20 septembre 2006
Petits pains aux graines de courge etc.
La rentrée scolaire a fait naître en moi une grave préoccupation : que donner à mes petits garçons aux heures fatidiques de sortie de l'école (11h30 et 16h30) pour éviter une crise de famine sans acheter un paquet de petits gâteaux chers, sucrés et sur-emballés tous les jours ?
Depuis la rentrée, je m'essaye donc à faire mon pain (sans machine à pain, car je précise que je suis une résistante à la MAP). Avec des résultats plus ou moins heureux.
Une chose fonctionne en tout cas, ce sont les petits pains aux graines et autres pour les goûters. Les préférés de mes enfants : petits morceaux de chocolat noir, noisette ou raisin frais. J'aime bien aussi oignon rouge émincé, graines de courges, noix fraîche...
Pour faire le pain, je connais deux possibilités : les pains au lait à levure de boulangerie, et des petits pains au levain.
Cela ne vaut la peine de préparer un levain que si vous souhaitez fabriquer des petits pains tous les deux jours pendant une semaine par exemple. Et y consacrer environ une demi-heure à chaque fois. Sinon, optez pour la levure de boulangerie, qui permet de préparer de petites quantités, beaucoup plus rapidement.
Avantages du levain :
- le goût
- la conservation plus longue du pain
- 100% bio et très économique
- sans sucre ajouté (ou presque)
Avantages de la levure de boulangerie déshydratée (SAF ou autres marques)
- beaucoup plus rapide
- facile à doser pour de petites quantités
- une façon simple de réussir ses premiers pains
Puisque j'ai déjà donné une recette de pains au lait à base de levure de boulangerie, je vous propose aujourd'hui celle des petits pains au levain.
Ingrédients pour 15 à 20 petits pains
100 g de levain liquide d'Eric Kayser, comme expliqué par Papilles & Pupilles
500 g de farine T80 ou T110
1 cc de sel
de l'huile
du lait
de l'eau
des petites choses à mettre dans le pain : graines, fruits secs, chocolat noir, oignon...
Ce qu'il faut savoir sur le levain liquide :
- la recette citée par Papilles & Pupilles demande une préparation préalable du levain qui dure 3 jours (à raison de 5 min de travail pour vous chaque jour).
- Elle permet de préparer environ 700 g de levain. Vous pourrez l'utiliser par exemple en 7 fois 100 g, ce qui vous permettra de faire 7 pains (ou 7 séries de petits pains) de 700g chacun.
- Les jours suivants, vous pourrez le "rafraîchir" lorsque le niveau du levain baisse, de façon à en avoir toujours de prêt au frais.
- Pour une bonne levée de ce pain, j'ai opté pour les temps de poussée indiqués par Julien : au moins trois heures pour la première levée ; une nuit pour la seconde.
Une fois le levain prêt, voici comment je procède :
- Préparer tous les ustensiles et ingrédients sur la table, et enfilez un tablier. Mieux vaut s'organiser un peu : une fois qu'on a les mains dans le pétrin, c'est plus compliqué ou plus salissant d'aller fouiller dans ses placards...
- Poser un grand saladier sur une balance et y verser : la farine et le sel, que l'on mélange.
- Puis prélever 100 g du levain liquide, et le verser dans la farine.
- Ajouter une cuillérée à soupe d'huile d'olive, un petit peu d'eau et un petit peu de lait. Je ne mesure pas les quantités de liquide, mais je les ajoute très progressivement, car il est beaucoup plus facile d'ajouter une goutte d'eau que de rattraper une pâte trop collante.
- Mélanger et ajouter du liquide jusqu'à obtention d'une pâte souple qui ne colle pas.
- Pétrir environ un quart d'heure.
- Poser le pâton au fond du saladier, et le couvrir d'un torchon. Attendre trois heures, c'est la première poussée.
- "Dégazer" la pâte en la tapant du poing, la diviser en 15 ou 20 petits pains. Les boules doivent être petites : la pâte va encore gonfler, et le pain complet obtenu à la fin reste très compact et très nourrissant. Y introduire les graines et autres friandises en pétrissant un peu. Former de jolies boules que l'on dépose sur une plaque farinée. Pour éviter le papier sulfurisé, il suffit de bien fariner la base des boules. Recouvrir du torchon, et laisser reposer une nuit.
- Au matin, faire chauffer le four à 180° en disposant sur la grille un bol avec de l'eau, qui va former rapidement de la buée dans le four. Enfourner un peu plus haut la plaque des petits pains, et laisser cuire environ 10 min.
Commentaires
Ce levain liquide est une merveille. C'est avec cette méthode que j'ai eu les pains les plus beaux et les meilleurs. C'est vrai qu'il n'est pas facile de trouver un goûter qui convienne à nos enfants.
Coucou ! Je me demandais pourquoi tu es une résistante à la MAP car je comptais m'en acheter une.
Est-ce un choix délibéré ? Sinon, tes petits pains sont extras!
Levain et levain…
Le levain liquide d'Eric Kayser est certes séduisant, mais je crois me souvenir qu'il comporte au départ de la levure, qui devient assez vite dominante (ce qui, selon nombre d'avis, nuirait à la qualité nutritive du pain), alors qu'il est tout aussi facile de faire son propre LEVAIN LIQUIDE SANS LEVURE. Pour un premier levain :
-jour 1 Mettre dans un petit bol une petite cuillerée à café de miel diluée dans une petite tasse d'eau tiède (température du corps) dans laquelle on incorpore progressivement plus ou moins le double de farine, au jugé, jusqu'à ce que le mélange ait la consistance désirée. Filmer, recouvrir d'un lainage ou, mieux, d'un oreiller en duvet, et laisser reposer 24h sur un support isolé du sol (je mets un vieux lainage aussi dessous) dans une pièce à l'abri des courants d'air (température entre 20 et 22 degrés). Surtout ne pas exposer aux rayons du soleil.
-jour 2 Dans un bol un peu plus grand, diluer le contenu du premier bol avec la même quantité d'eau tiède. Incorporer progressivement plus ou moins le double de farine jusqu'à la consistance désirée. Filmer et continuer comme le jour 1.
-jour 3 Dans un bol encore plus grand (ou un petit saladier si vous avez vu grand au départ), répéter les opérations du jour 2.
-jour 4 Le levain est prêt à l'emploi.
Ensuite, chaque fois que l'on fait du pain, on prélève une boule après la première levée (et donc avant le façonnage), que l'on met dans un bocal fermé d'un couvercle. On laisse cette boule lever naturellement à température ambiante pendant quelques heures, puis on stoppe la fermentation en mettant le bocal au réfrigérateur (contre-porte) où il se conservera environ dix jours. La veille du jour où l'on veut à nouveau faire du pain, il suffit de réveiller "le chef" (c'est son nom) en le sortant du réfrigérateur un peu à l'avance, puis en se reportant à l'étape jour 3. On peut l'utiliser environ douze heures plus tard.
Anne, personnellement, je n'ai aucun mal à faire mon pain avec ce type de levain et sans machine à pain. Je pourrais, si tu veux, t'expliquer comment je m'y prends. Je suis d'autant plus contre les MAP que j'ai appris tout ce que nos blés avaient subi comme sélection pour permettre l'utilisation des pétrins mécaniques, dont le résultat est un taux très élevé de gluten, à l'origine de bien des intolérances actuelles (on pourrait dire bien des choses aussi concernant le lait de nos vaches). Et cela concerne même les blés bios. C'est la raison pour laquelle j'achète ma farine chez un agriculteur tourangeau qui cultive en bio des blés anciens. Et, tenez-vous bien, il n'a pas droit de les vendre sauf comme aliment pour la volaille ! En effet, la farine qu'ils donnent ne peut être utilisée pour faire du pain avec un pétrin mécanique. Cela ne marcherait pas…
Comme tu es à Tours, Anne, si cela t'intéresse, je peux te donner son adresse. Sa farine (T80, mais avec les minéraux d'une farine T100 à 110) est toujours fraîchement moulue et donne un pain très proche d'un gâteau. Quelquefois j'y ajoute un tiers de seigle pour faire un pain de méteil.
Anna +, tes propositions m'intéressent
Bonjours Anna+,
je réponds à ton invitation à propos du pain...
Merci beaucoup pour ton dernier commentaire, et pour tous les autres que j'aime beaucoup.
Le levain d'Eric Kayser tel qu'il est décrit par Papilles & Pupilles est en fait très proche du tien. Il est également fait de farine et d'eau (plus un peu de sucre), dans les mêmes proportions et les mêmes temps de fermentation. En revanche, il l'utilise dans des recettes de pain où il mélange levain + levure. Je n'en ai pas tenu compte, car comme toi, je voulais un pain sans levure de boulangerie, 100% levain.
Je ne suis toujours pas complètement satisfaite de mon pain (le vrai, pas les petits pains). Je le trouve bon au goût, mais pas assez levé. Je suis donc tout à fait preneuse de ta recette et de tes trucs.
M'intéresse également l'adresse ton producteur de farine tourangeau (j'achète de la farine à un producteur du Loir-et-Cher pour l'instant), et je suis partante pour acheter encore plus "local". A condition de pouvoir acheter quelques kg seulement à la fois.
J'attends ton prochain message avec impatience
Merci
Sans MAP
Carinejo,
moi aussi j'hésite depuis quelques mois (depuis que c'est la grande mode sur les blogs et chez mes copines) à m'acheter une MAP. J'ai même failli craquer récemment.
Et puis je me suis dit que non. Le problème du pain maison, c'est qu'il faut en faire longtemps pour trouver le tour de main et la recette qui nous convienne. Tous mes essais précédents ont donc rapidement été abandonnés. Mais à lire les témoignages des heureuses propriétaires de MAP, c'est exactement pareil. Pour y arriver : il faut perséverer.
Donc, cette fois,j'y crois, et j'ai résolu de faire mon pain tous les jours jusqu'à un résultat satisfaisant. Ce n'est pas d'un nouveau joujou que j'ai besoin, mais de ténacité (et ce n'est pas tojours mon fort...).
A part ça, la MAP, c'est : de l'argent, un appareil ménager de plus que je vais vite trouver encombrant, et un jour des déchets 100% non recyclables. C'est aussi des pains carrés que je trouve pas si jolis que ça si on utilise aussi les fonctions de cuisson. Je vais d'abord vérifier ma théorie (je peux y arriver sans elle) avant de céder aux sirènes de la consommation.
Voici mon point de vue. Si je tiens bon, on en reparlera dans quelques mois (années... ;-( ?). Si j'obtiens les résultats que j'attends, je viendrai vous en reparler.
Faire son pain sans MAP
Bonsoir Anne
Je vais essayer de te dire comment je fais mon pain sans rien oublier car nous savons qu'en cuisine, comme dans la vie, ce sont souvent les détails qui changent tout. Désolée, mais je ne suis pas équipée pour faire des photos… et je crois que même si je l'étais, je n'aurais pas la patience.
Nous sommes donc au jour 4. Le levain liquide est prêt dans son grand bol, on voit les bulles très nombreuses à la surface, et il a sa bonne odeur de levain, sans acidité aucune. J'ai devant moi, à gauche, mon sac de farine ouvert et une grande cuillère à soupe et à droite un grand récipient (une bassine émaillée) dans laquelle je verse le levain. Je le dilue alors dans la même quantité d'eau tiède salée (je sale très peu, affaire de goût) à l'aide d'une "mouvette" (une spatule de caoutchouc). Puis, tenant la "mouvette" de la main droite et la cuillère de la main gauche, je verse une grosse cuillerée de farine que je mélange aussitôt, et je recommence… C'est un peu plus long en procédant de la sorte mais d'une part on n'a pas à peser la farine, d'autre part on fait travailler le levain dès la première cuillerée, ce qui se vérifie aux bulles, nombreuses, à la surface du mélange. Je continue jusqu'à ce que la "mouvette" ne puisse plus soulever la pâte, et je passe alors au pétrissage manuel avec la main droite, la main gauche ajoutant toujours de la farine, mais un peu plus rapidement.
Vient le moment où je sens qu'il faut passer sur le plan de travail, pour pétrir tout à mon aise. Je transvase donc la pâte sur ce plan largement fariné (chez moi, c'est le dessus en marbre d'une ancienne table de toilette, c'est idéal pour travailler toutes les pâtes) en raclant bien le fond de la bassine avec mes deux mains farinées. Et je pétris à deux mains en faisant bien attention de ne pas déchirer la pâte, c'est très important : j'appuie avec mes mains, je plie, je roule mais je n'étire jamais. Et, bien sûr, quand la pâte devient trop collante, je rajoute de la farine, mais toujours en très petite quantité, juste ce qu'il faut pour que ça ne colle plus.
De temps en temps, j'appuie avec un doigt sur la pâte, pour tester son élasticité. Quand celle-ci me semble convenable (environ un quart d'heure après le début du pétrissage à deux mains), je fais une boule que je farine délicatement avant de la poser dans le récipient de tout à l'heure, que je recouvre largement d'un torchon, et je vais mettre le tout… eh bien c'est selon la saison et la température, extérieure et intérieure.
Quand il fait très chaud, je rajoute un plastique sur le torchon, et je laisse la bassine à l'abri des courants d'air et du soleil. Quand il fait moyennement chaud (printemps, automne), je la glisse, à l'ancienne, dans mon lit, sous ma couette en plume. Quand il fait plus froid, je choisis la plus petite pièce de ma maison, que je chauffe de manière qu'il y fasse 21 ou 22 degrés, et j'y dépose la bassine emmaillotée de vieux lainages.
La température est en effet importante à cette étape. D'elle va dépendre la nature de la fermentation, lactique ou alcoolique. Une température basse, 18 degrés environ, donnera une fermentation lente, un pain plus compact, qui se conservera plus longtemps. Une température plus élevée (22 ou 23 degrés) donnera un pain plus aéré, mais qui se conservera moins longtemps.
Après deux heures environ, je reprends la pâte, j'en prélève un morceau que je conserve dans un bocal pour la fois suivante, et je pétris à nouveau, plus légèrement. Puis vient le façonnage. J'utilise des moules à cake en verre, huilés bien sûr. Et, selon la température, je vais placer ces moules au même endroit que précédemment, emmaillotés de la même façon si nécessaire, et je laisse à nouveau lever quatre à cinq heures avant de les "signer" puis de les mettre au four, thermostat 8, puis 7, pendant une heure.
Certaines personnes laissent cette deuxième levée durer toute une nuit, mais alors les pâtons ont levé au maximum de leur capacité, et l'on n'a plus ce phénomène extraordinaire de la levée dans le four, que j'adore regarder par le hublot, et qui, je crois, contribue à rendre la mie plus aérée. De plus, il me semble avoir lu que cette très longue deuxième levée confère une légère acidité au pain.
Bien entendu, je ne fais pas mon pain chaque jour, mais une fois par semaine en quantité suffisante. Mais il arrive parfois qu'il parte plus vite que prévu, et que je sois obligée d'en faire à nouveau… ce qui me fait plaisir parce que ça veut dire qu'il est apprécié de mes hôtes.
Voici maintenant le nom et l'adresse de l'agriculteur (c'est lui qui m'a appris à faire le pain) : Jean-Luc Desplat, Bel-Être, Dolus-le-Sec, 02 47 59 48 22. Il prépare exactement la quantité de farine qu'on lui demande. Dolus se trouve dans le Lochois, pas très loin de la nationale Tours-Loches.
J'apprécie beaucoup ton blog, ses recettes inventives, la manière dont leur recherche est facilitée, mais aussi sa tonalité générale, "sans rien qui pèse ou pose".
Merci pour cette superbe petite recette. Je m'y mets trés bientôt.
:-)
Ohhhh les petites Kurbiskerne qu'il y avait dans beaucoup de pains en Allemagne. Perso, j'adore! Merci pour cette recette. Dès que je me suis remise de mon déménagement, je teste!
Merci beaucoup Anna+
Voici exactement le genre de détails dont j'avais besoin, maintenant que j'ai commencé à potasser les recettes de pain et à me faire la main.
Donc, je tente de diminuer les temps de levée, mais je n'ai toujours pas vu le pain lever dans le four. A suivre...
Je retiens aussi le levain avant la farine, ne pas déchirer la pâte, la couette. Je n'ose pas encore faire trop de pain à l'avance, parce que je ne suis pas assez sûre du résultat. J'ai encore l'impression de faire des progrès (au moins en organisation, sinon en goût) d'une fois sur l'autre.
Je ne sais pas si j'aurai le courage d'aller chercher ma farine à Dolus, parce que j'en trouve au marché au coin de la rue.
Merci encore et à bientôt.
Alors j'attends…
… sur ton site la photo de ton premier pain que tu estimeras réussi… Je suis certaine que c'est pour bientôt. Dolus est en effet un peu loin pour toi. Il faudrait coupler ce trajet avec des visites de l'est tourangeau (où il y a des choses intéressantes à voir, ne serait-ce que les 2 Caravage de Loches, ou le Jehan Fouquet de Nouans-les-Fontaines) mais c'est difficile à caser dans des journées rythmées par les horaires scolaires. Tu peux peut-être trouver un fournisseur de farine de blés anciens plus proche en t'adressant au réseau "Semences Paysannes", bien que le bio en général ait moins pris en Indre-et-Loire que dans certains départements voisins.
Trop tard ;-)
On l'a mangé sans le photographier !
Je l'ai fait cuire beaucoup plus tôt, et enfin, le miracle s'est produit : il a levé dans le four, avec une belle croûte bien craquée, et une mie plus légère. Et toujours le bon goût du levain.
En fait, je ne pense publier d'article et de photo que dans quelques mois, quand ma technique sera infaillible ;-)
Je ne suis encore jamais allée à Loches. Mais ça ne va plus tarder, maintenant. Est-ce que tu habites la région ? (pure curiosité, je ne suis pas en train de m'inviter !)
Invitée, mais tu l'es :-)
Bravo pour ce premier pain "réussi". J'habite à mi-temps à une vingtaine de km au nord de Loches, et je peux te donner plus de détails, en t'écrivant personnellement - j'ai cru comprendre que c'était possible en cliquant sur la photo en bas à gauche. Si tu passes un jour par là, j'aurais grand plaisir à te rencontrer.
Ca va les filles on vous dérange pas ? Non je plaisante, c'est un plaisir de lire ce genre d'échanges, quand on entend régulièrement que internet tue la communication.
Merci pour votre échange sur la MAP, moi qui me posait la question vous avez tranché pour moi (j'aprécie beaucoup tes arguments Anne).
Et je suis ravie de savoir qu'à mon retour en France je mangerai du délicieux pain maison et j'espère que tu m'apprendras à le faire.(Ben oui je m'invite, meme pas honte !!)
Bises
MAP ou pas MAP
Malheureusement, mes derniers essais de pain au levain maison ont été désastreux, et je viens de jeter un kg de pain dur comme du béton, la mort dans l'âme.
Je ne suis pas sûre que ma détermination résiste à ces échecs cuisants. A suivre...
Il faut que je relise les conseils d'Anna+ à tête reposée.
Oui, le repos c'est pas mal. Et peut etre que ton objectif (faire ton pain tous les jours) mérite d'etre assoupli pour commencer ?
Jeter du pain dur comme du béton ? Tu veux dire que tu ne pouvais meme pas le casser en morceaux pour mettre dans une soupe, ou le passer au mixer pour faire de la chapelure ? Ou le mouiller et faire un poudding avec ?
Soeur de pain!!!
Salut à toutes !! je voulais vous rassurer (mais je me suis déjà rassurer moi même!) mon pain est comme le tien Anne. Je le fais sans MAP ( j'aime pas trop la MAP), et un coup mon pain léve et à la cuisson c'est nickel soit il lève et la cuisson est un désastre soit il ne léve pas et je fait du pain plat ( que j'ai utilisé d'ailleurs pour faire une pizza et pas gaché le "pain"!). J'ai pas encore trouvé le truc infaillible. Mais je vais tester la peau d'agneau, il parait que c'est efficace pour faire lever et tout réussir. A suivre.
Biz Annabelle
Ce n'est pas parce qu'on a acheté la robe, qu'il faut dire "oui".
Telle est ma devise (Pour Yaël)
En fait, j'ai toujours une boite rassi de pain pour les canards, mais ce pain là, je ne l'aurais même pas donné aux canards. Et s'il te plait ne me réponds pas sur le fait qu'il ne faut pas nourrir les animaux sauvages.
Je t'embrasse
Peau d'agneau
Je vais essayer. Merci du conseil.
Demain, je reprends à zéro un levain préparé selon les conseils d'Anna+.
Il n'est pas encore cuit le pain-beurk qui me fera renoncer.
Bravo pour la ténacité
Si le pain est dur comme du béton, c'est que le levain n'a pas fait son travail. L'eau avec laquelle tu l'as délayé était peut-être trop chaude, ou tu as mis trop de farine (les proportions idéales seraient autant d'eau que de levain et le double de farine, mais, comme je l'ai expliqué, avec ma méthode il est inutile de mesurer la farine, on sent bien quand la bonne consistance est atteinte), ou bien l'endroit dans lequel il a levé était trop froid ou ventilé… Je ne vois pas d'autre raison. il m'est arrivé au début d'avoir parfois un pain un peu trop consistant, mais jamais du pain qui ne peut être consommé.
J'ai oublié de te dire qu'à mon avis, on pétrit mieux une assez grande quantité de pâte (de quoi faire deux pâtons mis dans des moules à cake) qu'une petite. Et que, lorsque je démoule les pains et qu'ils sont encore bien chauds, je passe sur toute leur surface un pinceau trempé dans l'eau froide, ce qui fait que leur croute reste assez tendre et croustillante, et qu'ils sont plus faciles à couper.
Bonne chance pour tes nouveaux essais…
Il faut dire que nous sommes en panne de chauffage...
C'était la première fois que mon pain (habituellement plutot "dense") était dur à ce point. Sans doute une question de température, car il commence à faire froid dans la cuisine.
Autrefois
Autrefois, à la campagne, le pain se faisait dans chaque ferme ou presque, et le pétrin n'était pas toujours dans la pièce où se trouvait la cheminée. Je pense en particulier au très beau film de Georges Rouquier, "Farrebique", qui nous fait assister à la fabrication du pain dans une ferme du Rouergue, en 1945.
L'absence de chauffage ne devrait donc pas être un obstacle insurmontable pour la fabrication du levain ou la levée de la pâte, à condition de prendre bien soin d'envelopper les récipients dessus-dessous-et-tout-autour d'isolants efficaces, comme de vieux lainages (pure laine, si possible), de les poser sur un support déjà isolé du sol (par exemple un tapis en laine ou mieux, un matelas épais s'il n'est pas posé sur le sol - dans le même film, on voit la tante des enfants, chez qui ils déjeunent à midi les jours d'école, prendre la marmite du repas dans son lit, où celle-ci attendait, conservée au chaud sous les couvertures et l'édredon) et de recouvrir le tout d'un oreiller, ou d'un édredon ou encore d'une couette en duvet (je n'avais jamais entendu parler des vertus de la peau d'agneau, on peut en rajouter une, mais à mon avis elle ne suffit pas, à elle seule, à assurer l'isolation dans le cas d'une habitation non ou peu chauffée) . Ainsi la chaleur du processus de fermentation devrait peu à peu s'accumuler jusquà la température adéquate.
Mais peut-être faut-il laisser le processus durer un peu plus longtemps… Le fait de "filmer" le dessus du récipient permet de vérifier de temps en temps (pas trop souvent) l'état du levain, sans supprimer brusquement la couche protectrice d'air chaud qui le recouvre.
ça y est !!!
Ben voilà se soir enfin mon pain est réussi !!J'ai posé ma pate dans un récipient recouvert d'un torchon, le tout enveloppé dans un plaid, tout çà déposé dans la chambre de ma fille surchauffée à ce moment pour préparer son bain. Et mon pain a levé et à la cuisson aussi !! ET voilà, Anna y plus qu'à comme on dit !!
Biz
Annabelle
devise
"c'est pas parce qu'on a acheté la robe qu'il faut dire oui", j'aime assez, je connaissais pas.
Ceci dit moi j'aime bien cuisiner au pain dur, alors je n'ai pas compris si ton pain n'était "que" trop dur, ou s'il avait mauvais gout.
Allez, gros bisous
l'histoire de la robe,
c'était la devise de mon prof de philo de terminale en fait, et je me la suis appropriée.
J'ai arrêté pour l'instant de faire du pain. Je crois que mes deux derniers levains n'ont pas fonctionné, d'où le pain dur et pas bon (pour le goût, difficile à dire : on ne pouvait pas mâcher pour goûter !)
Mais je tiens bon sur ma résolution de ne pas acheter de MAP. Du coup, je m'organise en commandant à nouveau des pains de 2.5 kg au marché du dimanche, et en me réapprovisionnant une fois dans la semaine à la coop, quand il n'y en a plus. C'est bien comme ça aussi : ces agriculteurs-boulangers bio, ils connaissent leur métier... J'ai aussi réalisé récemment que les MAP étaient équipées d'une cuve en téflon et j'essaye de diminuer petit à petit la présence du téflon dans nos plats de cuisson. Un petit argument de plus.
Je reprendrai mes expériences de levain dans quelques mois, sans doute. Le soutien d'Anna+ me motive !
Et toi, Yael, tu manges quel genre de pain en Turquie ?
Pain en Turquie
Moi, l'hiver, j'achète au marché (une fois / semaine) un gros pain plat à une paysanne. Il a la forme d'un gros plat à tarte, et il fait peut etre 4 cm de haut. Je l'achète le jeudi et il dure jusqu'au dimanche. Du lundi au jeudi, si on a besoin, on en achète au supermarché de la marina, mais on essaie d'éviter. Le faire moi meme, dans le bateau, ca me dit rien du tout. Du coup, on s'habitue à manger autre chose, et c'est très bien (du pain d'épices pour demain (vous vous etes mises à 2 pour m'inspirer), des barres de flocons d'avoine, des crêpes, pancakes, böreks...). L'été, dans certaines baies, les restaurants font du pain à l'huile d'olive. Un pain sans pétrissage, à la pate assez liquide, qui se cuit dans un moule et au four à bois. Il est très bon sorti du four, mais ne se conserve pas. Dans d'autres baies, les femmes le font chez elles et viennent nous le vendre au bateau en barque à moteur, avec de l'origan, des fruits secs, et les inévitables paréos et colliers de perles et autres souvenirs internationaux :-(
Tous ces pains sont bons, mais c'est toujours et uniquement de la farine blanche :-(
T'as raison de faire une pause, quand un truc marche pas il faut revenir à des recettes gagnantes, c'est bon pour le moral. Merci pour toutes les infos sur la MAP, et à plus.
recette de pudding
Je me permets de te faire passer une recette delicieuse avec du pain rassis, ou pourquoi pas essayer avec du pain trop dur (au cas ou). En tout cas, moi, je me suis régalée.
http://vegansfields.over-blog.com/article-2926082-6.html#anchorComment
Bises
MAP sans téflon
J'ai trouvé ça :
http://influenceurs.net/news/machine-a-pain-sans-teflon-backgenie
Je ne sais ce que vaut cette bécane, mais c'est intéressant de savoir que les machines à pain sans revêtement anti adhésif existent. Evidemment cela ne résoud pas le problème des déchets de fin de vie des appareils ni celui de l'utilisation de l'électricité provenant du thermo-nucléaire pour les faire fonctionner. Celui de Backgénie nécessite 800 W, quand même !
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