02 septembre 2010
Tétragone en tarte
La tétragone cornue est souvent comparée à l'épinard : une fois cuite, elle a presque le même goût, en effet. Crues, les feuilles sont plus croquantes et charnues et même un peu poilues. Leur aspect rappelle d'ailleurs plutôt la ficoïde glaciale que l'épinard. Autre différence majeure avec l'épinard : elle est récoltée en été, pendant la saison la moins propice à l'épinard.
En préparation d'une soirée associative avec des étudiants de l'ENGREF, j'ai "révisé" ma tarte à la tétragone. Tout va bien, elle est toujours au point ! Comme il s'agissait de mettre en avant et de cuisiner les produits bio et locaux de ma région, j'ai utilisé du Margotin, le fromage frais aux fines herbes et à l'ail de la Ferme de la Lyonnière à Monnaie. Mais on doit pouvoir le remplacer par un mélange maison. Du fromage blanc, de la crème fraîche, de l'ail, de l'échalote, du persil, sel et poivre : voici les principaux ingrédients de notre "boursin" bio du coin.
Pour 6 parts
200 g de farine de blé T65 ou T80
1 pincée de bicarbonate
1 pincée de sel
1/2 verre d'huile d'olive
un petit peu d'eau
200 g de tétragone
3 oeufs
3/4 d'un pot de Margotin (soit 225 g de fromage frais aux herbes)
Mélanger la farine, le bicarbonate et le sel. Creuser un puits pour y verser l'huile et une goutte d'eau. Mélanger en ajoutant un peu d'eau au besoin, pour obtenir une pâte homogène qui ne doit pas coller. L'étaler dans un moule à tarte légèrement fariné.
Détacher les feuilles de tétragone de leurs tiges. Les poser sur le fond de tarte.
Battre au fouet les œufs et le fromage frais. Verser ce mélange sur les feuilles de tétragone pour les couvrir.
Enfourner la tarte pour 25 à 30 minutes à 180 °C (th. 6).
Déguster chaud ou froid.
Pour les tourangeaux...
- on peut trouver la tétragone cornue en ce moment chez Monsieur Cauchois, maraîcher bio de Chouzé-sur-Loire, présent sur le marché de Beaujardin à Tours le samedi matin ;
- et le fromage Margotin dans les magasins bio de Tours ou chez les fromagers sur le marché. On peut aussi l'acheter à la ferme (02 47 56 40 78).
26 août 2010
Dimanche prochain à La Gloriette
Mais que fait-elle pendant tout ce temps ? Si vous n'avez pas encore désespéré, c'est peut-être ce que vous vous demandez.
Un élément de réponse pour les prochains jours : les préparatifs de notre prochain dimanche à La Gloriette, le beau parc de la Ville de Tours, où le Bar du Potager propose une petite restauration tous les dimanches d'été, entre 12 h et 18 h.
Dimanche prochain, c'est moi qui m'y colle, avec l'équipe d'ATABLE, l'Association Tourangelle pour une Alimentation Biologique Locale Equitable. Nous proposons une assiette salée composée de plusieurs petites choses dans l'esprit du potager, des boissons, des gâteaux. Le tout à prix très accessibles et préparé avec des produits bio et locaux.
Et comme il y aura beaucoup d'animations pour petits et grands autour de la Fête des battages à l'ancienne, nous attendons beaucoup de monde ! A vous y voir peut-être...
11 mai 2010
Ma croustade à l'ortie dans Ballad'Ain
Chouette : à en lire les statistiques de fréquentation de mon blog, ma croustade à l'ortie et à la purée d'amande connaît un (modeste) regain d'intérêt, bien que la recette en soit désormais bien cachée dans les archives.
Peut-être est-ce le printemps qui pousse certains lecteurs à s'y piquer ? J'en suis ravie car j'ai une tendresse particulière pour cette recette.
A moins que ce soit l'effet de la parution d'un petit article dans Ballad'Ain, un jeune mensuel gratuit ancré dans le département de l'Ain. Laurie, la journaliste qui m'a contactée, a lancé une rubrique consacrée aux blogs de cuisine : chaque mois, elle y présente un(e) bloggeur(se) et une recette tirée du blog. Un travail rédactionnel qui offre une respiration bienvenue dans cette avalanche publicitaire. Merci Laurie !
La recette de la croustade d'ortie et le petit article qui présentent mon blog sont dans le numéro d'avril de Ballad'Ain. Allez, je vous aide : c'est page 10.
16 avril 2010
Bio cohérence : le nouveau label bio
Après plus d'un an de travail, les acteurs français de la bio réunis dans l'association Alternative bio 2009 viennent de lancer leur marque : "Bio cohérence". Du coup, ce sera le nouveau nom à la fois de l'association de producteurs et du label qui figurera un jour sur certains produits bio.
Une pastille verte permettra de reconnaître les produits qui auront respecté à la fois :
- le cahier des charges bio européen
- et un cahier des charges privé plus contraignant, en particulier sur le plan social et environnemental.
On retient notamment que cette marque a l'ambition de corriger les points contestés du cahier des charges européen entré en vigueur l'année dernière. Pour mettre tous les pays d'accord, il assouplissait en effet la réglementation par rapport au standard de l'ancien cahier des charges AB français.
Ainsi, la marque Bio Cohérence indiquera l'interdiction totale des ogm, l'obligation de convertir la totalité de l'exploitation. Il revient aussi à un "lien au sol" fort, avec au moins 50 % de l'alimentation des animaux d'élevage qui devra être produite dans la ferme, ainsi qu'à une restriction plus sévère des traitements vétérinaires (qui avaient été assouplie par la nouvelle réglementation européenne).
La conférence de presse le 12 avril a donné lieu à un article complet sur Novethic le lendemain.
J'ai trouvé aussi intéressante la page Questions fréquentes du site d'Alternative bio 2009 (en attendant le futur site de Bio cohérence, vous suivez ?).
Même si elle ne répond pas (encore) à certaines questions : quelle proportion des producteurs bio suivra cette démarche ? Les filières complètes, de l'agriculteur au distributeur en passant par le ou les transformateurs se mettront-elles en place ? Bref, ce nouveau logo trouvera-t-il son chemin dans la jungle déjà très inventive des logos et des marques ? Je lui souhaite constance et succès.
13 avril 2010
Algues : saveurs marines à cuisiner
Enfin ! J'ai reçu le colis contenant les "exemplaires d'auteur" de mon nouveau livre. J'ai pu ouvrir le paquet, manipuler et renifler l'objet "en vrai". C'est mon premier "beau livre". Je veux dire que c'est un grand format de cent pages, de la même taille que Racines de Laurence Salomon ou Quinoa de Clea, parus dans la même collection. Il est beau aussi par les photos inspirées de Myriam Gauthier-Moreau... jusque dans les rabats !
Algues, saveurs marines à cuisiner, c'est ainsi qu'il s'intitule. Il est temps que je dévoile un peu du contenu. Quasiment rien, je pense, n'en a filtré sur ce blog, bien que le sujet m'ait occupée pratiquement toute l'année 2009.
A l'intérieur, j'ai voulu qu'il y ait beaucoup d'informations sur les algues. Il n'est pas si évident en effet de se familiariser avec un ingrédient si peu connu.
Je suis donc partie sur la piste de la "filière algues" : où peut-on les trouver quand on n'habite pas en Bretagne ? Sont-elles sauvages ou cultivées ? Existe-t-il des algues bio ? Est-il raisonnable de se servir dans les ressources naturelles ? Comment sont-elles transformées en ingrédients tels que nous les trouvons ? Comment est fabriqué l'agar-agar ? A quoi ressemble un kombu ou la laitue de mer ? Pourquoi dit-on souvent que c'est bon pour la santé ?
J'ai aussi cherché à être très "pratique". Algue sèche, en paillettes ou en feuille, algue fraîche au sel, algue lactofermentée : qu'est-ce que ça change sur le plan pratique (préparation, cuisson, conservation, dosage) ? Qu'est-ce que ça change dans les textures, les couleurs, le goût ? Pour chaque forme, il y a plusieurs idées de recettes pour varier les utilisations avec le conditionnement que vous aurez choisi.
Et pour les plus timides, il y a :
- une recette "pour se lancer" au début de chaque chapitre : elle est spécialement facile à préparer et donne une bonne idée des ressources gustatives que l'on peut tirer des algues. On y trouve par exemple le petit taboulé à la laitue de mer fraîche, un wok d'izikis, des makis pamplemousse...
- et à la fin, un index des recettes "que mes enfants ont aimées". Comme ils sont en pleine période de néophobie alimentaire et que l'idée de manger des algues ne les enthousiasme encore que très modérément, je recommande le pop corn salé au nori, la fougasse aux paillettes, la brandade de dulse ou les petits flans au safran et à la vanille aux plus méfiants !
J'arrête ici ma page de pub en espérant vous avoir intrigués. Si vous voulez en savoir plus, retrouvez la présentation de l'éditeur et quelques pages extraites du livre sur le site des éditions La Plage.
Algues, saveurs marines à cuisiner
Anne Brunner
Photographies de Myriam Gauthier-Moreau
isbn 978-2-84221-211-7
100 pages
19,90 €
En vente dans les librairies et les magasins bio
ainsi que sur Amazon ou le site de La Plage.
02 avril 2010
Salsifis sautés
Les recettes de salsifis ou scorsonères recommandent habituellement de les blanchir quelques minutes à l'eau bouillante, voire de les cuire très longtemps dans les mêmes conditions. Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais j'ai pris le risque "pour vous, chers lecteurs", de tenter une autre cuisson, au péril de ma digestion ou d'une assiette de salsifis tout oxydés et tout moches.
Que nenni. Cette expérience n'a pas répondu au "pourquoi", mais démontré, donc, qu'on peut faire sauter les salsifis dans une poêle huilée sans autre conséquence qu'une petite garniture rapide et sympa.
Pour 4 personnes
1 cuillerée à soupe d'huile d'olive
500 g de salsifis
500 ml de petits flocons d'avoine
1 cuillerée à café de sel
625 ml d'eau
de la gelée de groseilles
Éplucher les salsifis et les couper en rondelles. Émincer les feuilles de salsifis. Faire revenir dans l'huile les salsifis et leurs feuilles. Lorsqu'ils commencent à dorer, ajouter un demi-verre d'eau et couvrir. Faire cuire à l'étouffée dix minutes environ, jusqu'à ce qu'ils soient tendres.
Pendant ce temps, cuire les flocons d'avoine dans l'eau salée, en remuant régulièrement. Huiler un moule à gratin.
Lorsque les flocons d'avoine se défont en purée, les étaler dans le plat en lissant le dessus et laisser refroidir. Lorsque la purée d'avoine est figée, la couper en rectangles. Les faire revenir quelques minutes à la poêle pour les dorer sur les deux faces.
Servir les salsifis avec les tranches d'avoine et de la gelée de groseilles.
01 avril 2010
Chocolats de Pâques maison
Pas sûr que j'aurai le temps cette année. Il faut les préparer à l'avance pour qu'ils soient bien refroidis avant de les démouler, et je n'ai même pas encore acheté le chocolat...
Si vous avez une heure devant vous et du bon chocolat à portée de main, voici en rediffusion comment préparer soi-même ses chocolats de Pâques. Bon week-end à tous.
25 mars 2010
Atelier végétarien à Tours : le 27 mars
Il reste quelques places pour l'atelier-dîner de samedi prochain.
Histoire de vous allécher, voici le menu, que nous préparerons et dégusterons ensemble :
- minestrone à la purée d'amande
- salade de graines germées potagères
- tarte aux oignons sur fond de polenta
- petites crèmes au chocolat
PAF : 14 € pour les adhérents de l'Association Végétarienne de France / 18 € pour les autres
Lieu : Tours à table, rue Georges Sand à Tours
Horaire : de 18 h15 à 21h45
Si vous êtes intéressé, ne tardez pas à vous inscrire auprès de Françoise : francoise@vegetarisme.fr
20 mars 2010
Crêpes seigle sarrasin
Je suis en pleine période "moitié-moitié". Trop difficile de choisir ? Ou bien une façon de faire de nouvelles découvertes, même pour les crêpes, que j'ai déjà l'impression d'avoir testées sous toutes les coutures ? Mes crêpes du jour contiennent moitié seigle, moitié sarrasin, et moitié lait cru moitié lait de soja. J'étais déjà sous le charme du pain seigle-sarrasin de la Ferme des 3 Buissons. Avec le même mélange de farines, ces crêpes-là, toutes douces, fines et souples me plaisent beaucoup aussi.
Pour une douzaine de grandes crêpes
200 g de farine de seigle
200 g de farine de sarrasin
sel
1 cuillerée à soupe d'huile d'olive
3 œufs
un demi-litre de lait de vache
du lait de soja
Je fais mes crêpes à vue de nez, sans mesurer les quantités. Il faut donc mélanger les farines et le sel. Creuser une fontaine pour y battre l'huile d'olive et les œufs. Ajouter le lait de vache puis doser le lait de soja de façon à obtenir une pâte lisse qui nappe la cuiller.
Pour la cuisson, comme pour toutes les crêpes, il faut une poêle très chaude et graissée avant de commencer. On poursuit avec un feu assez vif.
Hier, j'ai eu une discussion sur le thème "poêle anti-adhésive T..al ou poêle en fonte pour cuire les crêpes ?". Je me suis vite trouvée à court d'arguments en faveur de la poêle en fonte : c'est vrai qu'elle est chère, lourde et demande quelques minutes pour bien chauffer, ce qui la rend peu pratique pour des crêpes cuites à la demande sur un stand (c'était l'objet de la discussion).
Mais l'argument fatal qui m'a manqué hier, c'était tout simplement que les poêles en fonte font des crêpes belles et bonnes, avec des "petits trous", exactement comme j'aime.
Comme je fais des crêpes au moins une fois par semaine...
Les images ci-dessous sont extraites d'un dossier "crêpes" que j'ai réalisé pour le magazine Grandir Autrement en 2007.
il y a déjà eu d'autres recettes de crêpes sur ce blog, à peine différentes et accompagnées de garnitures simples :
- des galettes de sarrasin avec un confit de tiges d'oignons aux épices ;
- des petites crêpes à la farine de seigle ;
- un accompagnement d'asperges et sauce à la roquette, bientôt de saison ;
- une crêpe fourrée à la crème choco-amande.
J'aime aussi les crêpes à la farine de pois chiches et celles à la farine de quinoa. Elles ne figurent pas dans cette liste, mais le principe est toujours le même.
15 mars 2010
Vous attendez une réponse...
D'habitude, j'essaye de répondre dans des délais raisonnables aux mails qui me parviennent à travers mon blog, que ce soit pour le "service après vente" de mes livres ou du blog ou tout autre demande. Même quand c'est pour dire non.
Image empruntée à http://www.passe-ton-permis-web.com/
Un méchant virus a tourneboulé notre ordinateur début mars. Ça y est, l'objet le plus précieux de cette maison (je ne parle pas de notre pourtant indispensable ciseau pour œuf à la coque) est rentré de chez le réparateur. Mais il est encore en convalescence : j'ai perdu les archives de mon compte mails (donc tous les courriers auxquels je n'avais pas encore répondus). Et je n'ai pas pu lire les messages qui m'ont été envoyés du 2 au 13 mars.
Si vous attendez une réponse que vous ne recevez pas, pourriez-vous avoir la gentillesse de m'envoyer votre courrier à nouveau ? Réponse garantie-sans-virus-et (plus ou moins) rapide. Avec toutes mes excuses.





















