27 septembre 2009
Huile piquante aux fleurs de capucine, comme Nina
Tout d'abord, laissez moi commencer par une petite précision. Certains messages reçus ces derniers jours me laissent penser que je me suis mal exprimée la semaine dernière. Non, je n'ai pas l'intention d'arrêter mes bavardages sur ce blog.
Je voulais juste annoncer que le site de l'association ATABLE, auquel je contribue, donnerait désormais les informations spécifiques à ma région, la Touraine : agenda, portraits de producteurs, bonnes adresses. Et que Blogbio, le blog que vous êtes en train de lire, se concentrerait sur les recettes de cuisine, préparées avec des ingrédients bio, végétaux et souvent locaux. Je ne vous promets pas de m'y tenir à 100 %, parce que c'est pas mon genre, mais en tout cas, d'essayer.
Pas question en tout cas de fermer ce blog : je l'aime, depuis toutes ces années ! Il évolue tranquillement avec moi et continue de m'apporter des occasions de nouvelles rencontres, virtuelles ou très réelles. 
Voilà pour la rectification. J'ai maintenant l'esprit tranquille pour passer à la petite recette du jour, qui me vient de mon amie Nina. Jardinière géniale et amoureuse des plantes, elle n'a pas besoin (contrairement à moi) de fanfaronner sur un blog pour explorer avec gourmandise les richesses de son tout petit coin cultivé.
J'aime bien cette recette, car elle résonne avec ma recherche sur les plantes locales qui pourraient prendre la place dans ma cuisine des plantes venues de loin. Je n'en suis pas à supprimer systématiquement le poivre ou les épices exotiques, mais à recenser les fleurs, herbes aromatiques, graines, etc. qui poussent par ici et peuvent épicer, parfumer ou relever mes petits plats. Moutarde (sous forme de feuilles ou de graines), raifort, capucine, piment d'Espelette : autant de goûts piquants de nos latitudes. Ils ont même l'air de se plaire dans mon jardin (sauf le piment, pas encore essayé).
Les fleurs de capucine, c'est bien connu, sont comestibles. Elles ont un goût poivré, que j'utilisais jusqu'à présent en salade ou tartine fleurie. Suivant l'idée de Nina, j'ai parfumé de l'huile d'olive avec quelques fleurs. Le goût poivré et même piquant est très net. Voici une huile pour relever une salade ou une pizza. Comme c'est de l'huile d'olive (pas très locale, j'en conviens), elle est aussi utilisable comme huile de cuisson, au fond d'une poêle.
Un quart de litre d'huile d'olive
une dizaine de fleurs de capucine
Attention à la recette : ça va être rapide ! Vous êtes prêts ?
Verser l'huile dans un récipient qui ferme hermétiquement. Ajouter les fleurs. Fermer et attendre quelques jours avant de prélever l'huile et/ou les fleurs.
23 septembre 2009
Salade aux pousses de bourrache
Encore une petite salade pour finir l'été sur ma lancée ! Comme les précédentes, elle est si simple qu'il me faut un certain culot pour la publier. Mon prétexte cette fois-ci, c'est la découverte de la bourrache sous un nouveau jour.
En effet, voici une dizaine d'année que les fleurs de bourrache font partie de mon paysage sentimental personnel. Dans mon langage des fleurs à moi, ça veut dire "pas très loin, mais tout à fait ailleurs", "simples et jolies au jardin" ou encore "la vie est belle quand on vit plus près de ses envies". Depuis que j'ai un jardin, je cultive donc amoureusement la bourrache. D'ailleurs, c'est certainement le légume que j'ai le mieux réussi ;-) Je prétends que je la mange. En fait, je la regarde.
Jusqu'à présent, en cuisine, je connaissais la bourrache sous deux aspects :
- les fleurs, d'un bleu lumineux et fragile, que j'utilise surtout en déco (difficile de leur trouver un goût à ces toutes petites là) ou en infusion (là aussi, peu d'arôme. C'est surtout pour le plaisir de l'évocation) ;
- les feuilles, que je cuis en légume, soit en poêlée généralement mélangée avec d'autres feuilles vertes, soit en soupe. Poilues sans être piquantes, elles ont leur personnalité bien à elles.
Voici que dans mon enthousiasme pour la bourrache, je l'ai laissée se développer, fleurir et grainer sans entrave. J'ai fait un peu de ménage de fin d'été, repiqué des salades mais que vois-je parmi mes bébés scaroles ? De petites pousses de quatre feuilles, parfaites, délicatement poilues et pleines de promesse. Un nouveau désherbage gourmand s'impose donc : j'ai profité de la pluie de la semaine dernière pour arracher délicatement ces petites pousses et réaliser en fin un rêve : goûter les feuilles de bourrache crues, avant que leur épaisseur et leurs poils viennent tout gâcher. Nous y sommes donc. Et merveille des merveilles, ces jeunes pousses de bourrache possèdent un goût délicat, qui rappelle nettement le concombre.
Maintenant que j'ai écrit tout ça, je peux vous livrer ma pauvre recette-prétexte : une petite salade pour goûter aux pousses de bourrache.
Toute petite salade pour 4 personnes
1/2 bol de haricots mange-tout
1 petite courgette
1/2 bol de pousses de bourrache (ou de très jeunes feuilles)
1 oignon rouge
1 cc de moutarde forte
1 cs de vinaigre de cidre
1 cs de huile de noix
1 cs de huile d'olive
Equeuter les haricots et les cuire à l'eau bouillante cinq minutes. Les couper en tronçons de longueur régulière.
Eplucher et épépiner la courgette si nécessaire. En cette fin de saison, ça peut être le cas... La râper.
Laver les pousses de bourrache et ôter les radicelles.
Hacher l'oignon.
Réunir tous les légumes dans un saladier.
Préparer une vinaigrette dans un récipient à part. La verser (ou en verser une partie selon le volume de votre salade) sur les légumes.
17 septembre 2009
Agenda septembre-octobre
Ma résolution de rentrée : réduire cette rubrique "Agenda" tourangeo-tourangelle à son strict minimum, pour ne pas saouler mes très innombrables lecteurs du monde entier...
Alors, si vous êtes amateurs de mes petits tuyaux irréguliers sur le thème : où acheter bio en Touraine ou que faire ce week-end, je vous renvoie désormais au site d'ATABLE, qui tente de répertorier les événements et les adresses en rapport avec l'"alimentation biologique locale et équitable" en Touraine.
Quant à ma "ligne éditoriale" ici, la question devient donc : qu'est-ce que ce serait, le strict minimum ? Je suis un peu confuse de constater en moi-même qu'il s'agit de la promotion de mes propres activités (!) ou des animations auxquelles je m'associe de près ou de loin... J'espère que vous me pardonnerez donc cette nouvelle page de pub nombrilesque. Il faut dire que cette rentrée un peu tardive est particulièrement riche :
Dimanche prochain, le 20 septembre, aura lieu la l'édition 2009 du Village Convergences Bio.
Pour constater le développement du marché initié par Bernard Charret et la venue de nouveaux participants, il suffit de lire le programme, particulièrement copieux. 

Rendez-vous donc sur les bords de Loire à Tours, autour de la Guinguette. Ils seront nombreux, les bénévoles des associations partenaires du réseau Inpact 37, à proposer leurs animations : un stand d'information, un atelier d'éveil au goût, le jeu "Parcours à l'installation agricole", etc.
Le week-end suivant, les 26 et 27 septembre, se tiendra le Salon Fougère au Parc des Expositions de Tours.
Je serai sur le stand de l'Association Végétarienne de France, le dimanche 27, de 14h30 à 15h30, toute prête à sortir mon stylo pour y dédicacer mes livres.
J'en profite pour signaler que Isabelle Dudouet-Bercegeay, déléguée de l'association en Loire-Atlantique, donnera une conférence à 17h30 sur le thème Protéger la planète et soi-même : l'alternative végétarienne.
Et si vous voulez me voir tous les week-ends, c'est possible : précipitez-vous à l'atelier de cuisine végétarienne de rentrée !
Comme l'année dernière, nous proposerons un samedi par mois, un atelier cuisine de 17h30 à 19h30, suivi d'un dîner (jusqu'à 21h30) pour goûter ensemble à ce que nous aurons préparé.
C'est Françoise, qui organise et prend les réservations. Et je proposerai des recettes de saison selon les envies et suggestions de chacun.
La première date, cette année : le samedi 3 octobre. Le lieu : la grande cuisine de Tours à Table, rue Georges Sand à Tours.
La participation aux frais : 14 € pour les adhérents de l'AVF, 18 € pour les non-adhérents.
Infos et inscriptions : francoise(arobase)vegetarisme.fr
Pour finir bel et bien la belle saison : je serai avec les cuisinières de l'Association Tourangelle pour une Alimentation Biologique Locale Equitable (ATABLE) pour la dernière fois de l'année au Bar de la Gloriette.
Prenez date : le week-end de clôture, du 9 au 11 octobre, offrira de nombreuses animations et une petite restauration végétale et originale pendant les trois jours : exceptionnellement, du vendredi au dimanche.
Valérie de Nature d'herbe y sera le vendredi ; Frédérique de Tours à table le samedi. Et l'association ATABLE, avec nos petits plats bio et locaux, le dimanche 11 octobre, de midi à 18h30 ! Nous vous espérons nombreux.
14 septembre 2009
Petite salade de cornichons à l'huile de noisette
Difficile encore de rédiger un article "Que faire avec des cornichons ?"... A part les mettre au vinaigre ou les croquer au sel, je n'avais jusque là pas trouvé grand chose à me mettre sous la dent. Au jardin, chez nous, la récolte des cornichons est plutôt maigre. Et ils sont tous grignotés avant d'avoir atteint le bocal de vinaigre de cidre !
Aujourd'hui, sous l'inspiration des bons jours, j'ai préféré réfréner ma gourmandise et couper les cornichons en mini-rondelles pour le préparer en salade de mini-légumes avec des tomates-cerises. Après tout, les cornichons, ce ne sont jamais que de tout petits concombres ! Un petit peu de sel, des tomates bien mûres, l'arôme torréfié de l'huile de noisette, et hop : envolée, la légère amertume de mes petits cornichons poilus.
Contrairement aux apparences, cet article s'adresse certes aux jardiniers, mais aussi aux citadins chanceux. Car il m'est déjà arrivé de trouver des cornichons dans mon panier de légumes ou sur les étals des maraîchers. Ouvrez l'œil !
Ceci dit, il doit être possible de réaliser une salade très proche avec un petit concombre épineux.
Une petite salade pour 4 personnes
1 petit bol de cornichons (tout frais, hein, pas au vinaigre !)
du sel aux herbes
1 petit bol de tomates cerises
1 petit oignon blanc
du feuillage de fenouil (ou bien de l'aneth séché)
de l'huile de noisette vierge
Laver les cornichons et les frotter avec un torchon ou une brosse à légumes, pour enlever leurs poils piquants.
Les couper en rondelles et les saupoudrer de sel aux herbes.
Couper les tomates cerise en deux et émincer l'oignon. Hacher les feuilles de fenouil.
Réunir tous les ingrédients dans un saladier et arroser d'un filet d'huile de noisette (j'en salive rien que d'y penser...).
12 septembre 2009
Salade cocos-maïs
Ceux sont les deux stars de la rentrée sur mon blog. J'ai nommé, le haricot coco demi-sec et son copain, le maïs doux. La saison ne sera pas longue, ne vous inquiétez pas : je serai bien obligée de me renouveler bientôt. En attendant, je m'émerveille de ces couleurs...
Une grosse salade pour quatre personnes
un bol de haricots coco demi-secs
2 tomates rouges, 2 tomates jaunes
sel et huile d'olive
2 épis de maïs doux (ou une petite boîte de conserve)
1 salade douce
100 g de mesclun de feuilles piquantes (roquette, moutarde), de persil, d'arroche rouge...
- A l'avance, cuire les haricots pendant une heure environ puis les laisser refroidir. On peut ajouter un tronçon d'algue kombu à l'eau pour faciliter la cuisson.
- Si vous utilisez du maïs frais, le cuire et le rafraichir. En attendant d'améliorer ma technique, je le cuis comme-ci.
- Couper les tomates et les assaisonner avec le sel et l'huile. Cela permet d'obtenir un jus de tomate délicieux qui constituera la sauce de la salade, sans "cuire" les feuilles vertes.
- Nettoyer et couper les feuilles vertes, et tout réunir dans un saladier.
11 septembre 2009
Maïs doux au jardin, interrogations en cuisine
Dans mon potager, il y a un petit rang de maïs doux. Drôle d'idée... c'est ce qu'ont l'air de penser les visiteurs. Les plus écolos d'entre eux me reprochent d'avoir choisi une plante si exigeante en eau. Les autres pensent probablement que le maïs, c'est bon pour les poules...
Ben moi, le maïs, j'aime ça. Ces dernières années, je n'achète pour ainsi dire plus de conserves alors que les épis vendus sous vide dans mon magasin bio sont rares et chers. Résultat : nous n'en mangeons qu'en polenta ou farine, ou bien j'achète des grains à pop corn. Mais le très doux, le sucré, le croquant....
Avec l'entrée de ce jardin ouvrier dans ma vie, j'ai eu à nouveau grande envie de maïs. La seule céréale que je peux cultiver dans un petit potager, décortiquer et cuisiner à la maison, sans m'équiper comme un céréalier. Bref, me voici à la tête d'une dizaine de grandes plantes jaunies dont certaines portent de beaux épis que j'ai commencé à rapporter dans la cuisine. Et c'est la que les questions naïves et citadines arrivent sans prévenir. Mais comment ça se prépare, ce truc-là ?
Les premiers essais n'ont pas été très concluants : trop dur ! J'ai peut-être attendu trop longtemps avant de cueillir les épis. En quelques jours, il semblerait cependant que j'aie un peu amélioré la technique. Ça devient tout à fait mangeable. Mais je sollicite l'avis de vous qui savez comment vous y prendre avec ces beaux épis muets.
- Je l'épluche comme une banane : j'ôte les feuilles qui entourent l'épi, en tout cas les plus extérieures, que je les laisse au jardin en paillage. Je garde les dernières feuilles autour de l'épi pour le mettre au frigo dans son emballage naturel ;-)
- Avant de le cuire, je finis donc de le déballer, puis j'ôte soigneusement les barbes. Je coupe l'épi en deux ou bien je l'égrène (avec un grand couteau), car un demi-épi semble suffisant pour nourrir chacun d'entre nous.
- Je fais cuire le maïs à l'eau bouillante non salée (ce qui semble déjà apporter un vrai mieux) pendant quinze minutes environ. J'égoutte.
Est-ce bien ainsi qu'il faut faire ?
Parmi mes questions, il y a aussi : puis-je laisser sécher les épis complètement sur pied pour les conserver ? Pour ressemer l'année prochaine, mais aussi pour les manger cet hiver ? Pour cela, je suppose que la cuisson à l'eau n'est plus possible. Mais peut-être les transformer en farine ou en pop corn ?
07 septembre 2009
Haricots borlotto au poivron et polenta pimentée
Comment faut-il dire : "Haricots borlotto" ou haricots borlotti ? Bref, des cocos roses et demi-secs ont fait leur retour annuel dans notre cuisine. Heureusement d'ailleurs que les Jardins de contrat ont été fidèles à leur calendrier annuel, parce que dans mon jardin, mes pauvres haricots à écosser sont bien rares. Nous n'aurons probablement pas plus d'une poignée de grains (il me semble bien pourtant que c'est à peu près ce que j'ai semé ?).
En attendant, j'ai retrouvé le plaisir tranquille d'écosser les jolis haricots tachetés de rose du panier. Avec de temps à autres un rose tacheté de blanc. Une satisfaction supplémentaire : le rendement est quand même meilleur que pour les fèves ou les petits pois : pour 750 g de haricots à l'achat, j'ai obtenu 450 g de haricots écossés. Comme nous n'en faisons pas plus d'un ou deux plats par an, je n'avais jamais vraiment cherché à renouveler ma recette de base avec ces haricots frais-là : un peu d'ail, de tomate, d'aromates leurs suffisent d'habitude ; c'est délicieux.
Pour commencer l'année doucement, voyons ce qui se passe si on change juste un ingrédient : j'ai remplacé les tomates par un beau poivron rouge. Et accompagné le tout d'une polenta relevée d'un soupçon de piment, en hommage à l'association traditionnelle du maïs et des haricots. Résultat : c'est joli, sucré et à peine piquant.
Je profite de cette première recette de l'année (scolaire) pour vous souhaiter une bonne rentrée.
Pour 4 personnes
environ 750 g de haricots borlotto demi-secs, à écosser
3 oignons rouges
1 poivron rouge
1 gousse d'ail
quelques feuilles de sauge, laurier et thym
4 verres d'eau
1 verre de polenta instantanée
un petit peu de sel et de piment en poudre
une petite courgette crue pour le décor
Les haricots demi-secs
Une heure à l'avance, écosser les haricots. Les couvrir d'eau dans une cocotte. Couvrir et démarrer la cuisson (sans saler).
Au fur et à mesure de l'épluchage, ajouter dans la cocotte les oignons en morceaux, le poivron en lamelles, la gousse d'ail en fines tranches et les aromates. Laisser mijoter presque une heure. En fin de cuisson, saler.
La polenta
La polenta instantanée cuit très vite. On la prépare donc au dernier moment, juste avant de se mettre à table : faire bouillir quatre verres d'eau légèrement salée. Y verser en pluie la polenta et remuer à la cuiller en bois. Dès que vous avez écrasé tous les grumeaux, couper le feu et couvrir. Servir quelques minutes plus tard, saupoudré d'un petit peu de piment à côté des haricots et de quelques rondelles de courgette crue.
31 juillet 2009
Lectures d'été : le site d'ATABLE vient d'ouvrir
Comme tous les ans à cette époque, le rythme de publication des recettes sur ce blog ralentit très nettement... Entre deux petits voyages, je viens vous annoncer la grande nouvelle : le site d'ATABLE vient d'ouvrir ses portes.
Je vous avais déjà parlé d'ATABLE, l'Association Tourangelle pour une Alimentation Biologique Locale Equitable, à l'occasion des premiers dimanches où nous tenu le Bar de La Gloriette à Tours. D'ailleurs, si vous êtes de passage près des châteaux de la Loire, sachez que les pistes cyclables de la Loire à Vélo peuvent vous mener directement à nos transats et jus de fruits bio ! Nous y serons à nouveau dimanche 2 août et dimanche 30 août, entre midi et 18 h 30.
Mais, revenons au site !
Destiné surtout aux habitants de l'Indre et Loire, ce site propose :
- des reportages à la ferme, dans la veine de ceux que vous avez pu lire sur Blogbio.
Vous souvenez-vous de "D'où viennent nos oeufs ?", "D'où viennent nos pommes ?", "D'où vient notre pain ?" ou encore, "D'où vient notre huile ?".
Vous trouverez peut-être aussi intéressant de lire notre article consacré aux Jardins de contrat, le premier maraîcher bio de Touraine, qui s'avère une entreprise d'insertion qui n'a pas peur de grandir. - un agenda des prochaines manifestations en rapport avec l'alimentation, l'agriculture biologique, les circuits courts...
- un carnet d'adresses, qui s'étoffera dans les prochains mois. Nous souhaitons répertorier tous les circuits courts, pour manger des produits bio ET locaux dans notre départements. Où se trouvent les marchés avec des producteurs bio ? Où peut-on acheter à la ferme ? Où trouver du pain bio ? Comment contacter les AMAP d'Indre-et-Loire ?
- un manifeste, notre manifeste, que vous pouvez également signer si vous souhaitez lui donner un poids politique.
Lecture d'été sérieuse et plaisir à la fois. C'est du moins ce que je vous souhaite si vous voulez bien accorder une visite à ce jeune site.
20 juillet 2009
Salade de pommes de terre "niçoise" ?
Votre salade niçoise, comment est-elle ? Avec des pommes de terre ou avec du riz ? En ce moment, je me régale de pommes de terre nouvelles. Avec quelques haricots verts, des tomates et de l'ail. Je crois que cette salade niçoise à ma façon fera partie de mes "basiques de l'été", millésime 2009.
Elle est peut-être bien plus allemande que niçoise, cette salade de pommes de terre.
Si un ou une niçois(e) passe par ici et veut nous donner la vraie recette de la salade niçoise, surtout, qu'il n'hésite pas. Ça nous permettra d'expérimenter des variantes avec bonheur (et à moi, d'améliorer un peu ma culture culinaire des régions).
Pour 4 personnes
1 kg de pommes de terre nouvelles
250 g de haricots verts
2 ou 3 tomates
1 gousse d'ail
1 oignon blanc
1 poivron
1 cuillerée à café de moutarde
de l'huile d'olive
du vinaigre de cidre
des boutons floraux d'ail des ours, conservés au vinaigre
Faire cuire les pommes de terre avec leur peau, à la vapeur. Faire cuire également les haricots verts, à la vapeur ou dans l'eau.
Laisser tiédir les légumes un instant. Eplucher les pommes de terre et les couper en rondelles. Couper les haricots verts en deux.
Couper les tomates en morceaux. Emincer le poivron. Préparer une vinaigrette et réunir tous les ingrédients dans un saladier.
Les boutons d'ail des ours, qu'est-ce-que c'est ?
Vous vous souvenez des brassées magnifiques d'ail des ours que m'a offertes mon amie Lilibellule au tout début du printemps ? Sur ses conseils, j'ai gardé les boutons floraux dans un bocal rempli de vinaigre de cidre, en ajoutant simplement quelques feuilles d'estragon.
Dans mon frigo, deux autres bocaux voisinent celui-ci et je pioche dans l'un ou l'autre selon l'inspiration : il y a aussi des boutons de pissenlit conservés au vinaigre et des câpres (du commerce).
En attendant le printemps prochain, voici par quoi je vous propose de remplacer l'ail des ours dans cette salade : de la cive hachée, des câpres ou mêmes des rondelles de cornichon.
13 juillet 2009
Soupe d'été au chou et aux herbes
C'est la version cuite de ma salade "jardinière craneuse" : on y retrouve les mêmes herbes et d'autres, qui poussent dans les jardins. Revenues avec un soupçon d'huile puis cuites dans un petit peu d'eau et mixées, elles font une soupe verte veloutée délicieuse. La soupe au chou, c'est pour l'hiver ? Servez celle-ci les soirs d'été plus frais ou froide avec une tartine.
Dans ma soupe, il y a :
1 cuillerée à soupe d'huile
1 oignon
4 pommes de terre nouvelles
1 gousse d'ail
une vingtaine de feuilles de tétragone cornue
6 feuilles de bourrache
3 feuilles d'oseille
6 feuilles de chou perpétuel
environ 750 ml d'eau
Faire revenir l'oignon et les pommes de terre coupées en morceau dans l'huile chaude. Hacher l'ail et couper grossièrement les feuilles, en retirant les tiges des feuilles de chou et de tétragone, fibreuses.
Ajouter l'eau. Couvrir et laisser mijoter dix minutes. Lorsque les pommes de terre sont tendres, mixer les légumes et ajouter le liquide de cuisson pour obtenir juste la consistance que vous aimez.
Saler et laisser refroidir complètement.



















