30 avril 2007
C'est de saison : AVRIL
En mangeant des fruits et légumes à leur meilleure saison, il faut bien reconnaître qu'il y a certains mois que je trouve plus difficiles que d'autres. Depuis quelques années, j'ai donc un peu de mal avec le début du printemps. Contrairement à ce que je pensais "avant", l'automne et l'hiver apportent des paniers riches et variés, qui changent souvent.
Mais en mars-avril, et malgré le beau temps cette année, j'ai parfois un peu l'impression que ça manque de nouveauté...
Alors, pour me remonter le moral (et préparer mes prochains menus), j'ai listé les légumes qui sont à leur meilleure saison en avril "sous nos lattitudes" (j'habite dans le Centre de la France). Ca me donne plein d'idées...
source : gettyimages, photo libre de droits.
Et si vous souhaitez manger des légumes de saison, frais et cultivés localement, quelques pistes :
- Repérer les légumes de saison sur le marché, c'est un bon moyen pour trouver facilement les maraîchers producteurs. Les autres sont des revendeurs, qui s'approvisionnent probablement au marché de gros avec des légumes en provenance de toute la France et d'importation.
- De façon générale, si vous voulez des légumes produits localement, vérifiez systématiquement leur provenance, même s'ils sont bio !
- Pour votre prochain achat de livre de cuisine, choisissez-en un qui soit organisé par saison, ou au moins avec un index des recettes par saison. Les éditions La Plage font souvent cet effort, et édite même une série de petits livres à 5€ de Petits plats par saison. Ca évite d'acheter ces recettes énerventes où se cotoient petits pois et poivron rouge !
Et si vous êtes l'un des nombreux membres de mon fan-club, vous pouvez aussi vous réferez à l'index de mes recettes par saison !!
Revenons à nos... radis :
EN AVRIL, dans le centre de la France et dans les régions qui ont le même climat, régalez-vous avec :
Des fruits :
pommes
fruits sechés (abricots, figues, raisin, pruneaux), amandes, noisettes
Les légumes :
On trouve toujours les légumes de conservation : carottes, pommes de terre, ainsi que la choucroute crue et les légumes secs (haricots secs, lentilles, pois chiches).
Attention à l'ail, à l'échalote et à l'oignon de conservation. Ils commencent à germer sérieusement. N'en achetez pas de grandes quantités.
Et aussi la betterave et les choux : chou camus, chou-fleur, brocolis, chou-rave.
Fêtez le printemps avec les premiers primeurs :
carottes, radis, navets, dont on peut aussi consommer les feuilles et fanes,
épinards,
blettes,
salades (romaine, laitue, batavia),
ail vert,
oseille.
Bien sûr les asperges.
Et bientôt devraient arriver les fèves et petits pois (je n'en ai pas encore vus).
Du côté des plantes sauvages : l'ortie, le pourpier, les fleurs de bourrache.
29 avril 2007
Sandwich au houmous
Nous pique-niquons toute l'année, mais par ce mois d'avril estival, encore plus souvent et avec plus d'enthousiasme ! Il n'y a pas souvent de sandwiches au menu. Mais quand il y en a, c'est presque toujours le même, notre préféré : celui au houmous, carottes râpées et pignons de pin.
Préparez vous-même votre houmous, c'est vraiment simple et rapide. Vous trouverez votre dosage personnel. Voici le mien.
J'ai apporté quelques finesses depuis que j'ai publié cette recette :
- Je n'achète plus de boîte de pois chiches cuits (c'est vraiment trop cher en bio), mais je les cuits moi-même après trempage et pré-germination. En général, je prends le temps d'éplucher un maximum de pois chiches cuits avant de les mixer (mais là, je peaufine !).
- La crème de soja que je suggère peut aussi être remplacée par de l'eau. En tout cas, il faut cet apport de liquide en plus du jus de citron pour que le mélange soit émulsionné et onctueux.
Pour résumer, il vous faudra donc pour 6 sandwiches :
12 tranches de pain semi-complet
environ 400 g de pois chiches cuits salés
un oignon frais
une gousse d'ail
2 cuillérées à soupe de tahin
10 cl de crème de soja ou d'eau
des graines de cumin et de coriandre en poudre
1/2 citron pressé
une cuillérée à soupe d'huile de sésame
2 carottes râpées
une poignée de pignons de pin ou de graines de tournesol
quelques raisins secs
- Pour cuire les pois chiches, il faut s'y prendre la veille :
Couvrir les pois secs avec de d'eau, remuer un peu, et jetter cette eau de rinçage.
Les couvrir à nouveau largement d'eau et les laisser tremper une nuit. Egoutter les pois chiches dans une passoire.
Quand on a le temps, on peut laisser les pois chiches dans cette passoire pendant 12 à 24h, à l'air libre. Un petit germe blanc pointera au bout des pois. Sinon, on peut sauter cette étape de pré-germination et les cuire.
Pour les faire cuire, les mettre dans une grande cocotte avec beaucoup d'eau, un morceau d'algue kombu ou un peu de sarriette, mais pas de sel. Couvrir la cocotte et laisser cuire une heure environ, jusqu'à ce qu'ils soient tendres. Une cocotte minute sous pression permet de réduire ce temps de cuisson à environ 40 minutes. - Laisser les pois chiches refroidir, et les éplucher éventuellement.
- Mixer les pois chiches, l'oignon, le tahin, la crème de soja ou l'eau, l'huile de sésame, les épices et le citron pressé pour obtenir un houmous.
- Faire griller rapidement à sec les pignons ou les graines de tournesol.
- Tartiner une tranche de pain de houmous, puis ajouter les carottes râpées, les pignons et les raisins secs.
Une variante pour remplacer le houmous : mixer 1/2 bloc de tofu ferme nature (env. 70g) avec une bonne cuillérée de mayonnaise.
Boissons très fraîches
Voici quelques préparations super-simples de boissons, à boire très fraîches. Sans alcool et sans théine, on peut les partager en famille, au petit déjeuner, au goûter ou quand il fait chaud !
La première est prête instantanément, pour peu que vous ayiez du lait de riz au frais. Les suivantes sont des tisanes glacées, il faut donc les préparer à l'avance pour les laisser refroidir.
Les quantités ci-dessous sont indiquées pour 1 personne.
Lait de riz aromatisé à la fleur d'oranger
Dans un verre de 20 cl de lait de riz, ajouter une cuillérée à café d'eau de fleur d'oranger.
Hibiscus à la pomme
Porter un quart de litre d'eau à ébullition dans une petite casserole, puis baisser le feu. Verser une cuillérée à soupe de fleurs d'hibiscus séchées, 1/2 pomme râpée et 1/2 sachet de sucre brun vanillé. Laisser sur le feu quelques minutes en décoction, puis couper le feu et laisser refroidir.
Filtrer et mettre la boisson obtenue au frais. Servir avec des glaçons.
Boisson glacée aux épices
Porter un quart de litre d'eau à ébullition dans une petite casserole, puis baisser le feu.
Ajouter :
1/2 cuillérée à café de graines de coriandre,
1/2 cuillérée à café de graines d'anis vert,
1/2 cuillérée à café de cannelle moulue
1/2 sachet de sucre brun vanillé.
Laisser sur le feu quelques minutes en décoction, puis couper
le feu et laisser refroidir.
Filtrer et mettre la boisson obtenue au frais. Servir avec des glaçons.
15 avril 2007
D'où viennent... nos pommes ?
Je vous présente aujourd'hui quelques notes et photos de ma visite aux Vergers de la Bretêche.
Pour les personnes qui, comme moi, ne connaissent rien aux techniques agricoles, aux motivations et réalités des producteurs engagés dans la bio,... mais tentent de s'améliorer !
Je vous ai déjà parlé de Patrick Couté, qui vend ses pommes à Tours sur le Marché Velpeau. Du coup, il m'a proposé de lui rendre visite. J'ai passé un après-midi ensoleillé dans un verger en fleurs, avec mes enfants, à lui poser toutes sortes de questions naïves...
Des pommes bio, mais pas seulement
Nous sommes à Saint Paterne Racan, à une trentaine de km au nord-ouest de Tours. C'est une région réputée en Touraine pour sa production de pommes, qui réserve quelques surprises au visiteur. On pénètre dans le bourg par la rue principale, qui sinue entre l'Escotais et la falaise où s'alignent maisons et caves troglodytes. Mais où sont les pommiers ?
J'ai trouvé sans problème la maison et sa cave creusée dans le roc, qui sont signalées par le panneau "Pommes bio". Il faut ensuite grimper par un petit chemin en terre, pour découvrir en haut de la falaise, le verger et la vue dégagée sur les champs et vergers environnants. Le bourg ne se laisse plus deviner que par quelques toits qui dépassent.
Le verger de 6-7 ha environ, est beaucoup plus complexe que je ne l'avais imaginé. Il y a des rangées de pommiers, bien sûr. Mais aussi des cerisiers, des poiriers, des cognassiers. Les rangées de cassissiers, framboisiers, groseilliers, et les aronias. Un petit potager à usage familial, je crois.
Je ne suis pas surprise de voir un coin réservé aux orties. Mais déjà plus étonnée, lorsqu'il demande aux enfants de ne pas cueillir les fleurs de pissenlit. Et nous découvrons aussi un jardin de plantes médicinales : menthe, rue, absinthe, etc. Elles seront elles aussi utilisées pour le traitement des arbres et des sols.
De façon générale, je vois peu de terre retournée. Patrick Couté souligne le paillage, qu'il utilise en été au pied de ses arbres. Les mauvaises herbes ne sont pas éliminées mais leur prolifération est limitée avec une broyeuse. Il fait d'ailleurs profiter ses voisins en agriculture conventionnelle de cette technique : un service rendu qui limite un peu la quantité de pesticides utilisés dans les environs.
Il repère d'ailleurs beaucoup de plantes et de fleurs sauvages qui poussent dans les bosquets ou dans le verger, et s'émerveille des orchidées, des bourdons qui s'activent, et des oiseaux sur lesquels il compte pour limiter les invasions d'insectes parasites.
Alors que nous sommes entourés de pommiers, il trouve qu'il n'y a "pas assez d'arbres", et fait pousser des noyers du Japon et d'autres espèces, pour qu'ils demeurent dans le paysage. La haie vive qu'il a planté pour protéger l'exploitation prend forme au fil des ans.
Une parcelle vient d'être arrachée et nivellée, parce qu'il y avait "assez" d'arbres fruitiers. Quelques animaux y trouveront peut-être une pature plus tard. Pour l'instant, les seuls animaux élevés ici sont les abeilles de deux ruches.
Biodynamie mystérieuse
Patrick Couté est l'un des rares arboriculteurs formé en bio-dynamie. Cette rencontre a été pour moi l'occasion de surmonter mes préjugés à l'égard de l'agriculture biodynamique.
J'étais déjà convaincue de l'excellente qualité des produits issue de la biodynamie, et de la sincérité de ses partisans. Mais je dois avouer mon scepticisme à l'égard de sa théorie, et ma méfiance vis-à-vis de son vocabulaire et de ses concepts les plus ésotériques.
C'est Rudolf Steiner, le père de l'anthroposophie, qui a fondé l'agriculture bio-dynamique en 1924. Je dirais simplement que ces techniques reposent sur l'attention à la santé du sol plutôt que sur le traitement des cultures, sur une éthique forte plutôt que sur la recherche de l'amélioration de la productivité, et la prise en compte de l'influence du "cosmos" dans les pratiques agricoles. Si vous souhaitez en savoir plus vous pourrez vous reporter par exemple au site de la Maison de l'agriculture Bio-dynamique.
Patrick Couté, qui connait par son expérience professionnelle à la fois l'arboriculture conventionnelle, biologique et bio-dynamique, peut témoigner de ce que lui apporte cette pratique, même s'il regrette de ne pouvoir mieux la "comprendre".
Il a évoqué en particulier deux spécificités :
- D'une part, le respect, dans la mesure du possible, des "rythmes cosmiques" et d'un calendrier des "jours-fruits" et des "jours-fleurs" pour ses interventions au verger.
- D'autre part, l'utilisation de préparations-maison, élaborées dans un dynamiseur, qui servent à soigner les sols ou à traiter les arbres.
Décrit par moi, cela donne ceci : une grande cuve en bois, avec une pâle à l'intérieur, qui permet de mélanger des ingrédients : de la terre du verger, de la silice, des plantes ramassées ou cultivées à cet effet sur le domaine, et d'autres achetées spécialement. La rotation, dans un sens puis dans l'autre, crée un "chaos" qui "dynamise" la préparation. Elle est ensuite enfouie dans le sol ou pulvérisée en toutes petites quantités en fonction des besoins.
Ces techniques permettent à Patrick Couté de limiter au maximum l'apport de sulfate et de cuivre (autorisés en agriculture biologique) et de tendre vers l'autonomie en diminuant les intrants achetés à l'extérieur.
Une recherche permanente
Pour résumer cette visite, je dirais que j'ai été impressionnée par cet esprit de recherche et d'expérimentation systématique et sans répit. Depuis qu'il s'est installé et a progressivement converti son exploitation à la bio, Patrick Couté continue de s'approprier, tester et d'améliorer ces techniques, au risque d'échecs et d'années difficiles.
Chercher et introduire des variétés, croiser, recéper et greffer, permettre des pollinisations croisées, tenter de supprimer tous les produits de traitement utilisés, revenir en arrière et recommencer, déplacer les ruches,... les connaissances empiriques s'élaborent au fil des années.
La bio au delà de la technique
J'ai aussi été frappée par le plaisir que Patrick Couté prend à son travail, pas seulement suscité me semble-t-il par cette recherche, mais aussi par la modification radicale de la commercialisation de sa récolte.
En changeant de mode de production, il a aussi pu changer de clients : Plutôt que de vendre ses fruits à la coopérative locale, en se soumettant ainsi aux exigences de la grande distribution sans en tirer une rentabilité suffisante, il a choisi un circuit de vente très court qui le libère du souci de la productivité : la totalité de sa production est vendue sur les marchés de Tours. Et il apprécie manifestement ces contacts avec ses clients.
Au total, sa conversion à l'agriculture biologique s'est accompagnée d'un changement complet de philosophie : Emerveillement devant la nature, recherche d'autonomie plutôt que de productivité, échanges de services avec d'autres professionnels, chaleur des contacts avec les clients, contribuent à rendre son métier plus riche et plus intéressant.
Variétés nouvelles et anciennes
Une "nouvelle variété" dans le verger ne signifie pas une "variété nouvelle" !
Patrick Couté cultive plusieurs variétés anciennes dans son verger. Les raisons en sont multiples : résister à l'uniformisation des variétés par l'agriculture industrielle, en conservant et diffusant des variétés délaissées, tout d'abord.
Mais aussi, le fait que les variétés anciennes sont souvent mieux adaptées à l'agriculture biologique. Elles demandent moins d'eau, donc pour ainsi dire pas d'arrosage. Et comme elles sont plus tardives, les arbres sont plus rustiques, et resistent mieux à certaines maladies. Par exemple, c'est au début du printemps que se multiplient les champignons comme la tavelure. Ils sont disséminés par le vent et s'installent sur les feuilles, pour se développer plus tard sur les fruits et ruiner la récolte. Si les feuilles et les fruits ne sont pas encore apparus à cette période, ils seront moins touchés.
Voici les variétés que l'on peut trouver en cette saison aux vergers de la Bretêche :
Originaire du Japon, 1939. Croisement de Ralls Janet et Red Delicious. Introduite sur le marché depuis 1962.
Fruit moyen à gros, strié rouge-orangé sur 1/4 à la moitié de la surface. Epiderme vert à lenticelles en étoile, chair blanc-verdâtre, fine, tendre, juteuse, très sucrée mais peu acidulée et peu parfumée.
Très bonne conservation, jusqu'en juin, mais qualités organoleptiques moyennes.
Croisement entre Golden delicious et Kidd's orange (1960).
Fruit strié de rouge carminé. Sa chair est jaune, ferme croquante, juteuse, sucrée.
Excellent fruit de table et de cuisson.
Originaire d'Amérique (1890)
Culture facile, bonne résistance à la sécheresse.
Calibre moyen à gros. Peau lisse avec des lenticelles. Coloration jaune verdâtre, légère coloration rouge côté soleil. Chair blanche, juteuse, ferme, fine, sucrée, légèrement acidulée.
Excellente pomme à couteau.
Croisement entre Jonathan et Delicious, originaire des Etats-Unis.
Peau lavée de rouge foncé sur fond jaune avec quelques rugosités.
Calibre moyen à gros. Assez ferme, juteuse, sucrée, parfumée.
Et donc, il y a aussi :
C'est une sous-variété de la Reinette du Mans à chair jaune, très résistante à la tavelure, que l'on trouve dans le Nord de la Touraine et dans la Sarthe, aux environs de Chateau-du-Loir.
Epiderme jaune doré, tache de fauve sur tout le fruit, épais et rude.
Chair jaunâtre, bien parfumée, parfois supérieure à la Reinette du Mans.
Très bonne pomme à couteau.
Originaire de Bourgueil, on la trouve en Indre-et-Loire.
Fruit moyen à gros, épiderme verdâtre à jaune pâle, fortement plaqué de fauve-verdâtre rugueux.
Chair blanchâtre à jaunâtre, peu juteuse, croquante, parfumée, légèrement sucrée et légèrement acidulée.
Très bonne pomme à cuire.
Originaire de l'Ouest de la France, sans doute des Deux-Sèvres.
Maturité tardive, pouvant se conserver jusqu'à la fin de l'hiver, ou jusqu'au printemps en chambre froide.
Fruit moyen, ayant l'aspect d'une petite reinette du Canada. Dans les régions où la variété réussit bien, le fond est jaune d'or à maturité : Peau jaune dorée, tachetée de minuscules points bruns.
Chair ferme, juteuse, sucrée, parfum prononcé de reinette.
Origine très ancienne et inconnue.
Fruit moyen à gros, épiderme mince et rude, entièrement bronzé, passant du gris verdâtre au roux brillant, granité de points rugueux.
Chair roussâtre, très ferme, à saveur sucrée, acidulée, légèrement anisée.
Bonnes pommes à tarte.
Très tardive, donc rustique.
Fruit aplati à la base, épiderme lisse, jaune clair, finement ponctué de brun sur toute la surface, plus ou moins strié de brun-grisâtre. Très bonne qualité gustative. Chair blanche, fine, serrée, croquante, assez juteuse, assez sucrée, parfumée. Se conserve jusqu'en mai.
Très bonne crue ou en compote.
Plusieurs autres variétés sont cultivées, mais elles sont commercialisées plus tôt parce qu'elles se conservent moins longtemps. Donc je n'ai pas pu les photographier !
Sources pour la description des variétés :
Fruitiers.net (bourse aux greffons)
Les Croqueurs de Pommes de Touraine
Les pommes de nos vergers (site personnel qui donne les fiches variétales des Croqueurs de pommes ou d'autres sources)
Pomologie (site d'Alain Rouèche, membre des Croqueurs de pommes)
Préoccupations
Avec l'uniformisation des variétés de fruits, ce qui semble inquiéter Patrick Couté, c'est la réduction des terres agricoles et du nombre de personnes vivant de l'agriculture. A Saint Paterne Racan, plusieurs agriculteurs viennent de cesser leur activité, pour des raisons diverses. Ils revendent leurs terres, au bénéfice d'une urbanisation qui grignote petit à petit les terrains agricoles.
La politique publique en matière d'agriculture reste très peu favorable au bio. La PAC continue de ne s'intéresser qu'aux céréaliers, qu'ils soient en bio ou non. La France détient toujours un record pour l'utilisation de pesticides. Pour les maraîchers et les arboriculteurs, il n'y a de subvention possible qu'au moment de la conversion des terres en bio, et encore sont-elles assorties de contraintes très lourdes et parfois absurdes. Les programmes des candidats aux prochaines elections ne rendent pas particulièrement optimiste quant à l'évolution de ces politiques.
Pendant ce temps-là, nous consommons de plus en plus de fruits importés, à grand renfort d'énergie mais à des prix étonnemment bas. C'est ce qui représente le plus grand danger, aux yeux de Patrick Couté, pour l'avenir des vergers français.
Coordonnées :
Verger de la Bretêche
16 rue du Maréchal Leclerc
37370 Saint Paterne Racan
Tel. 02 47 29 31 12
Vente à la ferme le samedi de 15h à 18h
A Tours,
Marché Velpeau, jeudi matin et dimanche matin
Marché Beaujardin, samedi matin
14 avril 2007
Galettes de pommes de terre et de chou
Vous allez trouver que j'exagère un peu avec mes recettes de galettes ! Mais j'ajoute encore celle-ci, au chou et aux pommes de terre, qui m'a permis ni-vu-ni-connu de faire manger un chou à mes deux petits détecteurs-automatiques-de-légumes. Ca peut servir à d'autres parents désespérés...
PS : Je ne prétends pas qu'ils ont mangé la salade, mais c'est un début...
Pour 4 :
8 pommes de terre
1 tout petit chou cabu (ou un demi chou)
du sel, du poivre
de la muscade
de l'huile d'olive
- Râper les pommes de terre et le chou. Ajouter le sel, le poivre et une pointe de muscade râpée. Bien mélanger.
- Former des petites galettes d'un centimètre d'épaisseur environ dans une grande poêle huilée. Les laisser cuire 10 minutes environ sur une face puis les retourner pour les faire cuire de l'autre côté 10 minutes également.
13 avril 2007
AMAP sur M6
L'AMAP a laquelle nous avions adhéré lorsque nous habitions Marseille est passée sur M6. Un bon résumé du principe des paniers bio de l'Alliance pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne. Avec l'accent et l'ambiance en plus.
Cliquez ici puis sur "Adoptez un paysan et mangez des produits frais toute l'année".
Coucou à Balthazar et à sa famille, que l'on voit à la fin du reportage !
Ne tardez pas : je suppose que ce clip ne sera disponible sur le site de M6 que quelques jours.
Crumble croustifondant aux pommes et au blé germé
Pour participer au numéro de Végétariens Magazine dont la rubrique cuisine est consacré aux graines germées, j'ai voulu proposer aussi une recette sucrée. Mon expérience la plus réussie, c'est ce crumble aux pommes et au blé germé. Avec une couche fondante parfumée à l'amande et à la cannelle, qui se mêle à la compote de pommes, et une couche croustillante, d'amandes et de blé germé. Essayez !
Pour 4 personnes :
4 cs de blé à germer
500 g de pommes
3 cs purée d'amande
1 cc cannelle en poudre
9 cs sucre complet
50 g de farine bise (T80)
50 g d'amandes
25 g de beurre salé
- Faire germer les grains de blé pendant trois jours jusqu'à ce que le
germe apparaisse sous forme de plusieurs petites pointes blanches ou
vert très pâle, en le rinçant régulièrement.
- Préparer une compote de pommes sans sucre ajouté :
Peler et épépiner les pommes, les couper en quartiers, et les faire
cuire à l'étouffée avec un tout petit peu d'eau. Puis les réduire en purée.
- Préparer la couche fondante du crumble : mélanger dans un saladier 2 cuillérées à soupe de blé germé avec 4 cuillérées à soupe de sucre, la purée d'amande, la farine et la cannelle pour obtenir un mélange grumeleux. Réserver le reste du blé germé et du sucre.
- Dans des petits moules individuels du type crème brûlée, répartir la compote de pommes, et la recouvrir de la couche fondante. Enfourner 10 minutes à 180°.
- Préparer la couche croustillante du crumble : Mixer ensemble les amandes et le reste du blé germé pour obtenir une poudre grossière. Ajouter le beurre salé et 5 cuillérées à soupe de sucre. Sortir les moules du four, les saupoudrer de cette préparation, et enfourner à nouveau 10 min.
12 avril 2007
Soupe miso aux graines germées
Au printemps, les graines germent plus vite, et apportent une petite touche de fraicheur. Ca aide à attendre que les légumes de printemps n'arrivent sur les marchés ! et je me remets à en mettre un peu partout...
J'ai proposé à Végétariens Magazine d'en décorer une soupe miso. Elle est désaltérante et légère. Et surtout, c'est la soupe la plus rapide à préparer que je connaisse, parce qu'elle ne nécessite pratiquement pas de cuisson.
Sur la base de cette recette, vous pourrez la personnaliser à volonté avec des légumes de saison et vos graines préférées.
Pour 2 personnes
750 ml de bouillon de légumes non salé
1 cuillérée à café de pâte miso
1 carotte
1 côte de céleri-branche
1 échalote
1/2 bloc de tofu ferme (environ 70 g)
1 cuillérée à soupe de graines variées germées (radis, lentilles,
luzerne...)
Faire chauffer le bouillon. Y délayer la pâte miso.
Râper la carotte. Emincer le céleri, le tofu et l'échalote. Les verser
dans le bouillon, et laisser cuire 2 min.
Servir en ajoutant les graines germées dans l'assiette.
Pour changer, on peut par exemple remplacer le céleri-branche par un autre légume : champignons, chou-rave, petit poireau...
02 avril 2007
Cueillette d'orties : j'améliore la technique
Pas difficile de faire mieux que la dernière fois, quand j'avais improvisé une cueillette sans gants ni outil tranchant.Cette fois-ci il y a un net progrès, dans le rendement pour commencer, et aussi dans l'état de mes mains à la fin !
Il faut un matériel très sophistiqué : un petit coin de nature (ou de jardin) plein d'orties et éloigné des routes, une paire de ciseau, un gant pour la main gauche (je tiens les ciseaux de la main droite), et un grand saladier.
Donc je saisis une ortie de la main gauche en attrapant délicatement les feuilles du haut, et je coupe juste au ras des feuilles. Dans mon saladier ne tombent donc que de jolies petites feuilles soigneusement sélectionnées. Non seulement ça va vite à couper, mais en plus ça ira vite à nettoyer ! A la maison, je laisser tremper pas trop longtemps les feuilles d'orties pour les rincer. Et c'est prêt !
En plus, j'ai passé une demi-heure avec le dos au premier soleil du printemps, et c'était très agréable !
Quant à la recette, il faudra revenir. Je vous avais prévenu, c'est une saga à épisodes, l'ortie ! Ma quiche à l'ortie, au seigle et au tofu soyeux était joliement rustique, mais franchement fade. A améliorer !
Rien à voir avec mon velouté d'orties (la chance du débutant !) que je vous recommande.
La prochaine fois, j'essayerai sans doute le rastegaï d'orties de Valérie. Ou alors la quiche d'orties, toute simple, de Boire et Manger.


























