30 novembre 2006
Le pain d'épices sans miel de Virginie
J'aime beaucoup le pain d'épices. Et j'ai fait une découverte sur le blog de Virginie, Absolutely green : on peut faire un pain d'épices délicieux sans miel !
Vous devez vous demander l'intérêt de retirer l'ingrédient principal du pain d'épices. En voici plusieurs :
- Pour les végétaliens attentifs à la souffrance animale, il s'agit avant tout de fabriquer un gâteau qui ne contienne bien sûr ni lait ni oeufs, mais pas non pas de miel, également d'origine animale.
- Pour moi, cette recette présente d'autres mérites cruciaux : la recette de Virginie peut donner un pain d'épices peu sucré, ce qui me convient encore mieux au goût, et du coup, j'en mangerais des tonnes...
- En plus, c'est nettement moins cher. Parce qu'un pot de miel bio à chaque fois, ça faisait jusqu'ici de cette gourmandise un délice rare à la maison...
- Et puis, je peux utiliser mes écorces d'orange confites !
Virginie a publié deux variantes :
- un pain d'épices au sucre rapadura et aux agrumes confits
- et un autre, sans gluten (farines de sarrasin et de riz)
Personnellement, j'ai testé, et retesté (pour vérifier comme c'était bon !), la première recette.
La première fois, j'avais raté la cuisson avec un four trop peu chaud (Th 4-5) et une cuisson trop longue. Curieusement, cela avait donné une croûte dure.
La deuxième fois, avec une petite demi-heure à four chaud (th 6-7), impeccable : gonflé, souple, et tout aussi délicieux.
Merci Virginie, l'hiver sera parfumé.
26 novembre 2006
Bio ou bon marché ?
J'ai comme principe d'acheter des produits frais et bio.
Pourtant, j'ai gardé certains automatismes lorsqu'il m'arrive occasionnellement de faire mes courses en grande surface : je remplis mon panier de boîtes de conserve de haricots blancs, rouges et de boîtes de pois chiches.
source de la photo empruntée :
"des mathématiques en fer blanc" sur le site de l'IUFM de Lille (allez voir...)
Pourquoi ? Parce que les minuscules bocaux bios des mêmes produits à la Coop sont incroyablement chers alors que les boites premier prix des GMS sont incroyablement bon marché.
Et je me contentais jusqu'à présent de faire cuire moi-même mes légumineuses les seuls jours de grand enthousiasme ou d'expérimentation débridée (pour les faire germer par exemple).
Aujourd'hui encore, j'ai traîné un peu devant le rayon des pois chiches en jolis bocaux bio à la Coop. Mais j'ai tout reposé sur l'étagère. Et je me suis précipitée dans un éclair de lucidité au rayon produits secs en vrac. Comme toujours, c'est la réponse au dilemme "bio ou bon marché" : le faire moi-même et bio, bien sûr...
Et ce soir, la rencontre fortuite avec un document qui vaut le détour m'a convaincue de vous faire part de cette résolution intime !
Merci à Virginie d'avoir servi d'intermédiaire.
Bon, je n'ai pas résolu d'acheter les légumineuses par 10 kg et de faire mes propres conserves en autoclave, mais tout simplement de les acheter et de les faire cuire au gré de nos besoins. Allez hop, un petit sac en papier de pois chiches et un autre de haricots. C'est quand même pas si compliqué ! Il me suffira de penser à faire tremper les légumineuses, au moment de la journées où je m'inquiète du stock de yaourts au frigo ou de rincer mes graines germées ! Juste une petite routine supplémentaire, qui me réjouis (ce soir en tout cas...).
Mes achats alimentaires non bios : il ne me plus reste à "éliminer" le coulis de tomate et le maïs en boîte. Comme tous les produits transformés et conserves, ces produits souffrent du même "problème" : une énorme différence de prix entre le bio et le conventionnel. Je ne me sens pas le courage de passer le mois de septembre chaque année préparer suffisamment de coulis maison pour l'année (quand on connait la consommation de sauce rouge de mon fils le plus jeune...), et le maïs cru bio est encore plus cher que les conserves.
source de l'image : Avenue des jeux
Mais puisqu'il ne reste plus que ça, la différence en € sur mon budget alimentaire mensuel (qui est toujours sous contrôle, contrairement à ce que je craignais à mes débuts "dans" le bio) serait vraiment minime. Alors yapuka...
Vos commentaires et astuces sur le thème du bio pas cher sont les bienvenus...
A propos de légumes secs, je signale le dossier de Pascale de c'est moi qui l'ai fait !
J'ai publié jusqu'ici moi-même très peu de recettes à base de légumineuses. Il va falloir arranger ça...
Purée de cocos au basilic et à l'huile d'olives
Pilaf de quinoa et légumes doux
Salade de pois chiches aux graines germées
Et que j'ai appris, lors d'un atelier animé par Valérie Cupillard, que faire germer ses pois chiches 24 h avant de les cuire permet de diminuer leur temps de cuisson. A bon entendeur...
21 novembre 2006
Galettes martiennes
Elles sont toutes vertes, mes galettes du jour.
Au lieu des habituels flocons de céréales, j'ai utilisé des flocons de pois cassés, et aussi des poireaux et du persil.
Dans l'assiette d'Albin, 4 ans, ça donne un martien plutôt sympathique, qui a déjà perdu une partie de son crâne :
Les flocons de pois cassés autorisent une cuisson beaucoup plus rapides que les pois cassés. On peut bien sûr en faire des purées, épaissir des soupes. Mais pourquoi pas aussi des galettes ou des pâtés végétaux. Ils s'aggrègent beaucoup plus facilement que les flocons de céréales, et évitent ainsi le recours à l'oeuf, lorsqu'il s'agit de leur donner une belle tenue.
Je précise que je les ai accompagnées ici de graines de tournesol, qui prennent toute leur saveur lorsqu'elles sont grillées à sec quelques instants. Et d'une polenta au beaufort et aux échalotes, parce que poireau + polenta, c'est décidément une combinaison gagnante.
Ingrédients pour 6
3 petits poireaux cuits à la vapeur
environ 1/2 litre de bouillon de cuisson des poireaux
150 g de flocons de pois cassés
2 cs bombées de crème de riz (farine de riz précuite, vendue en magasin bio)
du sel
1/2 bouquet de persil frais
3 échalotes
une cc de sariette séchée
- Dans une casserole, réchauffer le bouillon. Le saler, y ajouter la sariette. L'amener au frémissement. Je vous recommande de saler très prudemment le bouillon. Pour le goût, il sera préférable d'ajouter une goutte de tamari dans votre assiette au moment du service.
- Hors du feu, y verser les flocons de pois cassés et la crème de riz. Laisser imbiber tout en remuant pendant quelques minutes.
- Au mixer, hacher les poireaux, le persil et les échalotes. Verser les légumes dans la casserole et mélanger tous les ingrédients ensemble.
- Dans une sauteuse huilée, former six galettes bien épaisses avec toute cette préparation. Couvrir et surveiller la cuisson. Retourner lorsque la première face est dorée.
17 novembre 2006
Munster-rattes ou Poireaux-camenbert ?
Deux tartes aux légumes et au fromage pour un duel odorant...
J'essaye d'habitude de publier principalement des recettes de ma création. Aujourd'hui, ce n'est le cas pour aucune des deux. Mais ces recettes correspondent tout à fait aux bonnes idées que j'aimerais avoir ! En haut, une recette qui vient de mon panier de légumes et ses pommes de terre-rattes. En bas, une tentative de retrouver un souvenir de dégustation qui a plus de 10 ans (dans une "pizzeria" en Allemagne).
Pour la pâte :
250 g de farine bise
1/2 sachet de levure
un peu d'huile d'olive et d'eau
Pour la garniture munster-rattes :
1 munster
300 g de pommes de terre rattes
du cumin en graines
le zeste d'une demi-orange non traitée (ou bio, bien sûr !)
Pour la garniture poireaux-camenbert :
2 gros poireaux
1 camenbert
une poignée de noisettes
Une explication rapide sur le mode opératoire :
Pour la tarte aux pommes de terre rattes, il faut d'abord faire cuire les pommes de terre à la vapeur. Ensuite, j'ai préféré les éplucher. Puis il faut les couper en rondelles, que l'on répartit sur le fond de tarte. Ensuite, on recouvre les pommes de terre avec le munster coupé en tranches, que l'on saupoudre de cumin en graines et de zeste d'orange.
Il ne reste plus qu'à enfourner une demi-heure à 180°.
Pour la tarte aux poireaux : il faut couper les poireaux en rondelles, que l'on fait suer dans une sauteuse couverte avec une goutte d'huile de tournesol. On répartit ensuite les poireaux attendris, le camembert en tranches et quelques noisettes sur le fond de tarte, avant de l'enfourner.
Soupe de céleri-rave au roquefort
J'aimais déjà beaucoup les côtes de céleri-branche au roquefort... j'ai découvert la recette qui était jointe à mon panier de légumes cette semaine, en accompagnement d'un énorme céleri-rave.
Le rapport finesse-du-résultat / simplicité-des-ingrédients est étonnant.
Pour 3-4 personnes
1 céléri-rave
100 g de roquefort
un peu de persil
- Eplucher le céleri-rave et le couper en morceaux.
- Dans une cocotte minute, le recouvrir à peine d'eau, et le faire cuire à la cocotte minute pendant 15 minute sous pression.
- Egoutter le céleri-rave cuit, et le mixer avec la moitié du roquefort.
- Servir bien chaud, avec du persil et le reste de roquefort en petits morceaux.
15 novembre 2006
Lasagne au chou frisé
Une version d'hiver pour les lasagnes végétariennes, avec cette fois un empilement de : feuilles de chou frisé, béchamel, sauce tomate au tofu et aux légumes, lasagne.
Ingrédients pour 6 personnes
1 petit chou frisé
6 feuilles de lasagne
400 ml de coulis de tomates
1 oignon
2 gousses d'ail
2 échalottes
1 goutte d'huile d'olive
1 cc de cumin en poudre
1 cc de gingembre en poudre
100 g de petits pois en conserve
1 carotte râpée
125 g de tofu ferme
de la chapelure
3 cs de maïzena
2 cs de crème fraîche (que l'on peut remplacer par de la purée d'amande)
25 cl de lait (que l'on peut remplacer par du lait de soja)
de la muscade
- Préparer la sauce tomate :
Hâcher l'oignon, les gousses d'ail et les échalottes et les faires revenir dans un peu d'huile d'olive. Ajouter le cumin, le gingembre, du sel et remuer. Lorsque l'oignon et les échalottes ont doré, ajouter les petits pois, la carotte râpée, le tofu détaillé en petits dés et le coulis de tomate. Laisser cuire à feu doux pendant le temps de préparation de la béchamel. - Préparer la béchamel :
Dans une petite casserole, faire chauffer la crème fraîche. Lorsqu'elle se liquéfie, retirer la casserole du feu pour ajouter la maïzena et le lait, et délayer rapidement. Remettre sur le feu en continuant de remuer jusqu'à ce que la sauce épaississe. On peut la saler et la parfumer à la muscade.
- Laver le chou frisé, retirer les feuilles extérieures abimées, et détachées les feuilles une à une. Réserver les petites feuilles du coeur bien croquantes pour la décoration de l'assiette.
- Monter les lasagnes en prévoyant deux successions de couches : chou, sauce tomate, lasagne, béchamel. De cette façon, la dernière couche doit être une couche de béchamel. Les quantités conviennent pour un plat à gratin aux dimensions de trois feuilles de lasagne juxtaposées.
- Verser un verre d'eau sur la dernière couche en le répartissant sur toute la surface du plat. Laisser l'eau s'imbiber quelques instants, avant de saupoudrer le plat de chapelure.
- Enfourner une demi-heure à 180°.
07 novembre 2006
Gateau aux marrons
Après quelques lamentables ratages et beaucoup de travail inutile, j'ai fini par demander sa recette à ma mère. Mieux vaut une qui sache... Je n'arrive pas à tous les coups à réinventer le fil à couper le beurre.
Eplucher les châtaignes requiert une certaine technique, et cette recette de gâteau aux marrons et au chocolat est inimitable.
Cette fois, ça valait la peine...
Pour un petit gâteau, qui vous donnera du mal, mais satisfera de nombreux gourmands
500 g de chataignes crues
100 g de beurre
125 g de chocolat rapé (j'ai mis une plaque de 100 g de chocolat noir très fort, et c'était bien)
100 g de sucre
1 demi gousse de vanille
sel
- "Faites une fente dans la partie bombée des chataignes, jetez-les dans l'eau bouillante légèrement salée, laissez-les 5 min. Otez ensemble les deux peaux des marrons, faites les cuire à nouveau dans l'eau bouillante, 20 min cette fois."
Facile à dire ;-( En fait, après la première cuisson, je n'ai réussi qu'à retirer la première peau. J'ai donc remis les chataignes dans l'eau bouillante quelques minutes, pour tenter d'oter la seconde peau. Puis j'ai remis les marrons pelés à nouveau dans l'eau bouillante, pour finir de les cuire et pour les réchauffer. Ils doivent être chauds ou tièdes pour la suite de la recette. - Mixez ensemble le chocolat et la vanille. Ajouter les marrons, le beurre, le sucre, et mixer à nouveau jusqu'à obtention d'une pâte homogène.
- Tassez cette préparation dans un petit moule, et mettez au réfrigérateur 5 à 6 heures.
- En servir de petites parts.
Merci Maman. Cette fois, je garde la recette, et je ne la perds plus.
Choucroute vite-faite
Plutôt que de mitonner la choucroute à la bière pendant une heure, j'opte souvent pour une solution plus rapide : la faire revenir vite-fait-bien-fait dans un peu d'huile. A peine cuite, presque croquante et dorée. Essayez avec quelques légumes d'hiver et des saucisses de porc ou de soja. Tellement efficace qu'on n'est pas obligé d'attendre une grande occasion pour s'offrir un petit seau de choucroute.
Pour 6 personnes
500 g de choucroute crue au sel
500 g à 1 kg de pommes de terre
1 gros oignon
3 carottes
500 g de potimarron
des baies de genièvre
1 cuillérée à soupe d'huile de tournesol
6 saucisses de soja fumées
moutarde
- Dans une cocotte en fonte, faire revenir dans l'huile l'oignon, la carotte et le potimarron coupés en morceaux. Couvrir et baisser le feu pour les cuire à l'étouffée. Il faut compter 15 à 20 min pour qu'ils s'attendrissent.
- Rincer la choucroute, l'essorer. La verser dans la cocotte avec les baies de genièvre. Laisser cuire 10 min environ en remuant régulièrement, jusqu'à ce que le chou soit doré.
- Pendant ce temps-là, on peut faire griller les saucisses dans une poële à sec pour les servir avec la choucroute et un peu de moutarde.


















