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pour le plaisir de cuisiner bio et pas cher

13 novembre 2009

L'automne tout cru

C'est pas parce qu'il fait (un petit peu) froid que j'ai quitté ma "période salades". Les petites crudités du jour se sont simplement adaptées à la saison : carotte, panais et patidou. C'est croquant et toutes ces couleurs, ça fait du bien au moral !

rap__automne

L'occasion de sortir ma précieuse petite bouteille d'huile de chanvre. Nous en avons fait goûté aux passants, à Tours, lors du dernier marché Convergences bio, fin septembre dernier. Le but du jeu était simple : il fallait déguster trois huiles vierges et bio et essayer de retrouver de quelle plante elles provenaient. Pour le tournesol, facile ! Le colza, ça va encore, même si la plupart d'entre nous n'associent en réalité aucun goût à l'huile de colza. La faute à la désodorisation des huiles raffinées du commerce. En bio, bien sûr, ce sont des huiles vierges, c'est-à-dire pressées à froid, qui gardent tout le goût de la graine. Et la petite dernière, la nouvelle venue par ici, c'était l'huile de chanvre donc. Elle est vert pâle et possède une douce odeur de foin. A déguster crue sur une pomme de terre, ou une petite salade, justement.


Il faut :
une branche de céleri
1 panais
1 carotte
1 patidou (ou un morceau de potimarron)
1 poignée de feuilles de mâche
1 cuillerée à café de moutarde à l'ancienne
1 cuillerée à soupe de vinaigre de cidre
1 cuillerée à soupe d'huile vierge de chanvre
1 pincée de sel


Emincer le céleri et éplucher les autres légumes. Les râper avec une râpe à gros trous ou un couteau à julienne.

Mélanger les ingrédients de la vinaigrette et en arroser la salade. Disposer la mâche tout autour.

11 novembre 2009

Pommes d'or pour Marjolaine

C'est en ce moment et jusqu'au 15 novembre que ce tient le Salon Marjolaine à Paris. Le végétarisme y est mis à l'honneur, comme un moyen de réduire par le contenu de notre assiette, notre impact sur l'environnement.

A cette occasion, j'ai créé une recette végétarienne avec ma petite courge préférée : des pommes d'or farcies. Parisiens ou non, vous pouvez la retrouver sur le site du salon.

Marjolaine_Pommes_d_or_farcies_petit

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10 novembre 2009

Le dimanche, c'est relâche

Je cuisine tous les jours. En phase intensive de recherche pour mes prochains livres, comme en ce moment, je pourrais presque dire "toute la journée". Alors, le dimanche : c'est relâche.

Pendant que dans les autres familles, on met les petits plats dans les grands, chez nous, c'est tout à l'envers. Le dimanche, je reviens aux repas rapides qui se préparent les yeux fermés. Surtout rien d'expérimental, garanti sans protestations enfantines... Le premier plat que j'ai su faire (vers 8 ans ?), c'était les coquillettes au jambon. Il est probable que le premier plat que sauront faire mes garçons, ça sera plutôt riz complet et tofu sauté au tamari ! Et chez vous ?

assiette_riz_tofu


Pour quatre personnes
2 verres de riz semi-complet de Camargue
4 verres d'eau
1 mini-pincée de sel (ou pas, c'est selon)
125 g de tofu ferme, à trouver au rayon frais des magasins bio
du tamari (sauce de soja fermentée)

et pour la petites salade de saison
2 betteraves cuites
50 g de mâche
quelques noix
1 filet d'huile de noix
1 cuillerée à soupe d'huile de colza
1 cuillerée à café de moutarde à l'ancienne
1 cuillerée à soupe de vinaigre de cidre


Allez, ça fait longtemps que je n'ai rien posté sur ce blog, alors je détaille un petit peu, même si c'est très très simple !

Cuisson du riz semi-complet

Je lave le riz pour de vrai. C'est à dire que je le met dans un grand récipient, je le couvre d'eau et je remue à la main, jusqu'à ce que l'eau blanchisse. Ensuite, je rince. Ainsi, on retire un peu d'amidon et le riz colle moins.

Ensuite, dans une cocotte à parois épaisses, je couvre le riz avec le double de son volume en eau. Je sale le plus souvent, mais pas ici, car j'assaisonnerai le riz avec le tamari du tofu, qui est hyper salé ! Je couvre. Je mets cinq minutes sur feu vif. Et lorsque la casserole menace de déborder parce que l'ébullition a démarré, je coupe le feu. Puis j'oublie la casserole une demi-heure. La cuisson se poursuit sous le couvercle, feu éteint.

Tofu sauté au tamari
Le tofu aussi, je le lave. Ca lui permettra de mieux absorber la sauce. Je le coupe ensuite en dés. Je les place dans un bol. Je verse quelques cuillerées de tamari ou de shoy dessus. Je remue et laisse mariner cinq minutes.
Il suffit ensuite de faire revenir quelques minutes les cubes de tofu dans une poêle huilée. Attention à ne pas verser tout le tamari avec le tofu, sinon, ça sera vraiment trop salé. Mieux vaut "pêcher" le tofu et garder le tamari pour assaisonner le riz dans l'assiette.

La salade de betterave
Il y a bien des façons de cuire les betteraves. Celles-ci, je les avais soigneusement brossées et grattées. Puis je les ai fait cuire à l'eau jusqu'à ce qu'elles deviennent tendres. Ca prend un certain temps, qui varie selon la taille des betteraves, mais il faut compter au moins vingt minutes.
Lorsqu'elles ont refroidi, on peut les éplucher très facilement, les couper en dés et les mélanger avec les autres ingrédients de la salade.

Bon appétit et bon jour ferié (Au fait, ça compte, le 11 novembre, pour faire relâche ?).

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27 septembre 2009

Huile piquante aux fleurs de capucine, comme Nina

Tout d'abord, laissez moi commencer par une petite précision. Certains messages reçus ces derniers jours me laissent penser que je me suis mal exprimée la semaine dernière. Non, je n'ai pas l'intention d'arrêter mes bavardages sur ce blog.

Je voulais juste annoncer que le site de l'association ATABLE, auquel je contribue, donnerait désormais les informations spécifiques à ma région, la Touraine : agenda, portraits de producteurs, bonnes adresses. Et que Blogbio, le blog que vous êtes en train de lire, se concentrerait sur les recettes de cuisine, préparées avec des ingrédients bio, végétaux et souvent locaux. Je ne vous promets pas de m'y tenir à 100 %, parce que c'est pas mon genre, mais en tout cas, d'essayer.

Pas question en tout cas de fermer ce blog : je l'aime, depuis toutes ces années ! Il évolue tranquillement avec moi et continue de m'apporter des occasions de nouvelles rencontres, virtuelles ou très réelles.

huile_capucine

Voilà pour la rectification. J'ai maintenant l'esprit tranquille pour passer à la petite recette du jour, qui me vient de mon amie Nina. Jardinière géniale et amoureuse des plantes, elle n'a pas besoin (contrairement à moi) de fanfaronner sur un blog pour explorer avec gourmandise les richesses de son tout petit coin cultivé.

J'aime bien cette recette, car elle résonne avec ma recherche sur les plantes locales qui pourraient prendre la place dans ma cuisine des plantes venues de loin. Je n'en suis pas à supprimer systématiquement le poivre ou les épices exotiques, mais à recenser les fleurs, herbes aromatiques, graines, etc. qui poussent par ici et peuvent épicer, parfumer ou relever mes petits plats. Moutarde (sous forme de feuilles ou de graines), raifort, capucine, piment d'Espelette : autant de goûts piquants de nos latitudes. Ils ont même l'air de se plaire dans mon jardin (sauf le piment, pas encore essayé).

Les fleurs de capucine, c'est bien connu, sont comestibles. Elles ont un goût poivré, que j'utilisais jusqu'à présent en salade ou tartine fleurie. Suivant l'idée de Nina, j'ai parfumé de l'huile d'olive avec quelques fleurs. Le goût poivré et même piquant est très net. Voici une huile pour relever une salade ou une pizza. Comme c'est de l'huile d'olive (pas très locale, j'en conviens), elle est aussi utilisable comme huile de cuisson, au fond d'une poêle.


Un quart de litre d'huile d'olive

une dizaine de fleurs de capucine


Attention à la recette : ça va être rapide ! Vous êtes prêts ?

Verser l'huile dans un récipient qui ferme hermétiquement. Ajouter les fleurs. Fermer et attendre quelques jours avant de prélever l'huile et/ou les fleurs.


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23 septembre 2009

Salade aux pousses de bourrache

Encore une petite salade pour finir l'été sur ma lancée ! Comme les précédentes, elle est si simple qu'il me faut un certain culot pour la publier. Mon prétexte cette fois-ci, c'est la découverte de la bourrache sous un nouveau jour.

En effet, voici une dizaine d'année que les fleurs de bourrache font partie de mon paysage sentimental personnel. Dans mon langage des fleurs à moi, ça veut dire "pas très loin, mais tout à fait ailleurs", "simples et jolies au jardin" ou encore "la vie est belle quand on vit plus près de ses envies". Depuis que j'ai un jardin, je cultive donc amoureusement la bourrache. D'ailleurs, c'est certainement le légume que j'ai le mieux réussi ;-) Je prétends que je la mange. En fait, je la regarde.

bourrache

Jusqu'à présent, en cuisine, je connaissais la bourrache sous deux aspects :

  • les fleurs, d'un bleu lumineux et fragile, que j'utilise surtout en déco (difficile de leur trouver un goût à ces toutes petites là) ou en infusion (là aussi, peu d'arôme. C'est surtout pour le plaisir de l'évocation) ;
  • les feuilles, que je cuis en légume, soit en poêlée généralement mélangée avec d'autres feuilles vertes, soit en soupe. Poilues sans être piquantes, elles ont leur personnalité bien à elles.

Voici que dans mon enthousiasme pour la bourrache, je l'ai laissée se développer, fleurir et grainer sans entrave. J'ai fait un peu de ménage de fin d'été, repiqué des salades mais que vois-je parmi mes bébés scaroles ? De petites pousses de quatre feuilles, parfaites, délicatement poilues et pleines de promesse. Un nouveau désherbage gourmand s'impose donc : j'ai profité de la pluie de la semaine dernière pour arracher délicatement ces petites pousses et réaliser en fin un rêve : goûter les feuilles de bourrache crues, avant que leur épaisseur et leurs poils viennent tout gâcher. Nous y sommes donc. Et merveille des merveilles, ces jeunes pousses de bourrache possèdent un goût délicat, qui rappelle nettement le concombre.

Maintenant que j'ai écrit tout ça, je peux vous livrer ma pauvre recette-prétexte : une petite salade pour goûter aux pousses de bourrache.

salade_pousses_de_bourrache


Toute petite salade pour 4 personnes
1/2 bol de haricots mange-tout
1 petite courgette
1/2 bol de pousses de bourrache (ou de très jeunes feuilles)
1 oignon rouge
1 cc de moutarde forte
1 cs de vinaigre de cidre
1 cs de huile de noix
1 cs de huile d'olive


Equeuter les haricots et les cuire à l'eau bouillante cinq minutes. Les couper en tronçons de longueur régulière.
Eplucher et épépiner la courgette si nécessaire. En cette fin de saison, ça peut être le cas... La râper.
Laver les pousses de bourrache et ôter les radicelles.
Hacher l'oignon.
Réunir tous les légumes dans un saladier.
Préparer une vinaigrette dans un récipient à part. La verser (ou en verser une partie selon le volume de votre salade) sur les légumes.


17 septembre 2009

Agenda septembre-octobre

Ma résolution de rentrée : réduire cette rubrique "Agenda" tourangeo-tourangelle à son strict minimum, pour ne pas saouler mes très innombrables lecteurs du monde entier...

Alors, si vous êtes amateurs de mes petits tuyaux irréguliers sur le thème : où acheter bio en Touraine ou que faire ce week-end, je vous renvoie désormais au site d'ATABLE, qui tente de répertorier les événements et les adresses en rapport avec l'"alimentation biologique locale et équitable" en Touraine. 

Quant à ma "ligne éditoriale" ici, la question devient donc : qu'est-ce que ce serait, le strict minimum ? Je suis un peu confuse de constater en moi-même qu'il s'agit de la promotion de mes propres activités (!) ou des animations auxquelles je m'associe de près ou de loin... J'espère que vous me pardonnerez donc cette nouvelle page de pub nombrilesque. Il faut dire que cette rentrée un peu tardive est particulièrement riche :

Dimanche prochain, le 20 septembre, aura lieu la l'édition 2009 du Village Convergences Bio.

Pour constater le développement du marché initié par Bernard Charret et la venue de nouveaux participants, il suffit de lire le programme, particulièrement copieux.
convergence_bio_2009_1convergence_bio_2009_2

Rendez-vous donc sur les bords de Loire à Tours, autour de la Guinguette. Ils seront nombreux, les bénévoles des associations partenaires du réseau Inpact 37, à proposer leurs animations : un stand d'information, un atelier d'éveil au goût, le jeu "Parcours à l'installation agricole", etc.


salon_fougereLe week-end suivant, les 26 et 27 septembre, se tiendra le Salon Fougère au Parc des Expositions de Tours.

Je serai sur le stand de l'Association Végétarienne de France, le dimanche 27, de 14h30 à 15h30, toute prête à sortir mon stylo pour y dédicacer mes livres.

J'en profite pour signaler que Isabelle Dudouet-Bercegeay, déléguée de l'association en Loire-Atlantique, donnera une conférence à 17h30 sur le thème Protéger la planète et soi-même :  l'alternative végétarienne.






Et si vous voulez me voir tous les week-ends, c'est possible : précipitez-vous à l'atelier de cuisine végétarienne de rentrée !

couscous_millet_pomme

Comme l'année dernière, nous proposerons un samedi par mois, un atelier cuisine de 17h30 à 19h30, suivi d'un dîner (jusqu'à 21h30) pour goûter ensemble à ce que nous aurons préparé.

C'est Françoise, qui organise et prend les réservations. Et je proposerai des recettes de saison selon les envies et suggestions de chacun.

La première date, cette année : le samedi 3 octobre. Le lieu : la grande cuisine de Tours à Table, rue Georges Sand à Tours.

La participation aux frais : 14 € pour les adhérents de l'AVF, 18 € pour les non-adhérents.
Infos et inscriptions : francoise(arobase)vegetarisme.fr


Pour finir bel et bien la belle saison : je serai avec les cuisinières de l'Association Tourangelle pour une Alimentation Biologique Locale Equitable (ATABLE) pour la dernière fois de l'année au Bar de la Gloriette.

gloriette_emmanuelle_et_camille

Prenez date : le week-end de clôture, du 9 au 11 octobre, offrira de nombreuses animations et une petite restauration végétale et originale pendant les trois jours : exceptionnellement, du vendredi au dimanche.

Valérie de Nature d'herbe y sera le vendredi ; Frédérique de Tours à table le samedi. Et l'association ATABLE, avec nos petits plats bio et locaux, le dimanche 11 octobre, de midi à 18h30  ! Nous vous espérons nombreux.

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14 septembre 2009

Petite salade de cornichons à l'huile de noisette

Difficile encore de rédiger un article "Que faire avec des cornichons ?"... A part les mettre au vinaigre ou les croquer au sel, je n'avais jusque là pas trouvé grand chose à me mettre sous la dent. Au jardin, chez nous, la récolte des cornichons est plutôt maigre. Et ils sont tous grignotés avant d'avoir atteint le bocal de vinaigre de cidre !

Aujourd'hui, sous l'inspiration des bons jours, j'ai préféré réfréner ma gourmandise et couper les cornichons en mini-rondelles pour le préparer en salade de mini-légumes avec des tomates-cerises. Après tout, les cornichons, ce ne sont jamais que de tout petits concombres ! Un petit peu de sel, des tomates bien mûres, l'arôme torréfié de l'huile de noisette, et hop : envolée, la légère amertume de mes petits cornichons poilus.

salade_cornichons

Contrairement aux apparences, cet article s'adresse certes aux jardiniers, mais aussi aux citadins chanceux. Car il m'est déjà arrivé de trouver des cornichons dans mon panier de légumes ou sur les étals des maraîchers. Ouvrez l'œil !

Ceci dit, il doit être possible de réaliser une salade très proche avec un petit concombre épineux.


Une petite salade pour 4 personnes
1 petit bol de cornichons (tout frais, hein, pas au vinaigre !)
du sel aux herbes
1 petit bol de tomates cerises
1 petit oignon blanc
du feuillage de fenouil (ou bien de l'aneth séché)
de l'huile de noisette vierge


Laver les cornichons et les frotter avec un torchon ou une brosse à légumes, pour enlever leurs poils piquants.
Les couper en rondelles et les saupoudrer de sel aux herbes.

Couper les tomates cerise en deux et émincer l'oignon. Hacher les feuilles de fenouil.

Réunir tous les ingrédients dans un saladier et arroser d'un filet d'huile de noisette (j'en salive rien que d'y penser...).


12 septembre 2009

Salade cocos-maïs

Ceux sont les deux stars de la rentrée sur mon blog. J'ai nommé, le haricot coco demi-sec et son copain, le maïs doux. La saison ne sera pas longue, ne vous inquiétez pas : je serai bien obligée de me renouveler bientôt. En attendant, je m'émerveille de ces couleurs...

cosses_cocoma_scoco
salade_coco_mais


Une grosse salade pour quatre personnes
un bol de haricots coco demi-secs
2 tomates rouges, 2 tomates jaunes
sel et huile d'olive
2 épis de maïs doux (ou une petite boîte de conserve)
1 salade douce
100 g de mesclun de feuilles piquantes (roquette, moutarde), de persil, d'arroche rouge...


  • A l'avance, cuire les haricots pendant une heure environ puis les laisser refroidir. On peut ajouter un tronçon d'algue kombu à l'eau pour faciliter la cuisson.
  • Si vous utilisez du maïs frais, le cuire et le rafraichir. En attendant d'améliorer ma technique, je le cuis comme-ci.
  • Couper les tomates et les assaisonner avec le sel et l'huile. Cela permet d'obtenir un jus de tomate délicieux qui constituera la sauce de la salade, sans "cuire" les feuilles vertes.
  • Nettoyer et couper les feuilles vertes, et tout réunir dans un saladier.

11 septembre 2009

Maïs doux au jardin, interrogations en cuisine

Dans mon potager, il y a un petit rang de maïs doux. Drôle d'idée... c'est ce qu'ont l'air de penser les visiteurs. Les plus écolos d'entre eux me reprochent d'avoir choisi une plante si exigeante en eau. Les autres pensent probablement que le maïs, c'est bon pour les poules...

ma_s

Ben moi, le maïs, j'aime ça. Ces dernières années, je n'achète pour ainsi dire plus de conserves alors que les épis vendus sous vide dans mon magasin bio sont rares et chers. Résultat : nous n'en mangeons qu'en polenta ou farine, ou bien j'achète des grains à pop corn. Mais le très doux, le sucré, le croquant....

Avec l'entrée de ce jardin ouvrier dans ma vie, j'ai eu à nouveau grande envie de maïs. La seule céréale que je peux cultiver dans un petit potager, décortiquer et cuisiner à la maison, sans m'équiper comme un céréalier. Bref, me voici à la tête d'une dizaine de grandes plantes jaunies dont certaines portent de beaux épis que j'ai commencé à rapporter dans la cuisine. Et c'est la que les questions naïves et citadines arrivent sans prévenir. Mais comment ça se prépare, ce truc-là ?

Les premiers essais n'ont pas été très concluants : trop dur ! J'ai peut-être attendu trop longtemps avant de cueillir les épis. En quelques jours, il semblerait cependant que j'aie un peu amélioré la technique. Ça devient tout à fait mangeable. Mais je sollicite l'avis de vous qui savez comment vous y prendre avec ces beaux épis muets.

  • Je l'épluche comme une banane : j'ôte les feuilles qui entourent l'épi, en tout cas les plus extérieures, que je les laisse au jardin en paillage. Je garde les dernières feuilles autour de l'épi pour le mettre au frigo dans son emballage naturel ;-)
  • Avant de le cuire, je finis donc de le déballer, puis j'ôte soigneusement les barbes. Je coupe l'épi en deux ou bien je l'égrène (avec un grand couteau), car un demi-épi semble suffisant pour nourrir chacun d'entre nous.
  • Je fais cuire le maïs à l'eau bouillante non salée (ce qui semble déjà apporter un vrai mieux) pendant quinze minutes environ. J'égoutte.

Est-ce bien ainsi qu'il faut faire ?

Parmi mes questions, il y a aussi : puis-je laisser sécher les épis complètement sur pied pour les conserver ? Pour ressemer l'année prochaine, mais aussi pour les manger cet hiver ? Pour cela, je suppose que la cuisson à l'eau n'est plus possible. Mais peut-être les transformer en farine ou en pop corn ?

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07 septembre 2009

Haricots borlotto au poivron et polenta pimentée

Comment faut-il dire :  "Haricots borlotto" ou haricots borlotti ? Bref, des cocos roses et demi-secs ont fait leur retour annuel dans notre cuisine. Heureusement d'ailleurs que les Jardins de contrat ont été fidèles à leur calendrier annuel, parce que dans mon jardin, mes pauvres haricots à écosser sont bien rares. Nous n'aurons probablement pas plus d'une poignée de grains (il me semble bien pourtant que c'est à peu près ce que j'ai semé ?).

En attendant, j'ai retrouvé le plaisir tranquille d'écosser les jolis haricots tachetés de rose du panier. Avec de temps à autres un rose tacheté de blanc. Une satisfaction supplémentaire : le rendement est quand même meilleur que pour les fèves ou les petits pois : pour 750 g de haricots à l'achat, j'ai obtenu 450 g de haricots écossés. Comme nous n'en faisons pas plus d'un ou deux plats par an, je n'avais jamais vraiment cherché à renouveler ma recette de base avec ces haricots frais-là : un peu d'ail, de tomate, d'aromates leurs suffisent d'habitude ; c'est délicieux.

Pour commencer l'année doucement, voyons ce qui se passe si on change juste un ingrédient : j'ai remplacé les tomates par un beau poivron rouge. Et accompagné le tout d'une polenta relevée d'un soupçon de piment, en hommage à l'association traditionnelle du maïs et des haricots. Résultat : c'est joli, sucré et à peine piquant.

borlotto

Je profite de cette première recette de l'année (scolaire) pour vous souhaiter une bonne rentrée.


Pour 4 personnes
environ 750 g de haricots borlotto demi-secs, à écosser
3 oignons rouges
1 poivron rouge
1 gousse d'ail
quelques feuilles de sauge, laurier et thym

4 verres d'eau
1 verre de polenta instantanée
un petit peu de sel et de piment en poudre
une petite courgette crue pour le décor


Les haricots demi-secs

Une heure à l'avance, écosser les haricots. Les couvrir d'eau dans une cocotte. Couvrir et démarrer la cuisson (sans saler).

Au fur et à mesure de l'épluchage, ajouter dans la cocotte les oignons en morceaux, le poivron en lamelles, la gousse d'ail en fines tranches et les aromates. Laisser mijoter presque une heure. En fin de cuisson, saler.

La polenta

La polenta instantanée cuit très vite. On la prépare donc au dernier moment, juste avant de se mettre à table : faire bouillir quatre verres d'eau légèrement salée. Y verser en pluie la polenta et remuer à la cuiller en bois. Dès que vous avez écrasé tous les grumeaux, couper le feu et couvrir. Servir quelques minutes plus tard, saupoudré d'un petit peu de piment à côté des haricots et de quelques rondelles de courgette crue.




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