21 septembre 2007
Le marché de la semaine : le coing
Avec le coing, je voudrais inaugurer une nouvelle rubrique, qui je l'espère, sera bientôt relayée par Femininbio.
Ce que j'aime dans le coing ?
Comme les noix et noisettes glanées en promenade, les plantes sauvages et certains fruits d'été (prunes, figues, etc.), ils sont souvent bio sans en avoir le label ! Du coup, en sillonnant un peu les marchés (à défaut d'avoir un jardin), on peut en trouver, exempts de traitements chimiques, à un prix intéressant.
Encore faut-il trouver le ton et l'audace pour poser la question au maraîcher conventionnel, ou au jardinier qui a apporté sa production du moment sur le marché... et lui faire confiance quand il répond ! N'oublions pas que les jardiniers amateurs sont les plus grands utilisateurs d'engrais et pesticides chimiques (lorsque l'on rapporte leur consommation à la surface cultivée), ce qui représente environ 1/4 du total des intrants utilisés en France.
Et puis surtout, le coing sent bon... ! Difficile à transmettre par une photo, mais il suffit d'en conserver quelques uns à l'air ambiant dans une cuisine pour embaumer toute la maison. Si la saison de la récolte passe vite, il est possible de les garder quelques semaines dans un compotier. Quel plaisir.
Leur parfum, c'est d'ailleurs un bon critère, pour savoir s'ils sont prêts à être cueillis, ou mûrs sur les étals : A maturité, le coing est très odorant, bien jaune, et couvert d'un duvet blanchâtre, qui part si on l'essuie.
Que faire avec des coings ?
Un parfum d'ambiance, d'accord, mais encore...
Traditionnellement, on le transforme en compote, gelée, ou pâtes de fruits. Marmiton propose beaucoup de recettes de cuisiniers avertis.
Wikipédia précise que l'on peut consommer les coings crus, après blettissement. Ca alors, à creuser !
De mon côté, je vous propose aujourd'hui un chutney aux coings et tomate.
Pour en savoir plus :
Histoire, bienfaits et recettes du coing sur Le Journal des Femmes
La fiche nutritionnelle d'Aprifel
La pâte de coings en photos pas-à-pas, par un chef, Bernard Dauphin
et la gelée d'Olhar Feliz, à la cocotte minute.
et plein d'idées originales réportoriées par BlogAppétit.
Chutney coings-tomate
Ce que j'aime par dessus tout avec les coings, c'est leur odeur... Pendant les quelques jours ou semaines qu'ils passent chez nous, ils parfument toute la cuisine ! Merci à Annick qui m'a permis de ramasser ceux-là dans son beau jardin.
Mais comme je ne sais pas faire les confitures (ma belle-mère prépare une gelée coings-citron-orange-thym divine), je les fais habituellement cuire en compote ou en légume(*). Et puis, j'essaye d'obtenir un chutney. Jusqu'à présent, c'était râté...
C'est donc la troisième année consécutive que je tente d'obtenir un chutney de coings, et c'est la première fois que j'obtiens un résultat. C'est même tellement délicieux que je le mange à la petite cuiller. Il y a de quoi fanfaronner sur mon blog !
Je pense que ce qui a tout changé, c'est que je suis passée, comme pour les cornichons, au vinaigre de cidre. Il est beaucoup plus doux, et le piquant final vient plus du piment et des épices que du vinaigre lui-même. Voilà ce que je cherchais.
Allez, l'année prochaine, je réussis mon ketchup !
Pour deux petits pots de confiture (environ 500ml) :
3-4 coings bien mûrs (350 g de fruits épluchés)
200 g de tomate bien mûres
250 g de sucre brut de canne
20 cl de vinaigre de cidre
1 cuillérée à soupe de gingembre moulu
1 cuillérée à café de garam masala
1 pointe de piment en poudre
1 pincée de sel
1 pointe de clou de girofle moulu
- Utiliser une casserole avec un fond épais (genre cocotte en fonte ou "vitaliseur")
- Eplucher coings et tomates.
- Dans une casserole, verser le vinaigre, le sucre et les épices, et faire chauffer 5 minutes.
- Pendant ce temps, couper les fruits en petits morceaux. Puis les ajouter dans la casserole. Et laisser cuire à feu doux et à couvert pendant 45 minutes environ. La tomate doit fondre, le coing devenir presque translucide, et le vinaigre et le sucre former une sorte de caramel liquide que l'on remue de temps en temps pour vérifier qu'il n'attache pas.
- Il n'y a plus qu'à verser dans des petits pots. Conserver au frais et consommer rapidement, car je n'ai rien stérilisé comme d'habitude ! On peut aussi congeler le chutney dans son petit pot en verre.
Bien sûr, il est sensé accompagné des plats d'inspiration indienne, du riz basmati, etc.
Mais, rien n'empêche de caler une petite fringale en douce, avec une tartine de pain bis, du fromage fermier frais et une cuillérée de chutney !
(*) A propos de coings en légumes, je viens de trouver chez Virginie Péan, plus active que jamais, une compotée sucrée-salée de coings aux épinards, et ses blinis de seigle et d'épeautre, qui me tente carrément. Y a plus qu'à trouver des épinards...
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