pour mission d'eduquer parents et enfants sur l'alimentaire , qu'ils financent les sociétés de restauration, voici ce que l'on pouvait lire cette semaine
entree: maquereaux sauce moutarde
plat: oeuf soit une deuxieme part de proteines animales
sinon, en legumes, c'etait petit pois, poivron, haricots verts etc .. comme vous pouvez le remarquer uniquement des legumes de saisons !!!!????
et je ne vous parle pas de l'intitulé du vendredi : "fil'form meuniere " : qu'est ce donc ? le nom d'un poisson? un AOC?
ce billet ( de blogbio) aura quand meme eu sur moi un petit rappel de conscience et c'est tres bien
stephanie
Conversion alimentaire
Je suis de la génération 68 et le bio m'était une évidence à l'époque. Au fil des années, je l'ai abandonnée et aujourd'hui, j'y reviens avec bonheur. C'est vrai que consommer local n'est pas chose aisée, mais les marchés bio sont bien fournis. A nous d'être vigilentes.
Je me permet de te poser quelques questions. Je fabrique mon lait de soja. J'ai tenté de faire du tofu mais je n'étais pas satisfaite du gout. Si tu pouvais me donner ta recette de tofu et tofu soyeux, ce serai vraiment fantastique.
La semaine dernière j'ai fait pour la première fois mon lait de riz mais il est très épais. Comment fais tu pour conserver les laits? Moi, je les porte au premier bouillon, mais je crains que cela détériore leur qualité nutritionnelle. Merci de répondre à mon appel et vive le bio.
Merci pour ce post qui vient à point pour mon questionnement d'en ce moment !
Je ne consomme pas bio car pour ce faire il me faudrait rouler une heure et demie vers la ville en voiture individuelle car pas de transports en commun... Alors je renonce...
En revanche j'essaie de consommer local.
Les 2 étant impossible à me procurer en même temps que me faudrait-il privilégier ? Qu'est ce qui est le "moins sale" acheter du bio qui vient d'ailleurs (le plus souvent) ou manger local ?
Dilemne...
Quant aux amandes c'est la seule bonne chose bio que je consomme puisque le champs bio est à 100 m de chez moi. Anne si besoin mes voisins produisent je peux te faire un envoi... par aéropostale ! ;-)
De liens en liens, me voilà sur ton blog.
Une bonne manière de consommer local est d'adhérer (voire de la créer, comme nous, lorsqu'elle n'existe pas) à une AMAP puisque un des principes fondamentaux de la charte des AMAP est de faire travailler des producteurs locaux.
Alors pour le tofu, je te dis pas que ce sera facile, mais pour tout un tas d'autres produits, certainement ;-)
Bonsoir,
bon, ben moi mon analyse du frigo frise la catastrophe....je suis déjà pas 100% bio (à cause du mari entre autre), mais je lis souvent votre blog...je n'ai pas vu ce film...mais je crois que si on réffléchit l'homme importe de la nourriture depuis des lustres....on ne peux pas tout remplacer par du local....sinon, ton frigo va vite être vide....moi, j'achète en fonction des saison, et je préfère mes pommes alsacienne (que je suis) aux pommes du chili...pour le fromage, le camembert est normand, non...c'est comme si maintenant, on fesait du nougat de montélimard en alsace....où du munster en gironde!!!!
Je pense qu'il faut faire attention, mais ne pas sombrer dans la folie....en tout cas bravo, si plus de monde fesait comme toi, la terre s'en porterai mieux....
Valérie
Bravo pour ce billet ! C'est vrai qu'il n'est pas toujours possible de ne consommer que des produits locaux. J'ai beaucoup d'admiration pour le milantisme et la foi en une agriculture plus respectueuse de la terre de la famille d'agriculteurs qui fournit le panier de légumes qui nourrit ma famille. Même si on craque pour des "crasses", ce type de production doit être soutenu.
Moi aussi, j'ai vu we feed the world. Personnelement, j'avais été très interpellée par l'instrumentalisation de l'être humain. Les ouvriers agricoles semblent faire partie des machines. Ce n'est finalement qu'une autre facette du travail à la chaîne. Tout semble artificiel : les légumes tellement parfaits, les machines nickel et les ouvriers au regard absent...
C'est dur, mais tellement génial... de faire des efforts!
Hello !
super ce billet et tous les commentaires ! Moi aussi j'essaie d'acheter le plus local possible, mais pas encore forcément tout en bio (les légumes bio car j'adhère au réseau au cocagne) : j'achète beaucoup chez des producteurs non bio mais locaux, et essaie d'éviter les supermarchés (c'est tellement mieux écologiquement, humainement et c'est meilleur !) .
Par contre, quand je vais dans ma biocoop, je regarde bien la provenance des produits car je ne suis pas sûre qu'il soit bien d'acheter des produits bio venant de l'étranger (et il y en a pas mal en vente) !? Si j'ai envie d'un produit style le chocolat ou les bananes, je les achète toujours commerce équitable.
En tout cas, c'est bien difficile de changer d'habitude, mais j'essaie de m'améliorer...
Félicitations, Anne, tu es forte !
un petit lien pour stimuler les plus rétissants:
http://www.manicore.com/documentation/serre/assiette.html
donc choisissons local ET bio!
meci anna, une piste pour viviana
bonjour,
ana, je suis tombée sur ton site en cherchant en fait des recettes vegetariennes. cela fait deja un moment que j y pense, mais la jai arreté de manger les animaux... ;-) moi aussi j essaie de faire attention a la provenance des produits, c est vrai qu on ne va pas aussi loin que toi, je te dis chapeau, mais il faut avouer que ce n est pas facil...
c est aujourd'hui un coup d'oeil rapide, mais je mets ton blog en favori, je vais le lire en profondeur!!
sinon, je voulais donner ce qui est pour moi un debut de piste a viviana : c est d acheter d'occasion. au moins tu évite de recréer de la poluion, ces objets sont deja la. il y a beaucoup d association genre emmaus, et c est inimaginable tout ce que tu peux y trouver!! cela fais des années que toute la famille s 'habille d occase, et je t assure ca ne ce voit pas, ca reduit les budge ( on peut se permettre du coup mieux pour l alimentation) et tout ce qui est vaisselle, jouets, tu seras etonnée de ce que tu trouves! sans compter les meubles...
tu peux te renseigner a ta mairie, aupres des assistante sociales, ces assocs ne sont pas toujours tres connue, et helas, beneficie aussi d une image honteuse (betement) pour certains : du genre on va penser que je n ai pas les moyens.
a ceux la retoquons : nous avons surtout les moyens d agir, chaun a notre niveau!! en pls, ombreuses assoc fournissent des petits emplois de réinsertion, de quoi redonner le sourire a d autres!!
a bientot, bonne continuation a tous!!
nat
Noix de cajou
Tous ces commentaires sont très riches et alimentent ma réflexion. Merci beaucoup.
A propos des noix de cajou, mon péché mignon, je ne me suis encore jamais trop posé de questions. Je ne savais même pas de quelle plante elle venait ni où elle était cultivée ni à quoi elle ressemble avant d'être décortiquée.
J'ai appris tout ça dans un tout petit film produit par la marque Ethicable, qui souligne que la production ivoirienne de noix de cajou est habituellement exportée vers l'Inde pour être décortiquée puis exportée vers l'Europe.
C'est déjà pas mal !
C'est vrai qu'on a toujours envie de faire davantage et qu'on rêve de perfection ! Mais, regardons-nous, comparons-nous à l'immense majorité des humains d'occident ! Comptons le nombre de client(e)s de la coop bio d'à côté et celui de Carouf, Leclerc et autres monstres de la distribution ! Nous, les minoritaires, sommes sur la bonne voie et même si on craque encore pour un carré de chocolat de l'autre bout du monde, n'ayons pas trop mauvaise conscience parce que, ce qui compte finalement, c'est qu'on en a une, une conscience et on fait déjà beaucoup d'efforts pour un monde plus sain !
Félicitations pour votre beau blog et bonne continuation !
Rien ne peut-être parfait !
Bonjour,
j'ai lu ton article avec intérêt. En tant que future ingénieure agronome spécialisée en environnement, cette question me touche de très près et cela fait un bon moment que je me penche sur tout ce qui concerne notre alimentation. Pour ma part, je pense que c'est déjà très bien de consommer uniquement fruits et légumes de saison, bio et de tenter le local. Si chacun suivait ces règles, ce serait vraiment miraculeux. Rien que les fruits et légumes de saison au moins... Par contre, je ne suis pas pour le bio à 100% (d'ailleurs mon frigo n'en est pas rempli!). En effet,le label bio n'intègre pas toutes les problématiques environnementales: suremballages de certains produits comme pour les produits conventionnels, produits pas toujours locaux... Il faudrait pour moi un label beaucoup plus strict. De plus, il est anormal pour moi que le bio coûte plus cher alors qu'il respecte mieux les sols, les nappes, la faune... A quand une prise en compte du coût environnemental de nos activités pour que chaque produit ait une juste valeur? Ayant peur comme toi de devenir folle à force de vouloir la perfection dans mon frigo, j'ai décider de procéder par petites touches et de faire au mieux suivant mes contraintes économiques (hé oui, manger bio ça coûte cher!) et de temps (quand on est étudiant, c'est pas facile facile de tout faire soi-même!).
Alors bravo pour ton frigo car c'est déjà une belle avancée et rein n'est jamais parfait!
Pour tes amandes " locales"
Bonjour,
Bravo pour ton blog, très complet, bien fait, je suis en train de faire le mien, il est actuellement en construction ;o)
Pour tes amandes je te propose d'aller voir ce site :
http://www.perlamande.com/pages/entreprise.htm
visiblement ça ne doit pas être très loin de chez toi, elles sont très bonnes , je confirme !!!
Vive le bio et protégeons notre planète ...
A très bientôt ...
Amandes "locales", la suite
Merci beaucoup, Nature Elle, pour ton message.
Depuis deux ans, je n'habite plus à Marseille mais à Tours (dans le Centre). J'ai donc changé de fournisseur de purée d'amandes, de Perlamande à Jean Hervé, qui se situe dans l'Indre :
http://www.herve-sarl.fr/
Grâce à toi, j'ai découvert le site de Perl'amande, très bien fait, sur lequel je n'étais jamais allée. Ils expliquent très clairement le constat auquel je suis arrivée ces derniers temps en cherchant des amandes françaises bio : la production est très faible, difficile d'accès et cher.
Les amandes de Sicile, qu'ont choisi Perlamande et Jean Hervé, semblent un bon compromis. Autre piste : l'Espagne... Ma quête n'est pas terminée !
Ou bien encore : cueillir et glaner encore plus de noix et noisettes à la fin des prochaines vacances d'été, pour nous passer d'amandes si mes goûts de luxe s'avèrent inabordables ;-)
Transformation des produits
Merci pour ton bloc plein d'idée. Je te lis depuis plusieurs mois et ai découvert les jardins de contrat grace à toi. J'essaie de faire au maximum la transformation des produits, mais il y en a beaucoup que je ne sais pas faire.C'est une maniere de manger locale, et de réduire ainsi l'impacte écologique de notre assiette. Pourrais tu faire un poste autour de ça: fabrication maison du fromage blanc, kéfir, lait de soja...Je fait mes yaourth au lait de vache et au soja, sais tu si on peut le faire avec du lait d'amande. A propos je vois que tu utilises beaucoup de purée d'amande, comment l'utilises tu, à la place de la crème fraiche? A la coop de Tours je n'ai trouvé que du soja vert, peut on faire du lait avec?
Je sais que c'est un gros travail, mais je suis sur que ça interresserait plein de monde.
Merci, au plaisir de te lire, Elsa
Yaourts aux amandes
Bonjour Elsa,
il se trouve que j'ai beaucoup travaillé sur ce sujet ces derniers temps.
Alors une première réponse en passant : les yaourts au lait d'amande ne donnent pas de bons résultats : ils restent en deux phases, avec autant de sérum que de 'yaourt'. J'ai essayé de les cailler au citron (pour ne pas introduire de soja ou de vache dedans, en pensant aux personnes allergiques). Et le goût reste trop citronné, alors que la lacto-fermentation prend bien par cette méthode avec du lait de soja.
Ce qui est sympa en revanche, c'est un "yaourt" fait avec des amandes trempées puis émondées et mixées la veille, et laissées à température ambiante une nuit.
Je pense que j'aurai des occasions de revenir sur ces sujets dans des posts dans les prochains mois...
A bientôt
Anne
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