28 juin 2007
C'est de saison : JUILLET
Quelques jours de vacances en famille, dès le début du mois de juillet !
Pour vous faire patienter, et avec quelques jours d'avance, voici des idées de fruits et légumes de juillet pour vous régaler et... consulter mon index des recettes par ingrédient !
A très bientôt.
Légumes
C'est la fin de certains légumes verts du printemps : On entend parfois qu'il ne faut plus consommer d'épinards, d'oseille ou de rhubarbe après le solstice d'été, en raison de leur teneur en acide oxalique. C'est probablement une question de quantité raisonnable. Je vous laisse juge... De toute façon, la production et la commercialisation d'épinards diminue fortement en juillet.
Dans le Centre de la France, nous allons trouver :
artichaut
betterave
brocolis
carotte
chou-fleur
concombre
courgette
oignon frais
fève
pomme de terre
radis
salade
Et nous pouvons espérer les premières tomates et aubergines dans nos paniers pour la fin du mois.
Pour l'instant, ici, les tomates, bio ou pas, viennent de Sicile, au mieux du Sud de la France. De toutes façons, elles ont été réfrigérées et transportées, et au goût, c'est encore très bof !
Fruits :
Dans la région Centre, on trouve en juillet :
melon (il va bientôt, et pendant quelques semaines, représenter le plus gros de notre consommation familiale de fruits)
et vive les fruits rouges :
Il n'y aura probablement bientôt plus de cerises ni de framboises, mais des
fraises (certaines variétés)
groseilles
cassis
figues
qui me consolent un peu de la nostalgie des pêches, brugnons et abricots provençaux.
26 juin 2007
Pieds nus dans la Nouvelle République
C'est aujourd'hui qu'est paru le petit article que m'a consacré Emilie Cartier dans la Nouvelle République (édition de Tours).
Heureusement qu'elle avait bien préparé son interview, parce que je n'étais pas très à l'aise !
SI vous voulez retrouver les recettes qu'elle a relevé, cliquez sur la tartine d'algue et salade d'endives à l'avocat ou sur les asperges aux petites crêpes de quinoa.
Boulgour aux fèves et à la menthe
Depuis l'année dernière, j'ai progressé... en simplicité ! J'ai définitivement abandonné la méthode traditionnelle d'épluchage des fèves fraîches (il faut en principe les blanchir avant de retirer la peau), pour les éplucher crues. Ca fait une étape en moins, même si l'épluchage reste long.
Cette recette a aussi fait l'objet d'une expérience hautement scientifique et un peu désespérante : j'ai pesé les fèves avant et après épluchage : 1,7 kg de fèves entières sont devenues... 270 g de fèves épluchées. Je suis preneuse de recettes qui mettent en oeuvre les cosses, si vous avez ça !
Si vous n'avez pas une telle quantité de fèves sous la main, mais juste envie d'une petite gourmandise, qu'à cela ne tienne :
Vous pouvez les éplucher et les croquer crues, nature ou avec un peu de sel. Nous emportons les fèves dans leurs cosses en pique-nique, elles restent toutes fraiches.
Ou bien en préparer une petite quantité crue en salade : avec une tomate, du citron, un oignon ou de l'ail frais, et un peu d'huile d'olive. C'est tout frais et délicieux !
Allez, une photo parce que les fèves fraîches et crues, c'est vraiment irresistible... et puis la recette du jour :
Il faut pour 6 personnes :
1,7 k g de fèves entières soit environ 300g de fèves épluchées
1 cs d'huile d'olive
10 feuilles de menthe fraiche
autant de coriandre fraiche
2 oignons frais
250 g de tomates au jus
1 cc de cumin en poudre
1 cc de sel
250 ml de boulgour et le même volume d'eau
1ere étape, donc : l'épluchage des fèves.
Il faut d'abord retirer les graines des cosses.
Puis enlever la peau autour des graines. On peut par exemple utiliser un petit couteau pointu pour fendre la peau, puis la retirer avec les doigts.
Ensuite, faire revenir dans un peu d'huile les oignons frais hachés et les fèves, avec le cumin. Ajouter le boulgour rincé. Remuer et laisser dorer quelques minutes. Ajouter ensuite le sel, les feuilles de menthe et de coriandre hachées, les tomates et l'eau, puis laisser cuire 5 min. Rectifier l'assaisonement et ajouter éventuellement un petit peu d'eau. Couvrir et laisser le boulgour gonfler hors du feu.
Ce boulgour peut être accompagné par exemple de haricots verts à l'ail et d'une cuillérée de fromage blanc fermier. Pour les Suisses et les Savoyards, je recommande le séré. Les Tourangeaux peuvent en trouver au marché bio de Beaujardin, sur le stand de la SCEA des Mimosas de Chigné !
20 juin 2007
Coquillettes aux protéines de soja
C'est mon plus jeune fils qui m'a poussé à réessayer un ingrédient que je m'étais pourtant promis de ne plus jamais acheter, après quelques essais lamentables il y a trois ans (lui n'était pas né, il ne se rappelle donc pas de se fiasco !) : les protéines de soja texturées !
Leur nom n'est pas très appétissant, et en plus elles sont moches... Elles ressemblent à des petites croquettes jaunes et dures. Mais Félix a flashé sur le paquet, et il me harcèle depuis pour que j'en fasse quelque chose !
Donc, j'ai cherché une recette ici, pour dépasser mes vieilles mésaventures. Et j'ai complété avec des coquillettes, pour être sûre qu'il en mangerait au moins une partie ! Eh bien, il a fini son assiette, et nous aussi ! C'est promis, je chercherai un truc bien à moi pour finir le paquet... Je suppose que c'est comme le tofu : neutre au goût, il faut trouver la bonne préparation !
Pour 4 personnes :
200 g de coquillettes
100 g de protéines de soja texturé
une douzaine d'olives
un gros oignon
une cuillérée à soupe de farine bise
250 ml d'eau
une cuillérée à café de gingembre en poudre
une cuillérée à café de thym
une cuillérée à soupe de tamari
- Faire cuire les pâtes.
- Réhydrater les protéines de soja dans 5 fois leur volume d'eau.
- Dans une sauteuse, faire revenir l'oignon dans un peu d'huile. Ajouter les épices, le thym et la farine. Délayer avec le tamari et l'eau et laisser mijoter 5 minutes.
- Ajouter les protéines de soja et les laisser cuire 5 minutes dans la sauce. Verser les coquillettes et mélanger avant de servir.
18 juin 2007
Salade rose croquante : betterave et navet crus
Je vous ai déjà beaucoup parlé de betterave crue... Elle est de retour, sous forme d'une jolie petite betterave nouvelle avec ses feuilles vertes et roses. Et voici maintenant son copain du jour, le navet cru !
Pour la recette, tout est dit dans le titre... Mais vous êtes nombreux à arriver sur mon blog en recherchant des recettes à base de betterave crue. Voici donc une nouvelle idée, très facile à préparer, pour une petite crudité de printemps.
Et la prochaine fois, je vous propose un truc avec les feuilles... elles sont trop belles !
Pour deux personnes :
une petite betterave crue
un petit navet nouveau
un oignon rouge
une poignée de graines de courge
un demi-citron
de l'huile de colza vierge
du sel aux légumes épicé (à remplacer si vous le souhaitez par sel, poivre plus une minuscule touche de piment)
- Peler le navet, la betterave et l'oignon. Les détailler en julienne (ou les râper).
- Les mélanger et les assaisonner. Je vous avez dit que c'était pas compliqué !
13 juin 2007
C'est de saison : JUIN
Allez, je continue !
Je m'amuse. Et puis, moi qui considérais le printemps comme une période morne et réduite aux salades vertes, je n'ai jamais autant apprécié la saison que cette année. Peut-être grâce à cette liste. Il faut dire aussi que nous nous rapprochons sérieusement de l'été...
Photo de Marie D, dans la galerie "Le temps des cerises" sur contexte-photo
Alors, en juin, régalez-vous !
Du côté des fruits, les fraises seront bientôt rejointes par les framboises.
Et surtout, c'est le mois de mon fruit préféré : la cerise !
Et pour les légumes, il y a :
ail frais et oignon frais
artichaut
carotte
céleri-branche
chou-fleur
chou-rave
petits pois
radis
et bien sûr, plein de salades vertes
Pour les asperges, c'est fini. Et je ne sais pas combien de temps encore nous trouverons des fèves. Je surveille. Comme ça, je saurai l'année prochaine !
Je lance aussi un appel aux jardiniers à propos du fenouil. Il y en a cette semaine dans mon panier, mais sa saisonnalité reste un mystère pour moi.
Et nous mangeons nos premières courgettes et même du concombre ! Ca sent les vacances...
Pour les tomates, aubergines et poivrons, encore un peu de patience...
Du côté des plantes sauvages, j'ai fait ma cueillette de fleurs de tilleul. Il était temps ! Et j'ai vu un magnifique jasmin dans un jardin voisin, qui m'a fait me demander ce qu'on pourrait bien faire avec... Du thé, des beignets, et quoi d'autre ?
Salade de radis
Mon amie Noémie nous a servi une salade de radis, il y a quelques temps. Et cela m'a rappelé avec bonheur les petites salades toutes fraiches qui sont servies en apéritif dans les restaurants allemands. Du coup, chaque botte de radis qui est passée par ici depuis, a fini en rondelles fines bien assaisonnées ! Une petite recette à faire varier et à personnaliser...
Il faut :
une botte de radis
une ou deux pommes
quelques brins de ciboulette
un oignon frais avec sa tige
un bouchon de tamari
un demi-citron pressé
un peu d'huile de colza vierge
Ne jettez pas les feuilles, vous pouvez les cuire en velouté, en sauce verte ou dans une jardinière.
Brossez les radis, puis détaillez-les en fines rondelles, avec les autres ingrédients. Verser le citron juste après la pomme, cela lui évite de noircir en s'oxydant. On peut laisser mariner au frais une heure avant de servir.
10 juin 2007
L'effet de serre dans notre assiette
Ca fait un bon moment que je voulais écrire un article à ce sujet, et voilà que je l'ai trouvé chez Raffa.
Il est diffusé par Réseau action climat en partenariat avec Amis de la Terre, France Nature Environnement, WWF, Action consommation, Confédération paysanne, Réseau INPACT, Réseai Biocoop et l’ADEME.
07 juin 2007
Tarte à la courgette et au pistou
Avec cette tarte aux courgettes et au pistou, je voudrais fêter les premières courgettes et aussi, vous donner envie de lire le dossier cuisine du numéro de l'Alliance végétarienne qui vient de paraître. Françoise Degenne a consacré ces 6 pages aux tartes aux légumes d'été, et j'en ai fourni les recettes.
Pour le fond de tarte, je vous propose d'utiliser une variante de la pâte à l'huile : la pâte à la purée d'amande. La garniture de courgette râpée, relevée au pistou, cuit très vite tout en restant moelleuse.
Il faut :
Pour la pâte
250 g de farine bise
1 pincée de sel
1/2 sachet de poudre à lever
2 grosses cuillérées à soupe de purée d'amandes
un petit peu de lait de soja ou de riz
Pour la garniture
100 g de pistou
3 petites courgettes
1 poignée de pignons de pin
Préparer la pâte en mélangeant les ingrédients secs, avant d'ajouter la purée d'amande et le lait végétal progressivement. Mélanger jusqu'à obtenir une pâte homogène. Huiler le plat à tarte avant de l'étaler.
Râper les courgettes avec leur peau. Etaler le pistou sur le fond de tarte, puis tasser les courgettes. Il est inutile de saler si vous utilisez un pistou du commerce, en général très salé. Ajouter quelques pignons de pin sur le dessus et enfourner une demi-heure à four chaud.
04 juin 2007
Sorbet à l'italienne : rhubarbe-pommes
Un sorbet à l'italienne, si j'ai bien compris, c'est un sorbet (fruit + eau + sucre et éventuellement un trait de citron), dans lequel on ajoute du blanc d'oeuf pour obtenir une texture plus onctueuse.
Pour les sorbets maison, ça m'intéresse ! Je les trouve souvent trop durs. Je continue donc ma révision des "classiques", avant de tester les mille et une façons de revoir les glaces façon "bio"... Rien n'empêche, en attendant, d'utiliser du sucre de canne brut, des fruits bio et de l'eau... du robinet !
Voici donc une recette tout ce qu'il y a de plus traditionnel, préparée avec de la rhubarbe et des pommes ! Et le résultat est effectivement tout à fait convaincant. La glace est toujours aussi dure à la sortie du congel, mais si on lui laisse quelques minutes avant le service, sa consistance est effectivement plus moelleuse, plus souple, que dans la version sans oeuf.
Pour 0.8 l de sorbet
1/2 gousse de vanille
250 g de sucre de canne brut
300 ml d'eau
500 g de rhubarbe
200 g de pommes
2 blancs d'oeuf
Il faut en principe préparer un sirop en portant le sucre et l'eau à ébullition avant d'y jeter les fruits.
En fait, j'ai soigneusement épluché les fruits, puis je les ai fait cuire avec le sucre, l'eau, et la vanille, tous en même temps, ce qui n'a pas empêché le sucre de bien se dissoudre. Après les avoir laissé tiédir, j'ai tout mixé, y compris la gousse de vanille. Il faut ensuite refroidir complètement cette préparation, et même la laisser une heure au frigo.
On la verse ensuite dans la sorbetière, et on laisse prendre au froid pendant vingt minutes. On verse dans la turbine alors les blancs d'oeufs battus en neige, pour les mélanger avec le sorbet, et terminer la préparation de la glace dans la sorbetière encore un quart d'heure.
Ce sorbet, comme toutes les glaces maison, peut se conserver quelques jours dans une boîte hermétique au congélateur. Mais pas plus ! De toutes façons, quand vous y aurez goûté...














