15 avril 2007
D'où viennent... nos pommes ?
Je vous présente aujourd'hui quelques notes et photos de ma visite aux Vergers de la Bretêche.
Pour les personnes qui, comme moi, ne connaissent rien aux techniques agricoles, aux motivations et réalités des producteurs engagés dans la bio,... mais tentent de s'améliorer !
Je vous ai déjà parlé de Patrick Couté, qui vend ses pommes à Tours sur le Marché Velpeau. Du coup, il m'a proposé de lui rendre visite. J'ai passé un après-midi ensoleillé dans un verger en fleurs, avec mes enfants, à lui poser toutes sortes de questions naïves...
Des pommes bio, mais pas seulement
Nous sommes à Saint Paterne Racan, à une trentaine de km au nord-ouest de Tours. C'est une région réputée en Touraine pour sa production de pommes, qui réserve quelques surprises au visiteur. On pénètre dans le bourg par la rue principale, qui sinue entre l'Escotais et la falaise où s'alignent maisons et caves troglodytes. Mais où sont les pommiers ?
J'ai trouvé sans problème la maison et sa cave creusée dans le roc, qui sont signalées par le panneau "Pommes bio". Il faut ensuite grimper par un petit chemin en terre, pour découvrir en haut de la falaise, le verger et la vue dégagée sur les champs et vergers environnants. Le bourg ne se laisse plus deviner que par quelques toits qui dépassent.
Le verger de 6-7 ha environ, est beaucoup plus complexe que je ne l'avais imaginé. Il y a des rangées de pommiers, bien sûr. Mais aussi des cerisiers, des poiriers, des cognassiers. Les rangées de cassissiers, framboisiers, groseilliers, et les aronias. Un petit potager à usage familial, je crois.
Je ne suis pas surprise de voir un coin réservé aux orties. Mais déjà plus étonnée, lorsqu'il demande aux enfants de ne pas cueillir les fleurs de pissenlit. Et nous découvrons aussi un jardin de plantes médicinales : menthe, rue, absinthe, etc. Elles seront elles aussi utilisées pour le traitement des arbres et des sols.
De façon générale, je vois peu de terre retournée. Patrick Couté souligne le paillage, qu'il utilise en été au pied de ses arbres. Les mauvaises herbes ne sont pas éliminées mais leur prolifération est limitée avec une broyeuse. Il fait d'ailleurs profiter ses voisins en agriculture conventionnelle de cette technique : un service rendu qui limite un peu la quantité de pesticides utilisés dans les environs.
Il repère d'ailleurs beaucoup de plantes et de fleurs sauvages qui poussent dans les bosquets ou dans le verger, et s'émerveille des orchidées, des bourdons qui s'activent, et des oiseaux sur lesquels il compte pour limiter les invasions d'insectes parasites.
Alors que nous sommes entourés de pommiers, il trouve qu'il n'y a "pas assez d'arbres", et fait pousser des noyers du Japon et d'autres espèces, pour qu'ils demeurent dans le paysage. La haie vive qu'il a planté pour protéger l'exploitation prend forme au fil des ans.
Une parcelle vient d'être arrachée et nivellée, parce qu'il y avait "assez" d'arbres fruitiers. Quelques animaux y trouveront peut-être une pature plus tard. Pour l'instant, les seuls animaux élevés ici sont les abeilles de deux ruches.
Biodynamie mystérieuse
Patrick Couté est l'un des rares arboriculteurs formé en bio-dynamie. Cette rencontre a été pour moi l'occasion de surmonter mes préjugés à l'égard de l'agriculture biodynamique.
J'étais déjà convaincue de l'excellente qualité des produits issue de la biodynamie, et de la sincérité de ses partisans. Mais je dois avouer mon scepticisme à l'égard de sa théorie, et ma méfiance vis-à-vis de son vocabulaire et de ses concepts les plus ésotériques.
C'est Rudolf Steiner, le père de l'anthroposophie, qui a fondé l'agriculture bio-dynamique en 1924. Je dirais simplement que ces techniques reposent sur l'attention à la santé du sol plutôt que sur le traitement des cultures, sur une éthique forte plutôt que sur la recherche de l'amélioration de la productivité, et la prise en compte de l'influence du "cosmos" dans les pratiques agricoles. Si vous souhaitez en savoir plus vous pourrez vous reporter par exemple au site de la Maison de l'agriculture Bio-dynamique.
Patrick Couté, qui connait par son expérience professionnelle à la fois l'arboriculture conventionnelle, biologique et bio-dynamique, peut témoigner de ce que lui apporte cette pratique, même s'il regrette de ne pouvoir mieux la "comprendre".
Il a évoqué en particulier deux spécificités :
- D'une part, le respect, dans la mesure du possible, des "rythmes cosmiques" et d'un calendrier des "jours-fruits" et des "jours-fleurs" pour ses interventions au verger.
- D'autre part, l'utilisation de préparations-maison, élaborées dans un dynamiseur, qui servent à soigner les sols ou à traiter les arbres.
Décrit par moi, cela donne ceci : une grande cuve en bois, avec une pâle à l'intérieur, qui permet de mélanger des ingrédients : de la terre du verger, de la silice, des plantes ramassées ou cultivées à cet effet sur le domaine, et d'autres achetées spécialement. La rotation, dans un sens puis dans l'autre, crée un "chaos" qui "dynamise" la préparation. Elle est ensuite enfouie dans le sol ou pulvérisée en toutes petites quantités en fonction des besoins.
Ces techniques permettent à Patrick Couté de limiter au maximum l'apport de sulfate et de cuivre (autorisés en agriculture biologique) et de tendre vers l'autonomie en diminuant les intrants achetés à l'extérieur.
Une recherche permanente
Pour résumer cette visite, je dirais que j'ai été impressionnée par cet esprit de recherche et d'expérimentation systématique et sans répit. Depuis qu'il s'est installé et a progressivement converti son exploitation à la bio, Patrick Couté continue de s'approprier, tester et d'améliorer ces techniques, au risque d'échecs et d'années difficiles.
Chercher et introduire des variétés, croiser, recéper et greffer, permettre des pollinisations croisées, tenter de supprimer tous les produits de traitement utilisés, revenir en arrière et recommencer, déplacer les ruches,... les connaissances empiriques s'élaborent au fil des années.
La bio au delà de la technique
J'ai aussi été frappée par le plaisir que Patrick Couté prend à son travail, pas seulement suscité me semble-t-il par cette recherche, mais aussi par la modification radicale de la commercialisation de sa récolte.
En changeant de mode de production, il a aussi pu changer de clients : Plutôt que de vendre ses fruits à la coopérative locale, en se soumettant ainsi aux exigences de la grande distribution sans en tirer une rentabilité suffisante, il a choisi un circuit de vente très court qui le libère du souci de la productivité : la totalité de sa production est vendue sur les marchés de Tours. Et il apprécie manifestement ces contacts avec ses clients.
Au total, sa conversion à l'agriculture biologique s'est accompagnée d'un changement complet de philosophie : Emerveillement devant la nature, recherche d'autonomie plutôt que de productivité, échanges de services avec d'autres professionnels, chaleur des contacts avec les clients, contribuent à rendre son métier plus riche et plus intéressant.
Variétés nouvelles et anciennes
Une "nouvelle variété" dans le verger ne signifie pas une "variété nouvelle" !
Patrick Couté cultive plusieurs variétés anciennes dans son verger. Les raisons en sont multiples : résister à l'uniformisation des variétés par l'agriculture industrielle, en conservant et diffusant des variétés délaissées, tout d'abord.
Mais aussi, le fait que les variétés anciennes sont souvent mieux adaptées à l'agriculture biologique. Elles demandent moins d'eau, donc pour ainsi dire pas d'arrosage. Et comme elles sont plus tardives, les arbres sont plus rustiques, et resistent mieux à certaines maladies. Par exemple, c'est au début du printemps que se multiplient les champignons comme la tavelure. Ils sont disséminés par le vent et s'installent sur les feuilles, pour se développer plus tard sur les fruits et ruiner la récolte. Si les feuilles et les fruits ne sont pas encore apparus à cette période, ils seront moins touchés.
Voici les variétés que l'on peut trouver en cette saison aux vergers de la Bretêche :
Originaire du Japon, 1939. Croisement de Ralls Janet et Red Delicious. Introduite sur le marché depuis 1962.
Fruit moyen à gros, strié rouge-orangé sur 1/4 à la moitié de la surface. Epiderme vert à lenticelles en étoile, chair blanc-verdâtre, fine, tendre, juteuse, très sucrée mais peu acidulée et peu parfumée.
Très bonne conservation, jusqu'en juin, mais qualités organoleptiques moyennes.
Croisement entre Golden delicious et Kidd's orange (1960).
Fruit strié de rouge carminé. Sa chair est jaune, ferme croquante, juteuse, sucrée.
Excellent fruit de table et de cuisson.
Originaire d'Amérique (1890)
Culture facile, bonne résistance à la sécheresse.
Calibre moyen à gros. Peau lisse avec des lenticelles. Coloration jaune verdâtre, légère coloration rouge côté soleil. Chair blanche, juteuse, ferme, fine, sucrée, légèrement acidulée.
Excellente pomme à couteau.
Croisement entre Jonathan et Delicious, originaire des Etats-Unis.
Peau lavée de rouge foncé sur fond jaune avec quelques rugosités.
Calibre moyen à gros. Assez ferme, juteuse, sucrée, parfumée.
Et donc, il y a aussi :
C'est une sous-variété de la Reinette du Mans à chair jaune, très résistante à la tavelure, que l'on trouve dans le Nord de la Touraine et dans la Sarthe, aux environs de Chateau-du-Loir.
Epiderme jaune doré, tache de fauve sur tout le fruit, épais et rude.
Chair jaunâtre, bien parfumée, parfois supérieure à la Reinette du Mans.
Très bonne pomme à couteau.
Originaire de Bourgueil, on la trouve en Indre-et-Loire.
Fruit moyen à gros, épiderme verdâtre à jaune pâle, fortement plaqué de fauve-verdâtre rugueux.
Chair blanchâtre à jaunâtre, peu juteuse, croquante, parfumée, légèrement sucrée et légèrement acidulée.
Très bonne pomme à cuire.
Originaire de l'Ouest de la France, sans doute des Deux-Sèvres.
Maturité tardive, pouvant se conserver jusqu'à la fin de l'hiver, ou jusqu'au printemps en chambre froide.
Fruit moyen, ayant l'aspect d'une petite reinette du Canada. Dans les régions où la variété réussit bien, le fond est jaune d'or à maturité : Peau jaune dorée, tachetée de minuscules points bruns.
Chair ferme, juteuse, sucrée, parfum prononcé de reinette.
Origine très ancienne et inconnue.
Fruit moyen à gros, épiderme mince et rude, entièrement bronzé, passant du gris verdâtre au roux brillant, granité de points rugueux.
Chair roussâtre, très ferme, à saveur sucrée, acidulée, légèrement anisée.
Bonnes pommes à tarte.
Très tardive, donc rustique.
Fruit aplati à la base, épiderme lisse, jaune clair, finement ponctué de brun sur toute la surface, plus ou moins strié de brun-grisâtre. Très bonne qualité gustative. Chair blanche, fine, serrée, croquante, assez juteuse, assez sucrée, parfumée. Se conserve jusqu'en mai.
Très bonne crue ou en compote.
Plusieurs autres variétés sont cultivées, mais elles sont commercialisées plus tôt parce qu'elles se conservent moins longtemps. Donc je n'ai pas pu les photographier !
Sources pour la description des variétés :
Fruitiers.net (bourse aux greffons)
Les Croqueurs de Pommes de Touraine
Les pommes de nos vergers (site personnel qui donne les fiches variétales des Croqueurs de pommes ou d'autres sources)
Pomologie (site d'Alain Rouèche, membre des Croqueurs de pommes)
Préoccupations
Avec l'uniformisation des variétés de fruits, ce qui semble inquiéter Patrick Couté, c'est la réduction des terres agricoles et du nombre de personnes vivant de l'agriculture. A Saint Paterne Racan, plusieurs agriculteurs viennent de cesser leur activité, pour des raisons diverses. Ils revendent leurs terres, au bénéfice d'une urbanisation qui grignote petit à petit les terrains agricoles.
La politique publique en matière d'agriculture reste très peu favorable au bio. La PAC continue de ne s'intéresser qu'aux céréaliers, qu'ils soient en bio ou non. La France détient toujours un record pour l'utilisation de pesticides. Pour les maraîchers et les arboriculteurs, il n'y a de subvention possible qu'au moment de la conversion des terres en bio, et encore sont-elles assorties de contraintes très lourdes et parfois absurdes. Les programmes des candidats aux prochaines elections ne rendent pas particulièrement optimiste quant à l'évolution de ces politiques.
Pendant ce temps-là, nous consommons de plus en plus de fruits importés, à grand renfort d'énergie mais à des prix étonnemment bas. C'est ce qui représente le plus grand danger, aux yeux de Patrick Couté, pour l'avenir des vergers français.
Coordonnées :
Verger de la Bretêche
16 rue du Maréchal Leclerc
37370 Saint Paterne Racan
Tel. 02 47 29 31 12
Vente à la ferme le samedi de 15h à 18h
A Tours,
Marché Velpeau, jeudi matin et dimanche matin
Marché Beaujardin, samedi matin
Commentaires
c'est incroyable toutes ces varietes de pommes , moi je m'y perd !
Par manque de temps je n'ai pas encore tout lu de l'article, mais je l'ai noté pour revenir. J'ai retrouvé récemment le plaisir des pommes, que j'achète que bio, pour savourer la sensation de les croquer avec la peau! C'est mon goûté l'après-midi. J'habite un coin où on cultive des pommes et on est gâté avec toutes les variètés délicieuse!
melrose
joli nom,
ici elle s'appelle la pink lady.
Mais bon ici si on veut de pommes locales, il faut s'y prendre entre aout et novembre.. apres cest tres difficile... avec un peu de chance on en a des bio de l'ontario ou du Vermont. Mais en général l'hiver c'est de la colombie britanique ou de la californie.
Par les temps qui courent le bio et hors de prix car les producteurs d'ici n'ont rien commencés...
Et puis les fêves vertes qui arrivent d'Égypte... on s'entend que cest bof...
M-H
Merci pour ce long article très instructif
Un billet particulièrement intéressant et passionnant. On se croit presque sur place, merci!
Mangez des pommes
Du coin! Quelle chance d'avoir un fruiticulteur passionné et respectueux près de chez toi! Merci pour ce long et passionnant billet.
merci pour cet article tres instructif, et tres interessant!!
c'est sympa de nous faire partager tout ça!
Merci pour ce très bon reportage.J'achète mes pommes en bio et c'est vrai qu'il faut préférer celles de sa région.
très intéressant cet article , c'est vrai qu'ici, en deux sèvres, il y a beaucoup de reinettes clochard, cultivées dans la " Gâtine" mais hélas la plupart en agriculture conventionnelle avec des dizaines de passages de produits phytosanitaires tous les ans !
Quel reportage!
Et quand connaît le marché Velpeau à Tours, comme moi, c'est vraiment intéressant d'en savoir plus sur ces producteurs!
Bravo pour cette bel article, intéressant.
Mon mari, avait fait pendant son apprentissage en agriculture, une année de biodynamique, mais à l'époque, n'était pas encore très connu et il n'a pas pu le faire reconnaitre comme année d'apprentissage!
Merci!
Cet article est formidable!
La conclusion fout un peu la trouille, espérons que ce genre de reportage puisse faire changer les mentalités.
Merci encore
bravo
Moi aussi, j'ajoute mon bravo pour cet article. Détaillé, instructif, pas frimeur... Bravo pour le blog en général, d'ailleurs ; je viens souvent y piocher des idées, des liens ou du renfort pour mes "convictions" bio : j'habite en Espagne pas très loin de Madrid, et le bio ou l'écolo reste encore du domaine de la secte ici !
Encore merci
Marie
Pink Lady et Melrose
Juste une précision pour M-Hélène, après vérification : il s'agit de deux variétés différentes.
La Pink Lady est originaire d'Australie, croisement entre Lady William's et Golden Delicious.
Je cite http://www.pinklady-europe.com/ : "Reconnaissable entre toutes par mon sticker en forme de cœur, je suis une pomme bicolore, avec une dominante allant du rose pastel au rouge.
Ma couleur de fond est verte à vert tendre à la récolte, évoluant vers le jaune au fur et à mesure que je mûris. Mon épiderme est mince. Ma forme est cylindrique et harmonieuse. Ma chair de couleur blanc crème est croquante, ferme et juteuse."
Merci à tous pour vos encouragements. J'avais un peu la trouille de publier autre chose qu'une recette.
Super ton article, j'y ai appris une tonne de choses et je ne serais certainement pas la seule.
Je suis très optimiste, petit à petit, la bio progresse et le net n'y est pas étranger.
Il y a deux questions que je n'ai jamais osé poser à M. Couté :
– Est-il apparenté à Gaston Couté ?
– Combien de fois dans l'année des clients lui font-ils remarquer qu'il manque un M à un mot de sa banderole (« du producteur au consomateur ») ?
En effet Patrick Coute est apparente a Gaston Coute.
Et en ce qui concerne la banderole:bonne question:)
Sinon,tres bon article vraiment.
Les produits du Verger de la Bretêche
Merci pour toutes ces infos, et bravo pour ce blog qui est une vraie mine d'or!
Pour ceux qui habiteraient au nord nord/ouest de Tours, je vous informe que je viens de commencer une activité de livraison de produits bio à domicile : Epicerie, cosmétique equitables, hygiène...et produits du verger de la Bretêche!!). Je suis basée à St Paterne Racan (a qq 100aines de metres de chez Patrick Couté!) et livre dans un rayon de 20/25kms.
Si vous souhaitez recevoir mon catalogue ou en savoir un peu plus, envoyez moi un mail a bioadom@neuf.fr ou tel : 02 47 29 34 69.
A Bientôt
Veronique de BioAdom
Bravo pour cet article très intéressant, long comme il faut pour tout savoir, mais qui donne encore envie d'en apprendre davantage (= un article réussi !). J'habite à Amboise et il n'y a pas tant que ça d'endroits où acheter bio, sauf à aller à Tours ou Tours Nord (un peu de route tout de même) : un producteur au marché, mais le choix est assez réduit (en plus ils arrêtent à la fin de l'année). Il y a Biolinet, mais idem, choix plutôt réduit sur le marché (ils m'ont dit qu'en boutique c'était plus large). et un magasin bio en ville, mais surtout de produits cosmétiques, avec un petit rayon épicerie.
Cela pourra peut-être servir :)
En tout cas merci beaucoup pour toutes ces informations et peut-être au plaisir de se voir un jour au marché !
Fruits Bio en 79
Et si il existe quelques producteurs de fruits Bio en Poitou-Charentes et plus exactement en Deux-Sevres. Alors venez sur mon site ou encore mieux, passez me voir et vous verrez comment la Gâtine est belle.
Les Vergers de Pirouette.
qualité de la R Saintonge
Bonjour
La reinette de Saintonge est t'elle bonne polinisatrice ??
Quelles sont ses résistances aux maladies?
Remerciements
Pierre
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