06 mai 2007
Fraises d'ici ou fraises d'Espagne ?
J'avais résolu de ne pas vous barber avec de longs discours sur les courgettes et les tomates vendues toute l'année en grande surface, ou sur les carottes bio qui roulent au gazoil depuis la Hollande.
Mais Cécile de C&Adrien qui a attiré mon attention sur le cas des fraises espagnoles. Et comme j'ai appris plein de choses, je me dis que finalement, ça peut vous intéresser aussi, et je me lâche un peu...
Voici donc un article du 23 mars 2007, publié par le WWF :
Fraises espagnoles : exigeons la traçabilité
Le 23 Mars 2007,
C’est autour du Parc de National de Doñana, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, que 95 % des fraises espagnoles sont produites, sur une surface de 5 000 hectares. Avec une biodiversité exceptionnelle, cette zone humide de 100 000 ha,haut-lieu des migrations d’oiseaux, accueille la dernière population de lynx (20 individus). Or, depuis les années 80, les sites de production se multiplient de façon anarchique et pèsent lourdement sur l’environnement : utilisation massive de produits chimiques pour la préparation du sol, cultures sur sable et sous plastique, consommation massive d’eau pour l’irrigation, occupation des sols en toute illégalité… La liste est longue des atteintes à l’environnement !
En effet, on estime que 40 % des surfaces sont cultivées illégalement et que plus d’une centaine d’hectares empiètent sur des espaces protégés. Les cultures de fraises largement irriguées par des forages, dont 50 % sont non déclarés, ont réduit de moitié les apports d’eau douce dans le marais alimenté par la rivière La Rocina et assèchent l’une des zones humides les plus remarquables de l’Union européenne. A terme, c’est la pérennité même de cette production qui pourrait être remise en question.
Sur une production annuelle de 330 000 tonnes de fraises espagnoles (chiffre 2006), 25 % est destiné au marché français (source douanes et Interfel). La France importe71 % de fraisesd’Espagne, soit 83 000 tonnes (chiffre 2006) et consomme annuellement 130 000 tonnes de fraises.
Les grandes et moyennes surfaces ont une forte responsabilité quant aux produits mis à la vente. C’est pourquoi, le WWF France leur demande, pour améliorer les pratiques de production localement, de s’approvisionner auprès de producteurs
-ayant une existence légale
-utilisant des puits d’irrigation légaux
-respectant un cahier des charges rigoureux en matière d’impact environnemental
Le WWF travaille non seulement avec les grandes et moyennes surfaces en Europe afin qu’elles s’engagent dans cette démarche mais aussi avec les producteurs espagnols pour qu’ils améliorent leur pratique d’irrigation, fortement consommatrice d’eau.
Le WWF-Espagne salue les efforts de certains producteurs espagnols déjà engagés dans cette voix depuis quelques années.
J'en profite pour lancer un appel personnel :
J'habite en Touraine, une région productrice de fraises, donc je n'ai aucun regret pour les fraises espagnoles que je n'ai jamais l'occasion d'acheter !
Ceci dit, je cherche un producteur BIO de fraises en Indre-et-Loire.
L'année dernière, j'avais emmené mes enfants cueillir des fraises dans un champ parfumé au kérosène, qui longe la piste d'atterrissage et de décollage de l'aéroport militaire de Tours. Ambiance sonore garantie !
J'aimerais faire mieux cette année, mais il me manque une adresse... En connaissez-vous ? Merci d'avance pour vos commentaires.
C'est de saison : MAI
Sympa : personne n'a fait de remarque désagréable sur le fait que j'ai publié un article sur les légumes d'avril... daté du 30 avril ! Les vacances de printemps (trop belles pour travailler) ont amené un peu de flottement dans la mise à jour de mon blog.
Mais pour le mois de mai, je suis prête à temps !
Alors, en mai, dans le centre de la France et "sous nos lattitudes", il faut dire au revoir au chou pommé, au brocolis, à l'ail et à l'oignon de conservation... et choisir avec soin ses poireaux.
Mais le printemps des légumes est bien installé cette fois :
épinards, blettes, oseille
carottes nouvelles, radis roses, navets
ail vert et oignons frais
des salades (laitue, batavia, romaine) et du cresson
asperges
petits pois, fèves
chou-fleur
Toujours ortie, bourrache, etc.
et chouette : du pourpier dans mon panier (je le citais justement dans les légumes d'avril, et il arrive à point dans le premier panier de mai !)
Et surtout, il y a du nouveau du côté des fruits :
fraises (vous avez remarqué ? je ne les avais pas mises en avril, hein, et c'était exprès ! Il faut savoir attendre et désirer pour pleinement apprécier...)
rhubarbe
Alors, ne stockez plus trop de pommes chez vous (laissez les professionnels le faire, en chambre froide) et dégustez vos derniers kiwis.
Bon marché !





